Caden

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Caden
Blason de Caden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton de Rochefort-en-Terre
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Questembert
Maire
Mandat
Bernard Chauvin
2008-2014
Code postal 56220
Code commune 56028
Démographie
Gentilé Cadenais
Population
municipale
1 593 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Population
aire urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 54″ N 2° 17′ 11″ O / 47.6316666667, -2.28638888889 ()47° 37′ 54″ Nord 2° 17′ 11″ Ouest / 47.6316666667, -2.28638888889 ()  
Altitude 60 m (min. : 1 m) (max. : 91 m)
Superficie 38,1 km2
Localisation

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Caden [kadɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Caden est située au sud-est de la Bretagne sud, à l'est du département du Morbihan.

Caden est délimitée :

au nord, par la route départementale Vannes-Redon, qui la sépare de Malansac,

à l'ouest et au sud par le ruisseau de Trévelo, qui la sépare de Limerzel et de Péaule,

à l'est par le ruisseau de la Bouloterie, qui la sépare de Saint-Gorgon et Béganne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cartulaire de l'abbaye de Redon mentionne pour la première fois la paroisse de Caden en 835 sous l'appellation de « Plebs Catin ». Il s'agit d'une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire de Limerzel.

Les Celtes ont d'abord occupé ce territoire, et y ont laissé quelques traces.

Les Romains ensuite, ont laissé une voie allant de Vannes à Rieux, (qui se confond ici avec la départementale Vannes-Redon)

Les Bretons, à leur tour, y ont envoyé quelques colonies, comme l'indique les noms de certains villages (Carcado, Trévelo, la Grée, Bomélo, etc.). On ne sait pas exactement quand le breton fut oublié. La commune voisine Péaule était bretonnante en 1806.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Caden (Morbihan).svg

Les armoiries de Caden se blasonnent ainsi :

D'or à croix de gueules cantonnée de 4 molettes d'éperon de sable.
Armes de la famille de BLEHEBAN d'après Rietstap (ou de BLEHEDAN d'après Jougla de Morénas)

Administration[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse fut transformée en commune, faisant partie du canton et du district de Rochefort.

À la suppression des districts, en 1800, Caden passa dans l'arrondissement de Vannes.

Au remaniement des cantons en 1801, Caden fut maintenu dans celui de Rochefort.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 François Boulo    
1799 1817 Jean Guiho    
1817 1827 François Guillotin    
1827 1830 Jacques Quistrebert    
1830 1832 Joseph Catrevaux    
1832 1868 Sébastien Lambert    
1869 1881 Yves-Marie Louer    
1881 1887 Jean-François Cléro    
1888 1896 Jean-Marie Guégan    
1896 1900 François Crété    
1900 1929 Julien Guillouche    
1929 1952 Isidore Brohan    
1952 1971 Joseph Clodic    
1971   Ange Brohan    
1989 2008 François Hervieux sans étiquette  
2008 2014 Bernard Chauvin sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 593 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 320 2 077 2 203 2 184 2 261 2 287 2 200 2 310 2 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 247 2 250 2 246 2 282 2 348 2 449 2 460 2 371 2 389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 344 2 364 2 399 2 240 2 208 2 171 2 165 2 077 2 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 897 1 733 1 707 1 663 1 621 1 478 1 512 1 541 1 593
2011 - - - - - - - -
1 593 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population a augmenté de 0,6 % entre 1999 et 2007, grâce à un solde migratoire positif ( +0,7 %) pour la première fois depuis 1968. Ce solde migratoire compense le solde naturel légèrement négatif (- 0,1 %. Les nouveaux habitants viennent principalement d'une autre commune du Morbihan (49,4 %) ou d'une autre région française (34,8 %). Le nombre de logement a augmenté davantage ses dernières années : 64 logements entre 1990 et 2004 et 50 de plus entre 2005 et 2007. La population active est de 70,4 % en 2007 avec un taux de chômage de 7,5 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-aux-Liens (1889-1894) :

Edifiée en remplacement d'un ancien édifice religieux.

Le 8 septembre 1889, on a béni la première pierre d'une nouvelle église. C'est un édifice de style ogival, en forme de croix latine, avec des bas côtés séparés de la nef par deux rangées de piliers. C'est une reproduction de l'église d'Arradon.

L'église paroissiale de Caden est sous le vocable de saint Pierre-aux-Liens, dont la fête arrive le 1er août. Les autels latéraux sont ceux de Notre-Dame, de la Trinité, de Saint Sébastien, de Saint Jean. Une chapelle de l'église, dédiée à Sainte Madeleine, appartenait aux seigneurs de Bléhéban, qui y avaient leurs sépultures.

On y voit un Cadran solaire réalisé en schiste gravé et daté de 1637. Ce cadran représente une crucifixion et deux personnages au pied de la croix. À la porte de l'église on voit un bénitier en forme d'œuf tronqué, et dans le cimetière un fragment de Lech arrondi, reste d'une antique sépulture.

Les chapelles frairiennes de Caden sont :

  • Sainte-Marie, au nord-ouest, près de la route de Redon.
  • Saint-Vincent, au nord-ouest, près du Maunay.
  • Saint-Nicolas, à 3 kilomètres vers l'ouest.
  • Saint-Armel, à 1 kilomètre vers le sud-ouest.
  • Saint-Gildas, à 2 kilomètres au nord.
  • Saint-Guillaume, depuis longtemps démolie.

La Croix de Carlahoux

les manoirs et châteaux dont celui de La Beraye (XVe ‑ XVIIe siècles) avec sa chapelle, propriete notamment des Bodrual et des Couessin jusqu'à la revolution.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 1791, son recteur, Julien Gatinel, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, et partit, l'année suivante, pour l'Espagne.

En 1793, le 16 mars, Caden fournit son contingent d'insurgés pour la prise de Rochefort. Peu après, Pierre Lecars, dit Pelo, se mit à la tête d'une bande de chouans de cette commune et des environs.

Jean-Baptiste Jégo, né en 1896 à Caden, fut un prêtre eudiste qui devint enseignant au Collège Sainte-Anne de Pointe-de-l'Église, en Nouvelle-Écosse (Canada). Il écrit et mit en scène plusieurs pièces de théâtre, dont Le Drame du peuple acadien, primée par l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • GAUTIER Marcel, Histoire d'une commune rurale, polycopié.
  • GAUTIER Marcel, Caden, dans les pas de nos ancêtres, polycopié.