Église Saint-Georges de Lyon

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Église Saint-Georges
Image illustrative de l'article Église Saint-Georges de Lyon
L'église vue de la rive gauche de la Saône
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Architecte Pierre Bossan
Style dominant Néogothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Coordonnées 45° 45′ 28″ N 4° 49′ 32″ E / 45.757672, 4.82547145° 45′ 28″ Nord 4° 49′ 32″ Est / 45.757672, 4.825471

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Église Saint-Georges

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Église Saint-Georges

Le Sanctuaire Saint-Georges est une église de Lyon, située dans l'ensemble de quartiers qualifiés de Vieux Lyon. Elle dépend de la paroisse Primatiale.

La seconde église, fondée par Leidrade, a donné son nom au quartier environnant. L'édifice actuel est construit par l'architecte Pierre Bossan (qui est également l'auteur des plans de la basilique de Fourvière) en 1869 et est de style néogothique. Elle est nommée en l'honneur de Georges de Lydda.

Elle est située entre le quartier de la Quarantaine et le quartier Saint-Jean. Elle occupe l'ancien emplacement de la commanderie des Chevaliers de Malte, et à proximité de la Place Benoît-Crépu, ouverture sur le quai rappelant l'existence jusqu'au XIXe siècle du Port Sablet, et de la place Bertras.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le première édifice ecclésial fondé sur le site de l'église saint-Georges actuel l'est par Sacerdos au VIe siècle, qui fonde un lieu de culte sous le vocable de Sainte Eulalie et, non loin au sud, un monastère de religieuses lié à l'église[1].

L'église semble abimée par les vagues sarazines du VIIIe siècle et est restaurée par Leidrade autour des années 800. L'église est alors dédiée à Saint-Georges. Les fouilles permettent d'estimer que l'église actuelle se situe à l'emplacement des églises primitives[1].

Aux XI et XIIe siècles, l'église est entourée par un cimetière, sur les faces nord, ouest et sud[2].

Les chevaliers de l'ordre de Malte arrivent à Lyon début XIIIe siècle et s'installent en 1315 dans l'ancien monastère attenant à l'église. Celle-ci reste une église paroissiale mais est rattachée à la commanderie[3].

Renaissance[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, l'église est restaurée. En 1492, l'hôtel de la commanderie est construit non loin par Humbert de Beauvoir et il en profite pour remettre en état l'église Saint-Georges. Il fait refaire l'extrémité du chœur et embellit l'ensemble du bâtiment[4]. Il fait apposer ses armes dans l'église : écartelé d'or et de gueules, ainsi que celles de l'ordre[5].

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'église est reconstruite.

Utilisation récente[modifier | modifier le code]

Désaffectée entre la fin des années 1970 et 1989, Saint-Georges est ensuite confiée par le cardinal Albert Decourtray à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre en application du motu proprio Ecclesia Dei qui accorde la pratique des livres liturgiques de 1962, en latin.

Depuis octobre 2006, l'église Saint-Georges n'est plus confiée à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, mais est desservie par des prêtres issus de la fraternité Saint-Pierre qui ont rejoint l'archidiocèse dans le cadre du motu proprio Ecclesia Dei: la communauté est confiée par le cardinal Barbarin à trois prêtres issus de la fraternité Saint-Pierre ayant rejoint l'archidiocèse. Le 25 août 2007, le cardinal Barbarin signe l'incardination de trois des cinq prêtres desservant cette église. Le 31 août 2007, à la suite des travaux de réfection de l'extérieur de l'église et des places attenantes, l'inauguration de l'église a lieu en présence du cardinal Barbarin et du sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Bertin, Jean-François Reynaud et Nicolas Reveyron, Guide des églises de Lyon, Lyon, Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire,‎ (ISBN 2-84147-106-3)
  • J. B. Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, Lyon, H. Lardanchet,‎ , 2 vol.
  • Emmanuel Bernot, Clémence Mège, Émilie Robert, Céline Cadieu-Dumont et Audrey Baradat, Rapport de fouilles archéologiques préventives « La cure de Saint-Georges » : vol. 1 : Texte, Service archéologique de la ville de Lyon - Direction des affaires culturelles,‎ [6]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernot et al 2007, p. 46. L'auteur ne précise pas de quelle sainte Eulalie il s'agit.
  2. Bernot et al 2007, p. 47
  3. Bernot et al 2007, p. 48
  4. Bernot et al 2007, p. 49
  5. Bernot et al 2007, p. 20
  6. cote DRAC : 24304 RAP LY 617.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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