Tirésias Simon Sam

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tirésias (homonymie).
Tirésias Simon Sam
Image illustrative de l'article Tirésias Simon Sam
Fonctions
18e président de la République d'Haïti
31 mars 189612 mai 1902
(6 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection 31 mars 1896
Prédécesseur Florvil Hyppolite
Successeur Nord Alexis
Secrétaire d'Etat de la Guerre et de la Marine
27 décembre 189431 mars 1896
Président Florvil Hyppolite
Prédécesseur Adelson Verne
Successeur Borno Monpoint jeune
15 mai 188710 août 1888
Président Lysius Salomon
Prédécesseur Brenor Prophète
Successeur Séïde Thélémaque
Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de l'Agriculture
1er septembre 18793 novembre 1879
Gouvernement Provisoire
Prédécesseur Armand Thoby
Successeur Evariste Laroche
Membre du Gouvernement provisoire de la République d'Haïti
26 juillet 187923 octobre 1879
Biographie
Nom de naissance Paul Augustin Tirésias Simon Sam
Date de naissance 15 mai 1835
Lieu de naissance Grande-Rivière-du-Nord (Haïti)
Date de décès 1916
Conjoint Constance Salomon
Victoire Labelle
Alphaïde Metelly
Profession Militaire (général)

Tirésias Simon Sam
Présidents de la République d'Haïti

Paul Augustin Tirésias Simon Sam, né en 1835 et mort en 1916, est un ancien président de la République d'Haïti.

Le 24 mars 1896, Florvil Hyppolite, alors président, meurt d'un arrêt cardiaque. Le conseil des Secrétaires d'État prend le pouvoir exécutif comme le prévoit la Constitution de 1889; il est composé de Tirésias Simon Sam, Tancrède Auguste, Callisthènes Fouchard, Pourcely Faine et Thimoclès Labidou.

Dans le même temps, l’Assemblée nationale se réunit en séance extraordinaire et élit le ministre de la Guerre: le général Sam, ami d'Hyppolite, à la présidence de la République le 31 mars 1896, pour une période de sept ans.

Le seul événement humiliant qui a marqué son gouvernement est l’« Affaire Luders ».

D’après la constitution, Sam doit quitter le pouvoir en 1902 et pourtant l’assemblée législative, le jour de son élection, avait fixé la fin de son mandat au 15 mai 1903. Après de vives discussions, il annonce le 8 mai 1902 son retrait, et toutes les parties s’entendirent pour fixer au 15 mai 1902 la date de sa sortie.

Il quitte la présidence le 12 mai 1902, car la fusillade de la veille l'a convaincu que sa sécurité n'est plus assurée, et qu'il était préférable qu'il quitte le pays le même jour[1]. L'Assemblée nationale se réunit le même jour pour élire Cincinnatus Leconte, mais la population de Port-au-Prince proteste contre ce choix. Des comités révolutionnaires venant alors de toutes les communes se réunissent à Port-au-Prince et nomment un gouvernement provisoire nommé Comité de Salut public et formé de six membres est constitué à Port-au-Prince le 13 mai 1902. Il est présidé par Louis-Auguste Boisrond-Canal, frère cadet de l'ancien président Pierre Théoma Boisrond-Canal. Ce même jour, l'amiral Hammerton Killick, commandant de la flotte haïtienne se révolte contre le gouvernement provisoire et quitte Port-au-Prince avec les bateaux constituant la flotte.

Après des mois de luttes opposant les firministes aux partisans de Nord Alexis, ce dernier est acclamé président de la République.

Il s'exile d'Haïti le 8 août 1912, à la mort du président Tancrède Auguste.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Gaillard, La république exterminatrice : la déroute de l'intelligence, vol. 3, Imprimerie Le Natal,‎ 1992, 280 p., p. 50