Étrigny

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Étrigny
Le village vu depuis la roche d'Aujoux.
Le village vu depuis la roche d'Aujoux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement de Chalon-sur-Saône
Canton Tournus
Intercommunalité Communauté de communes entre Saône et Grosne
Maire
Mandat
Jean-Paul Guerriaud
2014-2020
Code postal 71240
Code commune 71193
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 28″ nord, 4° 48′ 16″ est
Altitude Min. 189 m – Max. 500 m
Superficie 19,22 km2
Localisation

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Étrigny

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Étrigny

Étrigny est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Etrignalais et les Etrignalaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est constitué du bourg et de plusieurs hameaux, ainsi que de nombreux écarts. Les hameaux principaux sont :

  • Étrigny même, le bourg ;
  • Champlieu et un peu plus loin Malo, à l'ouest (ils formaient une ancienne commune jusqu'en 1971) ;
  • Veneuze, à l'est. C'est le hameau le plus élevé ;
  • Tallant, au nord ;
  • Balleure, au sud.

Le village est proche des villes de Chalon-sur-Saône au nord, et de Mâcon, au sud. Il fait partie du canton de Sennecey-le-Grand et de la paroisse catholique de Sennecey-le-Grand.

De fait, le village, géologiquement, appartient au Mâconnais (derniers monts du Mâconnais : la Roche d'Aujoux surplombe le village). Cependant, par son histoire, le village est lié à la ville de Chalon-sur-Saône (plus proche), car elle faisait partie de l'ancien diocèse de Châlon.

De plus, elle fait partie de l'arrondissement, et de l'actuel doyenné catholique de cette ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nanton Rose des vents
La Chapelle-de-Bragny
Bresse-sur-Grosne
Champagny-sous-Uxelles
N Vers
Mancey
O    Étrigny    E
S
Chapaize La Chapelle-sous-Brancion

Histoire[modifier | modifier le code]

Une tombe alaine, du peuple des Alains, du Ve siècle, a été retrouvée à Balleure.

Blason de la maison de Saint-Julien.

Famille noble originaire de Franche-Comté, la maison de Saint-Julien posséda à partir du XVe siècle le château de Balleure, propriété qu'elle conserva jusqu'au début du XVIIe siècle. L'un des plus célèbres représentants de cette maison noble fut Pierre de Saint-Julien de Balleure (1519-1593), célèbre historien bourguignon. La maison de Saint-Julien avait pour armes : « De gueules, à trois jumelles d'argent. ».

En 1771 fut inaugurée la nouvelle église d'Étrigny, car l'ancienne devenait trop petite et vétuste.

Le curé d'Étrigny (Philibert Genetet) fut élu en 1789 aux États généraux par le clergé du Chalonnais. Il est membre de la première Assemblée constituante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Paul Guerriaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 458 habitants, en augmentation de 2,46 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 018 1 136 1 227 1 284 1 369 1 375 1 356 1 294 1 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 188 1 176 1 178 1 194 1 176 1 108 1 025 914 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
891 872 799 689 638 591 546 468 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
422 389 371 355 352 395 434 449 458
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population qui avait tendance à baisser ré-augmente nettement depuis les années 1990.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir et l'église du bourg.

Le village est riche en constructions anciennes dans tous ses hameaux.

  • Des fontaines.
  • Des lavoirs.
  • Des calvaires.
  • L'église date du XVIIIe siècle, elle est consacrée au prophète saint Jean-Baptiste. Elle est décorée dans les goûts de Saint Pierre de Chalon-sur-Saône et est très colorée (tons rouges) à l'intérieur, et possède beaucoup de statues. Elle a été construite car l'ancienne était vétuste. La décoration est du style baroque tardif. Elle est inspirée de l'église Sant'Andrea della Valle de Rome (à part pour le clocher qui remplace le dôme romain). Elle possède deux grosses cloches du XIXe siècle qui sonnent les heures, les angélus, et toutes les cérémonies (glas, messe, sonnerie du baptême, etc.). La plus imposante se nomme Claudine-Antoinette.
  • La table ronde, un rocher de forme particulière.
  • Un panorama en haut de la roche d'Aujoux et une plaque commémorative de la résistance.
  • Le château de Balleure
  • Notre-Dame des Champs (statue de la Vierge à l'Enfant située sur un promontoire rocheux et regardant les champs entre Étrigny et Tallant).
  • L'ancienne mairie avec l'école maternelle.
  • La place de la bascule
  • Plusieurs maisons bourgeoises et ou fermes importantes.
  • La chapelle Saint-Roch de Tallant.
  • L'église paroissiale de Champlieu (en mauvais état, réparations prévues[Quand ?]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Dussollier, acteur français a habité quelques années à Étrigny où son père était percepteur.
  • Ivan Avoscan (1928-2012), sculpteur, habitait et travaillait à Étrigny[5].

Voilà ce qu'en dit Mario Roustan, sénateur, dans la revue politique et parlementaire du 10 septembre 1927. Un érudit provincial de la Renaissance : Saint Julien de Balleure. « Pierre de Saint Julien de Balleure s'est voué à cette littérature provinciale, à cette histoire régionale dont le grand public ignore les mérites et les vertus ; son principal effort a consisté à mettre debout une histoire de Bourgogne, et spécialement des diocèses d'Autun, de Chalon-sur-Saône et de Mâcon ; pourtant, il a regardé beaucoup plus loin que les bords de la Saône, il a jugé les choses et les hommes de son époque. Il a eu l'ambition de résoudre le difficile problème des origines (...) » Son recueil : De l’origine des Bourguignons, et antiquité des estats de Bourgogne, Paris, 158. Actuellement, vous pouvez admirer son château (XIVe - XVe, remanié XVIIIe). Inscrit Monument historique.

  • Philibert Genetet, prêtre, député, né à Saint-Côme (aujourd'hui quartier de Chalon-sur-Saône) le 20 novembre 1727, était curé d'Étrigny. Élu, le 31 mars 1789, député du clergé aux États-Généraux par le bailliage de Chalon-sur-Saône. Il mourut en 1797.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « Ivan Avoscan, n'est plus, il avait sculpté la Fontaine Place Saint Vincent », sur vivre-a-chalon.com,‎  : « Ivan Avoscan, avait installé son atelier à Balleure, hameau de la commune d'Etrigny, dans le canton de Sennecey le Grand. ».