Nivillac

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Nivillac
Le pont du Morbihan.
Le pont du Morbihan.
Blason de Nivillac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Roche-Bernard
Intercommunalité CC Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Alain Guihard
2014-2020
Code postal 56130
Code commune 56147
Démographie
Gentilé Nivillacois, Nivillacoise
Population
municipale
4 146 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Population
aire urbaine
8 338 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 05″ N 2° 16′ 52″ O / 47.5347222222, -2.2811111111147° 32′ 05″ Nord 2° 16′ 52″ Ouest / 47.5347222222, -2.28111111111  
Altitude 30 m (min. : 0 m) (max. : 71 m)
Superficie 55,48 km2
Localisation

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Liens
Site web nivillac.fr

Nivillac [nivijak] est une commune de l'ouest de la France située au sud du département du Morbihan et de la région Bretagne. Cette commune fait partie du canton de La Roche-Bernard. Elle a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[réf. souhaitée].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à la limite entre les régions Bretagne et Pays de la Loire. Elle est bordée par la Vilaine qui sert de frontière naturelle avec la commune voisine de Marzan.

Depuis le XIXe siècle, plusieurs ponts ont été mis en place entre ces deux communes pour franchir le fleuve. Le plus récent est le Pont du Morbihan inauguré en juin 1996 et qui a donné lieu à d'importants travaux pour réaliser la déviation de l'axe routier RN165, aujourd'hui rebaptisé A82, qui dessert la commune. Cet axe place Nivillac à une trentaine de minutes de Vannes et moins d'une heure de Nantes en voiture ce qui est un facteur attractif pour une population qui recherche un cadre de vie rural tout en étant proche de centres urbains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges qui ont révélé du mobilier funéraire datant du Chasséen[1] laissent à penser que l'homme vécut sur cette terre depuis des temps reculés. Pour les mégalithes, on peut encore voir deux dolmens classés dénommés La Chambrette et le Tombeau des Martyrs. En Nivillac, des haches à talon sans anneau du bronze moyen ont été découvertes à Bodeuc[2], Guervinant et au Vésigot. À Branrue, datant de la fin de l'âge du bronze, un important dépôt de haches à douille quadrangulaire avec anneau latéral a été mis au jour[3] . Ces dernières, presque exclusivement constituées de plomb, n'étaient pas des armes mais servaient de monnaie pour les échanges[4].

Habitat et lieu de culte gallo-romain[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Nivillac remonterait à la période gallo-romaine et provient, outre l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'une terre appartenant à un notable romain du nom de Nivillis, du bas-latin noviliacum qui signifie « terre nouvellement défrichée »[5]. En effet, cette terre, couverte de forêts, était située aux confins de la cité des Vénètes et de celle des Namnètes puis des diocèse de Vannes et de Nantes. Le patronage de Saint Pierre indiquerait une christianisation antérieure à l'arrivée des bretons insulaires et une fondation du Bas-Empire[6].

Jean Guillotin et l'abbé Pierre le Thiec ont découvert dans les années 1920 au Pertuis du Rofo, dans une grotte naturelle proche de la Vilaine, un buste de statuette en terre cuite d'une Vénus Anadyomène, deux statuettes de déesses-mères presque intactes et de nombreux débris. Ces statuettes sont en terre blanche et d'une dimension de 15 à 20 cm. Ceci atteste la présence d'un lieu de culte dédié aux déesses de la fécondité[7].

La fondation du prieuré Notre Dame de Moutonnas est située vers le Ve siècle. À partir de 1115, ce prieuré connaît un essor important sous l'autorité des Augustins d'Angers. Il accueille les sépultures de plusieurs barons de la Roche-Bernard. Le prieuré est partiellement détruit pendant les guerres de religion et est incendié en 1793. Il reste à ce jour peu de traces de cette époque, si ce n'est une croix édifiée en 1903.

