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Église Saint-Martin-au-Val de Chartres

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Église Saint-Martin-au-Val de Chartres
Vue du chevet de l'Église Saint-Martin-au-Val de Chartres depuis la rue Georges-Brassens.
Présentation
Type
Fondation
XIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Restauration
XVe siècle et XIXe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Chartres (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
Adresse
rue Georges-Brassens (d) et rue Saint-Martin-au-Val (d) Voir et modifier les données sur Wikidata
Chartres, Eure-et-Loir
 France
Coordonnées
Carte

L'église Saint-Martin-au-Val est une église située dans l'ancien hôpital Saint-Brice à Chartres, département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

L'église prend place au centre d'un sanctuaire gallo-romain de six hectares fouillé depuis 2006 et objet de fouille programmée à partir de 2011.

Avec l'église Saint-Pierre, elle fut l'un des lieux habituels d'inhumation des évêques de Chartres.

Chapiteau creusé en bénitier (iie ou ive-ve siècle) provenant de l'église, musée de Chartres.
Chapiteau (IIe ou IVe-Ve siècle) creusé en bénitier, provenant de l'église, musée de Chartres.

Les époques de construction de l'église sont les XIe et XVe siècles, ainsi que le XIXe siècle.

À l'origine, il s'agit d'une église conventuelle, elle est le seul vestige de son monastère. Celui-ci est cité pour la première fois dans la vie de saint Lubin qui y est inhumé.

Elle semble donc prendre place sur une église plus ancienne (cf. sarcophages trouvés lors des fouilles, et chapiteau présent dans la crypte).

En 1128, le monastère est rattaché à l'abbaye de Marmoutier de Tours dont elle devient un prieuré.

En 1568, l'église et le couvent sont dévastés par les calvinistes : l'église est incendiée, les sépultures et les tombeaux sont violés, les bâtiments conventuels ravagés. Les bâtiments sont à nouveau pillés lors du siège de la ville en 1591.

En 1648, l'église est totalement restaurée et amputée de plusieurs travées sur une vingtaine de mètres.

En 1663, l'église et le terrain sont achetés pour la communauté des capucins de Chartres : les bâtiments conventuels sont reconstruits, le sol de l'église rehaussé de 2 m .

Vendu comme bien national à la révolution, le couvent est alors transformé en hospice dont l'église conventuelle devient la chapelle.

En 1845, Ferdinand de Reverdy lègue ses biens aux hospices de Chartres avec la charge de restaurer la chapelle de Saint-Martin-au-Val dans son état primitif : d'où les importants travaux de remaniement au XIXe siècle qui voient la création de la nouvelle façade, le rabaissement des sols et la reconstruction des absidioles entre 1858 et 1864. Une rue proche de la chapelle lui rend hommage.

Description

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Église de plan roman, orientée, longue de 50 m et large de 39 m, elle est d'une superficie de 1 420 m2.

L'abside circulaire comporte trois chapelles absidiales, deux autres sont accolées aux bras du transept.

La façade occidentale est datée du XIXe siècle avec deux petites tours, placées aux extrémités.

La nef comporte aujourd'hui trois travées, soit quatre de moins qu'au XIe siècle. Par rapport à la nef, le chœur est surélevé et le déambulatoire abaissé.

Cimetière clos

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A l'est de l'église, le long de la rue Georges-Brassens, se tient un petit cimetière clos rendant hommage aux bienfaiteurs de l'édifice, dont celle de Ferdinand de Reverdy (1796-1852). À chaque sépulture est adjointe un panonceau relatant les relations de la personne avec le lieu. Ce carré contient également les tombes de :

  • Marie-Charlotte Midy, veuve Renouard de Saint-Loup (1767-1834)[a] ;
  • Édouard Auguste Demolliens (1836-1898), ancien aumônier de Saint-Brice ;
  • Père Pierre Louis Bordier, dont le monument est élevé en « témoignage de leur reconnaissance par messieurs les administrateurs, sa famille, ses nombreux amis, les vieillards, les orphelins et les sœurs de Saint-Paul ».

Situation actuelle

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Une première campagne de fouilles est réalisée en 1858-1862 (avant de procéder aux travaux de reconstruction, bel exemple de fouilles préventives) qui met au jour dans la nef dix sarcophages mérovingiens correspondant à une période encore mal connue à Chartres[1].

En raison des fouilles qui y sont réalisées (campagne en 2013-2014), le culte n'y est plus célébré. Néanmoins l'église n'est pas formellement désaffectée. Réouverture après restauration pour la Noel 2025 .

L'édifice est classé monument historique depuis 1886[2]. Une statue de saint Sébastien, en bois sculpté et peint, est également inscrite en tant que monument historique[3].

Séraphin-Médéric Mieusement photographie l'extérieur de l'église à une date indéterminée, probablement à l'occasion de son classement en 1886 :

En 1893, Paul Robert, gendre de Mieusement, poursuit les travauxde son beau-père et photographie l'intérieur de l'édifice :

Notes et références

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  1. Une rue du quartier Saint-Brice porte également le nom de Renouard de Saint-Loup.

Références

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  1. « L'église Saint-Martin-au-Val et les fouilles archéologiques », sur archeologie.chartres.fr (consulté le ).
  2. « Hôpital Saint-Brice », notice no PA00097001, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Statue : saint Sébastien », notice no PM28001599, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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