Stratégie

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La stratégie est l'art, la démarche ou l'ensemble des méthodologies qui maximisent en univers conflictuel ou concurrentiel[1] — c'est-à-dire face à un rival, un opposant, un adversaire, un concurrent ou un ennemi — les chances d'atteindre un objectif donné malgré les actions de l'autre ou des autres[2].

Elle est utilisée, entre autres, en diplomatie, aux échecs, au jeu de go, à la guerre, en management d'entreprise, en marketing, au pokeretc..

La stratégie militaire — continuation de la politique extérieure d'un état par un autre moyen que le diplomatie[3] — est le déploiement de ses forces armées terrestres, navales et aériennes dans le monde.

La stratégie d'entreprise est le processus, la démarche ou l'ensemble des méthodologies (matrice d'analyse stratégique, etc.) qui permet d'élaborer un portefeuille d'activité et d'allouer à long terme des ressources à des secteurs d'activité géostratégiques assurant la pérennité de l'entreprise et la rémunération des actionnaires avec le maximum de chances de succès.

En particulier, elle consiste pour chacun de ces secteurs d'activité — et ce sont les stratégies compétitives — de DAS à obtenir un avantage compétitif grâce à la reconfiguration des ressources de l'organisation dans un environnement concurrent changeant, afin de répondre aux besoins du marché et aux attentes des différentes parties prenantes (actionnaires, employés, investisseurs, etc.)[4],[5].

Contrairement à l'opinion courante et au parallèle fait par beaucoup d'auteurs[6], il n'y a que très peu de rapports — à l'exception des méthodologies d'élaboration des stratégies ; des trois niveaux de la guerre et de l'analyse stratégique ; des principes de l'art de la guerre ; et des qualités du stratège en chef — entre la stratégie militaire et la stratégie d'entreprise.

Étymologie et utilisation du mot[modifier | modifier le code]

Le mot stratégie dérive du grec (stratos signifie « armée », ageîn signifie « conduire »).

Emplois abusifs[modifier | modifier le code]

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L'utilisation du mot « stratégie » — et du qualificatif « stratégique » — est appliquée de façon abusive à différents domaines ou notions. Le terme est souvent utilisé avec dans des domaines où en fait des termes — plus modestes et plus spécifiques — tels que « politique », « idée », « concept », « plan », « alliance » ou « tactique » seraient plus appropriés.

  • L'élaboration d'une action , notamment dans les activités économiques (d'entreprise, commerciales, industrielles, ou financièresetc.) ne relève pas systématiquement et forcément d'un niveau de réflexion ou d'une démarche « stratégiques ».
  • Au jeu d'échecs, on ne peut minimiser l'importance et le rôle spécifiques de la composante tactique dans la stratégie échiquéenne.
  • Il est également fait état de « stratégies d'apprentissage » (en didactique) ou de « stratégies de communication » alors qu'il serait plus judicieux et plus exact de parler de « méthodes » ou de « techniques » d'apprentissage et de communication.

Parallèle entre les stratégie militaire et d'entreprise[modifier | modifier le code]

Le parallèle entre la stratégie militaire et la stratégie d'entreprise a été initié en 1960 par Boucquerel dans son livre Politique-Stratégie-Technique. La transposition est difficile pour plusieurs raisons.

  • La « guerre » entre les entreprises est médiatisée par les consommateurs ou les clients (le marché). Ce sont eux qui, in fine, décident et non pas le sort des armes[7].
  • La « guerre » entre les entreprises se déroule sur plusieurs niveaux (corporate, business, produit). La guerre terrestre entre belligérants aussi, mais ce ne sont pas les mêmes[8].
  • Les démarches stratégiques d'entreprises ne sont pas concurrentielles (c'est-à-dire ne tiennent pas compte des stratégies potentielles futures des concurrents), alors que les démarches stratégiques militaires le sont toujours.
Militaire Niveau Niveau Entreprise
Répartition et déploiement
des forces armées
Stratégie Stratégie Portefeuille géostratégique
d'activités
Théâtre d'opération
Campagne
Manœuvre
Art opératif Tactique DAS
Stratégie générique
Champ de bataille
Bataille
Tactique Opérationnel Segment de marché
Stratégie produit

Enjeux de la réflexion[modifier | modifier le code]

Stratégie et anticipation[modifier | modifier le code]

Horizons et scénarios[modifier | modifier le code]

L'établissement d'une stratégie exige :

  • d'une part, l'estimation de probabilités de réalisation des éventualités susceptibles d'être retenues ;
  • d'autre part, l'adoption d'une règle ou d'un indicateur de préférence permettant de classer les résultats escomptés par la mise en œuvre de différents scénarios.

