Village Potemkine

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Feux d'artifices lors d'une visite de Catherine II de Russie en Crimée, tableau d'un peintre inconnu

L'expression « villages Potemkine » désigne un trompe-l'œil à des fins de propagande. Selon une légende historique, de luxueuses façades avaient été érigées à base de carton-pâte[1], à la demande du ministre russe Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l'impératrice Catherine II en Crimée en 1787.

Controverse[modifier | modifier le code]

Selon Vladimir Volkoff, il s'agit d'un mythe fabriqué de toutes pièces par Georg von Helbig[2], un diplomate saxon qui cherche à discréditer la politique du favori, et qui publie un livre-pamphlet en 1797 dans lequel se trouve le mythe. Potemkine n'a jamais caché le fait que les villages visités étaient apprêtés pour la visite de l'impératrice. Il n'a pas « construit » des villages. On ne pourrait donc parler d'une tromperie délibérée.

Usage moderne[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, au travers de visites de villages Potemkine, au Tibet, les autorités chinoises conduisaient des visiteurs étrangers dans une ferme, une usine ou un hôpital modèles. D’anciens « serfs » étaient systématiquement présents, prêts à conter de terribles histoires[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Avènement de Catherine II, sur Herodote.net
  2. Vladimir Volkoff, Petite histoire de la désinformation, Éditions du Rocher, 1998, p. 57.
  3. Patrick French, Tibet, Tibet, une histoire personnelle d'un pays perdu, 2003, p. 83 et 294
  4. Sofia Stril-Rever, Appel au monde, Seuil, (ISBN 2021048705), p. 65

Voir aussi[modifier | modifier le code]