Joseph Lagrange

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Joseph Lagrange
Image illustrative de l'article Joseph Lagrange

Naissance
Sempesserre (Gers),
Décès (à 73 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Flag of the Kingdom of Westphalia.svg Royaume de Westphalie
Drapeau de l'Empire français Empire français
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Arme gendarmerie
Grade Général de division
Années de service 17941832
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Légion d'honneur
(Grand-croix)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 34e colonne.
Autres fonctions Maire de Lectoure
Ministre de la Guerre du royaume de Westphalie
Député du Gers
Membre de la Chambre des pairs

Le comte Joseph Lagrange, né, à Sempesserre (« château du Haut »), près de Lectoure (Gers), le , mort à Paris Ier le , est un général d'Empire puis homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

« Fils d'Armand Lagrange, bourgeois[1], et de demoiselle Marianne Baruit, mariés, » Joseph Lagrange était maire de Lectoure en 1791.

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Il entra, en 1794, comme capitaine, dans le 2e bataillon de volontaires du Gers, fit les campagnes de 1796 et 1797 en Italie, en Carinthie et en Tyrol. Il franchit rapidement les premiers grades et fut choisi par le général Bonaparte pour faire partie de l'expédition d'Égypte. Sa conduite et les talents qu'il déploya au début des campagnes d'Égypte et de de Syrie lui valurent le grade de général de brigade le 14 juillet 1798. Il entra au Caire à la tête de l'avant-garde, se signala particulièrement aux sièges d'El Arish et de de Saint-Jean-d'Acre et à la bataille d'Héliopolis. Au retour de l'expédition d'Egypte, il fut nommé inspecteur général de la gendarmerie et général de division, puis commandant de la 14e division militaire (23 septembre 1800). En 1804, il est fait grand officier de la Légion d'honneur.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Portrait en 1824 par Michel Martin Drolling.

Le général Lagrange fut chargé, en 1805, du commandement en chef de l'expédition dirigée contre les colonies anglaises des Antilles, débarqua à la Dominique, fit la garnison prisonnière, s'empara de l'artillerie et du matériel, des navires au port, et détruisit les fortifications et les magasins. De retour en Europe, au commencement de 1806, il fut commandant d'une division en Hollande la même année, et contribua au succès de campagne de Prusse (1806), sous les ordres du maréchal Mortier, contre les troupes de l'électeur de Hesse-Cassel, et devint ensuite gouverneur de cet électorat. Membre de la commission chargée d'organiser le royaume de Westphalie (1808), Lagrange passa au service du roi Jérôme Bonaparte, qui le nomma ministre de la Guerre, et le choisit pour son chef d'état-major.

Appelé en 1808 à l'armée d'Espagne, il se distingua à l'attaque de Lascanti, le 18 novembre, poursuivit l'ennemi l'épée dans les reins jusqu'à Terracine. Il contribua, sous les ordres du maréchal Lannes, puissamment au gain de la bataille de Tudela et fit subir de grosses pertes à Castaños. Rappelé à l'armée d'Allemagne, en 1809, il fut chargé du commandement des troupes formant le contingent de Charles Ier, grand-duc de Bade. Il fut créé comte de l'Empire le 26 avril 1810. Chargé du gouvernement général de la Haute-Souabe au commencement de la campagne de Russie (1812), il fut placé à la tête d'une division du IXe corps d'armée, et se signala dans toutes les affaires auxquelles sa division prit part. Il passa en 1813 dans le corps du maréchal Marmont, opéra contre Hœrtel, dans les marais de Bobinsk, se battit à Dresde et à Leipzig. Il se distingua de nouveau pendant la campagne de France (1814), notamment à la bataille de Champaubert où il fut grièvement blessé à la tête.

Carrière parlementaire[modifier | modifier le code]

Retiré près de Gisors à la première Restauration, il ne prit aucune part aux événements des Cent-Jours. Il présida le collège électoral du Gers en 1817, et fut élu[2], le 20 septembre, député du collège de département du Gers. Il siégea dans la majorité royaliste, fut nommé inspecteur général de la gendarmerie en 1818, et grand-croix de la Légion d'honneur le .

Il était en disponibilité à la révolution de Juillet 1830. Le gouvernement de Louis-Philippe Ier l'appela à la pairie (Chambre des pairs) le 19 novembre 1831, et l'admit à la retraite, comme lieutenant général, le 11 juin 1832. Il siégea jusqu'à sa mort à la Chambre haute dans la majorité ministérielle. Il mourut le 16 janvier 1836. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest. Son portrait en pied se trouve dans la salle des illustres du musée d'Auch (Gers). En , le nom de « Général Lagrange » a été donné à la caserne de gendarmerie d'Auch (Gers).

Titre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Le , il épousa à Paris (Ier arrondissement) Marie de Talhouët (1786-1849), fille aînée de Louis Céleste de Talhouët-Bonamour (1761-1812), marquis de Talhouët, et d'Élisabeth Baude de La Vieuville (1764-1814). Ils eurent pour enfants :

  1. Napoléon Joseph (1804-1812) ;
  2. Caroline Élisabeth (1806-1870), qui épousa en 1824 Louis Alix de Nompère de Champagny (1796-1870), 2e duc de Cadore, fils de Jean-Baptiste Nompère de Champagny, dont postérité ;
  3. Mathilde Louise (1809-1873), qui épousa en 1826 Napoléon Bessières (1802-1856) 2e duc d'Istrie, fils du maréchal Bessières ;
  4. Emma (1810-1876), qui épousa Charles Ferron de La Ferronays (1805-1863), comte de La Ferronays, dont postérité ;
  5. Frédéric (1815-1883), qui épousa en 1850 Émilie de Riquet de Caraman (1832-1851), fille du prince Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886), sans postérité.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. référence, citation ou lien
  2. Par 513 voix (797 votants, 1 245 inscrits).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lients externes[modifier | modifier le code]