Notions d'importance et d'urgence[modifier | modifier le code]

Les responsables dans les organisations sont toujours confrontés à un certain nombre de tâches à accomplir. Ces tâches sont plus ou moins urgentes ou importantes. Les responsables commenceront toujours par les tâches urgentes et importantes, et délaisseront presque toujours les tâches qui ne sont ni urgentes, ni importantes. Les tâches urgentes et non importantes doivent faire l'objet d'une délégation de pouvoirs. Les tâches importantes et non urgentes sont le domaine de la réflexion stratégique : On n'est pas à une journée près pour s'y attaquer, et il y a toujours de bonnes raisons pour les repousser[9].

Stratégie et la théorie des jeux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théorie des jeux.

Dans la théorie des jeux, une stratégie désigne un processus de conduite de la décision.

Choix et tactique[modifier | modifier le code]

1855. La charge de la Brigade légère à Balaclava illustrant le niveau tactique.

Par héritage de la terminologie militaire (qui fait la différence entre « gagner la guerre », « remporter une campagne »  et « gagner une bataille ») et par extension, les termes ont une portée distincte :

  • la stratégie cible un objectif global et à plus long terme (équivalent civil de gagner la « guerre ») ;
  • l'art opératif et les opérations visent à aborder la bataille en position favorable ;
  • la tactique vise un enjeu plus local et limité dans le temps (équivalent civil de gagner une « bataille »).

Ainsi, l'art de combiner les moyens et les ressources en fonction des contingences, relève de trois niveaux de responsabilité distincts avec une terminologie différente en stratégie militaire et en stratégie d'entreprise.

Stratégie militaire Stratégie d'entreprise
Le niveau stratégique (chef d'état et Chef d'État-Major des armées) Le niveau stratégique, soit le plus haut niveau de l'organisation (par exemple : conseil d'administration ou direction générale)
Le niveau opératif (général d'armée ou de corps d'armée) Le niveau tactique, décliné et porté par l'encadrement supérieur de l'organisation (par exemple : comité de direction)
Le niveau tactique (général de division ou de brigade) Le niveau opérationnel, qui est celui de l'entité ou du service local, engagé dans une action particulière (par exemple : atelier de production)

Stratégie, programmation et planification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Planification stratégique.

La stratégie consiste à la définition d'actions cohérentes intervenant selon une logique séquentielle pour réaliser ou pour atteindre un ou des objectifs. Elle se traduit ensuite, au niveau opérationnel en plans d'actions par domaines et par périodes, y compris éventuellement des plans alternatifs utilisables en cas d'évènements changeant fortement la situation.

Le plan est l'œuvre qui découle d'un raisonnement linéaire qui privilégie la tension entre objectifs et contraintes. Il s'agit d'atteindre les objectifs tout de suite en éliminant tous les obstacles par la contrainte.

Le raisonnement stratégique est de nature plus complexe : il intègre les ressources dans les données du problème car le fait de disposer ou non des ressources suffisantes peut conditionner fortement la définition des objectifs. La « bonne » stratégie ne peut évacuer a priori la question des ressources : elle peut conduire en effet à renoncer à des objectifs pressentis comme « irréalistes » ou du moins à les reformuler.

Une réflexion pertinente sur les ressources porte sur les vertus de ce qui existe et sur les moyens d'en tirer parti. Elle consiste en la valorisation et la mobilisation des ressources humaines, la fertilisation des réussites et des innovations, l'optimisation de l'emploi des capacités financières et des moyens matériels, la saisie de toutes les occasions et de toute conjoncture favorable, avec la minimisation des coûts et l'économie des énergies. Quant aux contraintes et aux obstacles, on essaye de les aménager, de les contourner, et mieux encore, de les transformer en ressources.

Domaines d'application[modifier | modifier le code]

Diplomatie[modifier | modifier le code]

En diplomatie, les termes de plan, de doctrine, de principes, de charte, d'engagement, de protocole ou de feuille de route sont souvent préférés pour désigner les lignes directrices des relations internationales, dans un domaine donné ou le cadre plus général d'une politique internationale.

Développement durable[modifier | modifier le code]

La politique économique se réfère au concept de stratégie de développement. Si une telle stratégie veut englober toutes les dimensions de la société civile (exigences des parties prenantes, analyse du contexte de l'entreprise, prise de responsabilité, perception précoce et conscience face aux risques…), elle ne peut se limiter aux aspects strictement économiques de la stratégie, mais doit au contraire intégrer les aspects environnementaux et sociaux dans une vision globale de la gouvernance de type développement durable.

Guerre[modifier | modifier le code]

Terrain ancien et privilégié de la réflexion et de l'application stratégique.

