Pluherlin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pluherlin
Blason de Pluherlin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Rochefort-en-Terre
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Questembert
Maire
Mandat
René Danilet
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56171
Démographie
Gentilé Pluherlinois
Population
municipale
1 363 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Population
aire urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 49″ N 2° 21′ 49″ O / 47.6969444444, -2.3636111111147° 41′ 49″ Nord 2° 21′ 49″ Ouest / 47.6969444444, -2.36361111111  
Altitude 62 m (min. : 13 m) (max. : 101 m)
Superficie 35,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Pluherlin

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Pluherlin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pluherlin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pluherlin

Pluherlin [plyɛʁlɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pluherlin vient de Plou (paroisse) et de Hernim, nom d'un moine ayant immigré en Armorique au VIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pluherlin était une paroisse primitive. Elle est mentionnée dès 833 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon sous le nom de Plebs Huiernim ou Hoiernin. On y apprend qu'un certain Rethwalart, malade et « la fin du monde approchant », donne aux moines de l'abbaye de Redon une propriété. Dès le IXe siècle et le Xe siècle, l'histoire de Pluherlin se mêle à celle de Rochefort. Pluherlin est érigée en commune en 1790 et voit son territoire amputé de sa trève Rochefort en 1802.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean Tétu    
1793 1794 Joseph Morice    
1794 1795 Jean Tétu    
1795 1799 Jospeh Morice    
1799 1800 Olivier Provost    
1800 1802 Paul Malen    
1802 1808 Joseph Normand    
1808 1816 Jean Marie Duval    
1816 1826 Jean Le Barre    
1826 1846 Pierre Berthy    
1846 1848 François Provost    
1848 1865 Yves Hazo    
1865 1871 Guillaume Jolivet    
1871 1885 Joachim Guillaume    
1885 1893 Jean Marie Caté    
1894 1896 François Lanoë    
1896 1904 Pierre Bléher    
1904 1925 Jacques De Dannes    
1925 1947 Pierre Bléher    
1947 1977 Albert Allain    
1977 1983 Alain Mille    
1983 2001 Pierre Fréoux    
mars 2001   Alain Richard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 363 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 485 1 235 1 564 1 620 1 556 1 687 1 655 1 579 1 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 455 1 451 1 470 1 569 1 680 1 761 1 688 1 660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 721 1 786 1 791 1 653 1 654 1 613 1 574 1 551 1 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 327 1 225 1 184 1 172 1 197 1 098 1 197 1 224 1 352
2011 - - - - - - - -
1 363 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Pluherlin a augmenté entre 1999 et 2007 grâce à son solde migratoire positif (+1,9 %)[3]. Cet afflux de population vient en particulier d'une commune du même département 59 % et d'une autre région 30,4 %. Cet accroissement de population s'est accompagné de constructions neuves. La commune possède très peu d'appartements 2,1 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix de cimetière de Pluherlin
  • L’église Saint-Gentien (1902), restaurée à partir des plans réalisés par l’architecte M. Leray de Redon. Les travaux s’échelonnent de 1886 à 1902. L’édifice a la forme d’une croix latine. En 1930, les vitraux sont restaurés par M. Rault, peintre verrier à Rennes ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Barre (XVe siècle), située au lieu-dit Gué-de-la-Barre et édifiée par les seigneurs de Rieux-Rochefort. Robert et Ysabeau de Talhouët prennent en charge la restauration de l’édifice au XVIe siècle et font graver leurs armes sur le Linteau (architecture) de la baie au Nord. Elle est annexée en 1751 à la collégiale de Rochefort. De forme rectangulaire, elle n’est éclairée que par trois petites baies ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Réconfort (XVIe ‑ XIXe siècle), située au lieu-dit Notre-Dame-de-Bon-Réconfort et réaménagée au XIXe siècle. Il s'agit d’un édifice rectangulaire de 12,70 mètres de long sur 7,80 mètres de large. Elle possède des fenêtres et portes flamboyantes et une piscine à accolade. Le clocheton en granit date de 1906. Le Christ en croix, en bois polychrome et apposé sur le mur Nord, date du XIIIe ‑ XIVe siècle ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Cartudo (XVIIe siècle). Il s’agit d'une chapelle frairiale. Le porche Ouest est surmonté d’un clocheton de granit ;
  • La croix du cimetière ;
  • La croix du puits, située place de l’église. Il s'agit d'une croix monolithe avec un fût polygonal ;
  • La croix du Pont de l’église (1843 et 1930). Le piédestal situé sur le socle en granit est rajouté en 1930 ;
  • Le calvaire dit Croix de la Motte (XIXe-XXe siècle), situé rue du Calvaire. Il est édifié en 1821 et remanié en 1903 et en 1941. Un escalier mène à la croix ;
  • Le château de Talhouët (XVIe-XVIIe et XIXe siècles), berceau de la famille de Talhouët (mentionnée au milieu du XIVe siècle). Propriété de Jehan Talhouët en 1427, de Jamet Talhouët en 1464 et de Jehan Talhouët en 1481. Suite au mariage d’Isabeau de Talhouët en 1531, il devient propriété de la famille Du Bot (de La Ville-Pelotte). À noter que le domaine est toujours mentionné comme étant la propriété d’Isabeau de Talhouët en 1536. Une première demeure existait, semble-t-il, déjà au XIVe siècle. En 1579, Alain Du Bot, marié à Briande de la Chapelle, écuyer et capitaine de la vicomté de Rohan fait construire le château. Celui-ci est agrandi au XVIIe siècle, par leur fils Henry. Propriété successive des familles Rado de Cournon, Huchet de La Bédoyère, Juchault de Lorme et Huchet de Quénetain. Au milieu du XIXe siècle, le château passe entre les mains de la famille Bernard de la Barre de Danne (d'origine angevine) qui l’agrandit en édifiant le pavillon en saillie à l'Ouest. Il possède une chapelle, dédiée à saint Jean, qui date, comme le château, du XVIIe siècle ;
  • Le château de Gournava (1895), édifié par le marquis de Béru ;
  • L’ancien château de Kerfériou ;
  • Le manoir du Boisbréhan. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Mordant, Carné et Le Meignan. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Sainte-Anne ;
  • Le manoir de Carcado ;
  • La fontaine de Cartudo (1776) ;
  • La grange de la Grée Mahé ;
  • La maison (XVIIe siècle), située place du Puits ;
  • Le moulin à eau de Boisbréhan.

