Service de police de la ville de Montréal

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Service de police de la Ville de Montréal
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Création 1843
Type Police municipale
Siège Drapeau : Canada Montréal, Québec
Budget 587 millions de dollars $CN (2008)
Effectifs 4 600 (2009)
Directeur Marc Parent
Site web www.spvm.qc.ca
Pierre Bélanger, directeur du Service de la police de Montréal de 1921 à 1928
Logo, 2002-2007

Le Service de police de la Ville de Montréal (ou SPVM), anciennement appelé Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (ou SPCUM), est un service de police qui couvre la ville de Montréal et son agglomération.

La police de Montréal a des postes majeurs, un quartier général et des postes de quartier pour contrer la criminalité et se rapprocher de la population.

Sommaire

Histoire [modifier]

Le département de police de Montréal est créé le 15 mars 1843. À cette époque, il y avait alors à Montréal 51 policiers qui ne portaient cependant pas d’uniformes. Pour que les citoyens aperçoivent les policiers de loin et puissent les distinguer, le premier uniforme est établi en 1848, et c’est en 1853 qu’ils obtiennent le droit de porter des armes à feu dans l’exercice de leur fonction.

Vers le début du XXe siècle, le corps de police de Montréal compte 467 constables, inspecteurs et chefs de service. Le corps se subdivise, des escouades de la moralité et des départements locaux sont créés.

Le nombre des effectifs de la police reste à peu près le même depuis le début du siècle jusqu’à 1930, quand on engage du personnel en grand nombre dans le cadre de la crise économique de 1929. En effet, suite à la crise, des dizaines de milliers d’ouvriers perdent leur travail et on note une hausse de la criminalité. Vers la fin des années 1930, le service de police compte environ 1 500 personnes.

Suite aux progrès des analyses scientifiques, on crée, en 1957, le Laboratoire mobile. Il évolue et se transforme dans les années 1980 pour devenir la section technique. Plusieurs policiers de Montréal sont morts dans l’exercice de leur fonction et leur mémoire est conservée par le Musée de la police de Montréal[1].

Actuellement, l’effectif de la police de Montréal est d’environ 4 600 policiers et policières et plus de 1 600 employés civils [2].

En janvier 2012, le SPVM informe les médias qu'il a lancé une enquête en avril 2011 pour découvrir la personne qui « a tenté de vendre une liste d'informateurs à la mafia [montréalaise] »[3],[4],[5]. Quelques jours plus tard, le présumé informateur, un ex-policier du SPVM, s'est suicidé[6].

Critiques [modifier]

Le 3 novembre 2005, le Comité des droits de l'Homme de l'ONU a demandé au gouvernement du Canada d'enquêter sur le SPVM en raison de sa tactique d'arrestation de masse lors de manifestations politiques[7],[8],[9],[10]. Cette tactique, qui consiste à encercler le plus de manifestants possible en un court laps de temps, indépendamment des gestes que ceux-ci ont pu poser pendant la manifestation, contrevient ainsi à leur droits fondamentaux[11]. Selon Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, les policiers agiraient ainsi en fonction d'une image de "déviance" apposée aux manifestants politiques radicaux par les médias, les politiciens et les policiers eux-mêmes[12].

Le SPVM a aussi suscité de nombreuses accusations de brutalités policières et d'arrestations arbitraires pendant la grève étudiante québécoise de 2012. La CLASSE, une des associations en grève, a dénoncé la violence des policiers du SPVM à l'égard des manifestants[13]. Plusieurs groupes, dont la CLASSE, la ligue des Droits et libertés et Amnistie Internationale, ont en effet demandé qu'une enquête indépendante soit tenue sur les agissements de la police durant la crise[14],[15]. Le conflit a aussi provoqué des dizaines de plaintes devant la Commission de déontologie policière du Québec[16]. Ces dénonciations et plaintes ne visaient pas uniquement le SPVM; la Sureté du Québec y est par exemple aussi ciblée. Plusieurs témoignages individuels de brutalité par des personnes ne participant pas aux manifestations ont aussi été publiés par les médias[17],[18]. Un article paru sur le blog du collectif de la Pointe libertaire soutient, vidéos à l'appui, que la violence policière a été la norme dans les manifestations liées à la grève étudiante, bien avant que celles-ci ne deviennent violentes à leur tour[19]. Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière, un autre groupe anarchiste, dresse quant à lui sur son site internet le bilan des arrestations ayant eu lieu pendant la grève[20].

Équipement [modifier]

Voiture du SPVM (Ford Crown Victoria)

L'arme de service du SPVM est le Walther P99QA 9 mm.

Notes et références [modifier]

  1. Musée de la police de Montréal
  2. http://www.spvm.qc.ca/fr/profil/4_1_aproposspvm.asp
  3. Vincent Larouche, Fabrice De Pierrebourg et Patrick Lagacé, « Vaste enquête sur une « taupe » : Un policier à la retraite a tenté de vendre une liste d'informateurs à la mafia », La Tribune, 18 janvier 2012 
  4. Radio-Canada, « Un ex-policier de Montréal aurait essayé de vendre de l'information sensible à la mafia », Radio-Canada, 17 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 19 janvier 2012)] 
  5. Le Journal de Montréal, « À vendre: une liste de 2000 informateurs », Le Journal de Montréal, 17 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 19 janvier 2012)] 
  6. Radio-Canada, « Affaire Ian Davidson : l'autopsie préliminaire confirme la thèse du suicide », Radio-Canada, 19 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 19 janvier 2012)] 
  7. Comité de presse de la Ligue des droits et libertés consulté le 5 mai 2009
  8. L'ONU se penche sur les méthodes du SPVM consulté le 5 mai 2009
  9. Article issu de The Hour consulté le 5 mai 2009
  10. Article issu de The Mirror consulté le 5 mai 2009
  11. L’ONU blâme la police de Montréal consulté le 5 mai 2009
  12. « Broyer du noir: manifestations et répression policière au Québec », Les ateliers de l'éthique, vol. 1, no 1, printemps 2006, p. 59-80 .
  13. La CLASSE dénonce la violence policière de cet après-midi consulté le 10 octobre 2012
  14. Les victimes de brutalité policière invitées à se manifester Radio-Canada, consulté le 10 octobre 2012
  15. Grève étudiante: Amnisties internationale réclame une enquête sur les interventions policières Le Huffington Post, consulté le 10 octobre 2012
  16. Manifestations étudiantes: Le commissaire à la déontologie policière a reçu 75 plaintes Le Huffington Post, consulté le 10 octobre 2012
  17. I am Not a Quebec Protester, But Police Assaulted Me Anyway Le Huffington Post, consulté le 10 octobre 2012
  18. Arrêtez de frapper sur nos enfants, c'est peut-être le vôtre! Le Huffington Post, consulté le 10 octobre 2012
  19. Petite réflexion sur la violence dans le cadre de la grève étudiante Pascal Lebrun, consulté le 10 octobre 2012
  20. Plus de 3000 arrestations contre le mouvement étudiant - 3e bilan, final, 3 septembre 2012 consulté le 10 octobre 2012

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]