Article détaillé : Stratégie militaire.

Management d'entreprise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stratégie d'entreprise.

Définitions[modifier | modifier le code]

La stratégie est généralement appréhendée comme la manière dont l’organisation investit des ressources au mieux de ses avantages compétitifs et de la finalité qu’elle poursuit compte tenu des changements attendus dans son environnement. En tant qu'approche globale, cette responsabilité et cette tâche sont attribuées à la direction générale.

Diversités des définitions[modifier | modifier le code]

Chaque auteur présente sa définition de la stratégie d'entreprise. Par exemple  :

  • Pour Alfred Chandler (1960), elle consistait à déterminer les objectifs et les buts fondamentaux à long terme d’une organisation puis à choisir les modes d’action et d’allocation des ressources qui permettront d’atteindre ces buts et objectifs. En d’autres termes, c’est mettre en place les actions et d'allouer les ressources nécessaires pour atteindre les dites finalités. Elle comporte de ce fait deux phases à savoir premièrement la fixation d’objectifs[10][réf. insuffisante]. La seconde phase est donc la détermination des ressources et des moyens. Elle est donc un concept qui est fait partie du quotidien du manager et qui induit une action permanente.
  • Pour Tregoe & Zimmerman (1980), la stratégie d'une entreprise est ce qu'elle veut être afin de survivre et comment elle va faire pour y arriver[11].
  • Henry Mintzberg (1999), quant à lui l'a appréhendée comme un plan, un modèle, une position, une perspective et un stratagème[12][réf. insuffisante]. La stratégie est traduite par les questions suivantes. Que produire ? Comment réaliser cette production ? Avec quels moyens le faire ?
  • A. Derray, A. Lusseault (2001), y voient l’art d'organiser et de coordonner un ensemble d'opérations pour parvenir à un but[13].
  • Pour Laurence Lehmann- Ortega et al. (2013), elle consiste à choisir ses activités et à allouer ses ressources de manière à atteindre un niveau de performance durablement supérieur à celui de ses concurrents dans ces activités, dans le but de créer de la valeur pour ses actionnaires[14].
  • Pour Frédéric Le Roy[15], la stratégie d'entreprise est le fait de se fixer des objectifs en fonction de la configuration de l'environnement et des ressources disponibles dans l'organisation puis à allouer ces ressources afin d'obtenir un avantage concurrentiel durable et défendable.

Les trois niveaux de la stratégie d'entreprise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Niveaux de la stratégie.

Selon Gerry Johnson et Kevin Scholes[16] trois niveaux méritent d'être distingués :

La stratégie d'entreprise[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Stratégie d'entreprise.

Elle concerne « l'entreprise dans sa globalité. Elle a pour but de répondre aux attentes des actionnaires, et des autres parties prenantes en augmentant la valeur des différentes composantes de l'entreprise ».

La stratégie par domaine d'activité[modifier | modifier le code]
Article détaillé : DAS.
Les stratégies opérationnelles[modifier | modifier le code]

Elles déterminent « comment les différentes composantes de l'organisation ( ressources, procédés, savoir-faire des individus...) répondent effectivement aux orientations stratégiques définies au niveau global et au niveau de chacun des domaines d'activité » .

Marketing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stratégie marketing.

Poker[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stratégie au poker.

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Sinon, c'est un plan
  2. Voir : André Beaufre, Carl von Clausewitz, Bruce Henderson, fondateur du BCG, Michael Porter, John von Neumann, Thomas Schelling, etc.
  3. Pour paraphraser Carl von Clauswitz
  4. Michael Porter
  5. Gerry Johnson, H. Scholes, etc., Stratégique, Pearson, 2012.
  6. dont James Brian Quinn dans : Henry Mintzberg, Joseph B. Lampel, James Brian Quinn, Sumantra Ghoshal, The Strategy Process: Concepts, Context, Cases (4th Edition), Prentice Hall, 2002, p. 11-16.
  7. Raymond Aron, « Le Marketing de combat », Forum IFG, 1980.
  8. Operation, FM-105, College of Defence
  9. François Collé, le guide stratégique du responsable d'entreprise, réaffirmer les priorités, faire évoluer le management des hommes, maîtriser les techniques financières, L. du Mesnil éditeur
  10. A. Chandler, Stratégies et structures de L'entreprise, Paris, Organisation, 1964.
  11. Benjamin Tregoe, John Zimmerman, Top Management Strategy. What It Is and How to Make It Work, Simon & Schuster, 1980, p. 17.
  12. Mintzberg, The strategy process, Harlow : Pearson Education Limited, 1999.
  13. Analyse stratégique, p. 86 éd. Ellipses, mai 2001.
  14. Laurence Lehmann- Ortega, Frédéric Le Roy, Bernard Garrette, Pierre Dussauge, Rodolphe Durand, « Stratégie, business strategy et corporate strategy », dans : Strategor. Toute la stratégie d'entreprise, 6e édition, Dunod, 2013, p. 7.
  15. Frédéric Le Roy, Les stratégies de l'entreprise, 4e édition, Dunod, 2012, p. 5
  16. Stratégique, op.cit.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Baudrillard, Les stratégies fatales, livre poche, 1986.
  • Michel Collon et co., La stratégie du chaos, Asbl, 2012