Avant la fixation du nom actuel, les documents indiquent les formes de Nuiliac (1063), Niviliac (1395) et enfin Nivillac (1429)[8].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Nivillac 01 (Morbihan).svg

Les armoiries récentes de Nivillac sont à blasonner

Blason ville fr Nivillac (Morbihan).svg

Les armoiries anciennes de Nivillac se blasonnent ainsi[réf. nécessaire] : Parti, au un d’azur à la champagne ondée d’argent sommée d’une terrasse de sinople en pente ascendante vers l’abîme, soutenant un pont d’or à trois arches maçonnées de sable, au deux d’argent à un épi de blé d’or ; au chef d’hermine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1802 Thomas de Cran    
1803 1815 François Desbois    
1815 1819 Paul François Maillard    
1819 1821 Julien Marie Morice    
1821 1830 Paul François Maillard    
1830 1832 Julien Marie Morice    
1832 1839 Jean-Louis Le Thiec    
1839 1840 Jean Porcher ( 1er adjoint remplissant les fonctions de maire)    
1840 1842 Jean Valée    
1842 1848 Julien Marie Morice    
1848 1849 François Marie Geffray    
1849 1858 Joseph Doucet    
1858 1865 Jean Pierre Marie Boterf    
1865 1874 Louis Marie Noel    
1875 1883 Jean Pierre Marie Boterf    
1894 1896 Henri Magre    
1896 1933 Paul Vigneron de la Jousselandière    
1933 1945 Michel Denarie    
1945 1945 Jean Guillo    
1945 1971 Louis Picaud    
1971 1977 Joseph Danot    
1977 2014 Jean Thomas UMP Géomètre
Conseiller général du canton de La Roche-Bernard (2004-2011)[9]
2014 en cours Alain Guihard[10] DvD Inséminateur
Conseiller général du canton de La Roche-Bernard (depuis 2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 146 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 345 2 281 2 534 2 655 2 700 2 894 2 900 2 941 2 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 869 2 908 3 090 3 189 3 290 3 441 3 538 3 598 3 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 550 3 544 3 612 3 203 3 202 3 131 3 073 2 767 2 712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 775 2 727 2 661 3 103 3 101 3 192 3 618 4 146 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'actuelle église a remplacé en 1901 une ancienne église datant de 1063 et démolie, sous prétexte de vétusté et de trop grande exiguïté pour les paroissiens, comme cela se pratiquait encore souvent à l'époque. L'édifice actuel n'a pas beaucoup d'intérêt mais renferme un tableau remarquable, un « Christ bénissant » du peintre espagnol José de Ribera (1591-1652), attribué avec certitude à l'artiste assez récemment[13]. Il est un des éléments d'une série de jeunesse de Ribera. Le Louvre vient d'acquérir (mars 2012) un « Saint-Jean l’Évangéliste » qui en fait partie.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chronique des publications. In: Gallia préhistoire. Tome 2, 1959. p. 253-269. URL : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galip_0016-4127_1959_num_2_1_1161
  2. Deux dépôts y ont été découverts : le premier en 1900, le second en 1929;
  3. MARSILLE, Louis, Le Morbihan préhistorique, Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan , 1931.
  4. « L'Âge de Bronze », Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan, 1961, p. 70-95
  5. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 62, numéro 2, 1955. p. 395-407. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1955_num_62_2_1997
  6. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 63, numéro 1, 1956. p. 154-170.http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1956_num_63_1_2011
  7. MARSILLE, Louis, « Les figurines en terre blanche du Pertu du Roffo, commune de Nivillac (Morbihan) », Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan, 1928,
  8. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 62, numéro 2, 1955. p. 407. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1955_num_62_2_1997
  9. « Élu à la mairie pendant 43 ans, Jean Thomas raccroche »,‎ 22 octobre 2013
  10. « Municipales à Nivillac. Alain Guihard, élu maire avec six adjoints  », Ouest-France, 31 mars 2014
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Institut national d'histoire de l'art - Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises (XIIIe ‑ XIXe siècles) - RETIF (http://www.inha.fr)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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