À signaler aussi :

  • La découverte de plus de 50 statuettes de Vénus et de Junon ;
  • Le site de Brambien, avec plus de 2 000 menhirs et dolmens (époque néolithique) ;
  • Le menhir (5 mètres de hauteur, 6 mètres de circonférence) situé sur la lande de Lanvaux ;
  • La découverte de haches de bronze, tombelles et souterrains artificiels ;
  • Un temple ou fanum situé à la Grée Mahé ;
  • Des villas gallo-romaines (entre autres dans un champ nommé le Méteno (au sud du bourg), à Ville-Julo et au village de la Grée-Mahé).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Pluherlin (Morbihan).svg

Les armoiries de Pluherlin se blasonnent ainsi :

Ecartelé : au premier d'argent à la croix d'azur, au deuxième de gueules à un maillet en barre accompagné à senestre en pointe d'un burin en pal, le tout d'or, au troisième de gueules à un menhir d'or, au quatrième d'argent à un moulin du même à la roue à aubes de sable soutenu d'une jumelle ondée d'azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amaury Lepart, Explorations sur la « Grée de Carate » à Pluherlin, (Annales de Bretagne), no 66, 1, 1959, p. 31-38
  • Alexis Hallier, Pluherlin note d'histoire locale, numéro spécial de la voix de Saint Gentien (bulletin paroissial), 1981

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. insee recensement 2007