Stratégie militaire[modifier | modifier le code]

1980

  • Edward Luttwak, Le paradoxe de la stratégie, Odile Jacob, 1989.
  • Basil Lidell-Hart, Stratégie.

2000

  • Hervé Coutau-Bégarie : Traité de stratégie, Economica, 2005.

2010

  • André Beaufre (Général), Introduction à la stratégie (1963), Fayard/Pluriel, 2012.

Stratégie militaire et stratégie d'entreprise[modifier | modifier le code]

1960

  • Fernand Bouquerel, Management. Politique - Stratégie - Tactique, Dunod,1969.

1970

  • Peter Linnert, Clausewitz et le management, Éditions d'Organisation, 1972.

1990

  • Jean-Louis Swiners et Jean-Michel Briet, Warketing. Une nouvelle vision de la stratégie, ESF Éditeur, 1990.
  • Gil Fiévet (Général), De la stratégie militaire à la stratégie d'entreprise, InterEditions, 1992.
  • Gil Fiévet (Général), De la stratégie militaire. L'expérience militaire au service de l'entreprise, InterEditions,1993.
  • Frédéric Le Roy, Stratégie militaire et management stratégique des entreprises, Économica, 1999.

2000

  • Roula Chebab, Stratégie militaire et stratégie d'entreprise, Faculté de gestion et de management, 32 p. (lire en ligne)
  • Guy Sallat, Décider en stratège. La voie de la performance, L'Harmartan, 2013.

Stratégie d'entreprise[modifier | modifier le code]

1960

  • Alfred Chandler, Stratégies et structures de L'entreprise, Paris, Organisation 1964.

1980

  • (en) Benjamin Tregoe, John Zimmerman, Top Management Strategy. What It Is and How to Make It Work, Simon & Schuster, 1980.
  • (en) Henry Mintzberg, « The Strategy Concept I: Five Ps for Strategy », California Management Review, automne 1987, p. 11-24.
  • (en) Bruce Henderson (en), The Origin of Strategy, Harvard Business Review,‎ novembre 1989 (présentation en ligne)

1990

  • Patrick Joffre, Gestion stratégique, EMS, 1992.
  • Michael Porter, Choix stratégiques et concurrence. Techniques d'analyse des secteurs et de la concurrence dans l'industrie (1982), Économica, 1999.
  • (en) Henry Mintzberg, Quinn, etc., The strategy process, Pearson Education, 1999.

2000

  • Alain Derray, Alain Lusseault, Analyse stratégique, Ellipses, 2001. (p. 86)
  • (en) Henry Mintzberg, Joseph B. Lampel, James Brian Quinn, Sumantra Ghoshal, The Strategy Process. Concepts, Context, Cases (4th Edition), Prentice Hall, 2002.
  • Michael Porter, L'avantage concurrentiel. Comment devancer ses concurrents et maintenir son avance (1986), Dunod, 2003.

2010

  • Gerry Johnson, Kevan Scholes, Richard Whittington, Frédéric Fréry, Stratégique, 9e ed., Pearson, 2011.
  • Olivier Meier, Diagnostic stratégique, 3e éd., Dunod, 2011.
  • Frédéric Le Roy, Les stratégies de l'entreprise, 4e édition, Dunod, 2012.
  • Laurence Lehmann-Ortega, Frédéric Le Roy, Bernard Garrette, Pierre Dussauge, Rodolphe Durand, Strategor. Toute la stratégie d'entreprise, 6e édition, Dunod, 2013.

Stratégie et théorie des jeux[modifier | modifier le code]

  • John von Neuman, Oskar Morgenstern, Théorie des jeux et comportements économiques (1953), Université des Sciences Sociales de Toulouse, 1977.
  • John McDonald, Strategy in Poker, Business & War (1950), Norton, 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Stratégie en général[modifier | modifier le code]

Stratégie militaire[modifier | modifier le code]

Stratégie d'entreprise[modifier | modifier le code]

Théorie des jeux et jeux de stratégie et divers[modifier | modifier le code]