Pierre-Augustin Berthemy

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Pierre-Augustin Berthemy
Image illustrative de l'article Pierre-Augustin Berthemy

Naissance 16 mai 1778
Montier-en-Der (Haute-Marne)
Décès 31 janvier 1855 (à 76 ans)
Paris
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Maréchal de camp (Naples) :14 décembre 1813.
Années de service 1798
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Campagne d'Espagne (1823)
Commandement Château de Valençay
Faits d'armes Austerlitz - Eylau - La Moskowa
Distinctions chevalier d'Empire :14 avril 1810

Liste des généraux italiens (1800-1815)

Pierre-Augustin, chevalier Berthemy (Montier-en-Der, 16 mai 1778Paris, 31 janvier 1855), est un militaire français, officier supérieur du Premier Empire, devenu général napolitain sous Joachim Murat puis maréchal de camp sous la Restauration française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Augustin Berthemy était le fils de Pierre Berthemy, perruquier, et de Marie-Anne Lurat[1].

Il s'engagea comme volontaire le 30 frimaire an VII[2](20 décembre 1798 au 8e de cavalerie. Il sert à l'armée du Rhin de 1799 à 1801.Il participe aux bataille d'Engen (3 mai 1800) et bataille de Messkirch (5 mai 1800). Le 12 septembre 1800, il devient aide de camp du général Jean Joseph Ange d'Hautpoul. Après la bataille de Hohenlinden (3 décembre 1800), il est confirmé sous-lieutenant (8 février 1801).

Il quitte le service le 24 septembre 1803 et le reprend le 3 mars 1804 comme aide de camp du général d'Hautpoul. Il se bat à Austerlitz où il est blessé d'un coup de feu à la poitrine. Il est à nouveau blessé le 8 février 1807 à la bataille d'Eylau d'un coup de biscaïen. Nommé capitaine le 14 février 1807,il reçoit l'insigne honneur d'être nommé comme officier d'ordonnance de l'Empereur en même temps que son compatriote haut-marnais Charles François de Ponthon. Il est alors choisi pour accompagner, avec le lieutenant Auguste-Frédéric de Talhouët, le général Savary (entre juillet 1807 et janvier 1808)dans une mission à Saint-Pétersbourg.

Puis le maréchal Murat lui confie à partir du 17 mai 1808 une mission aux Baléares. Cette mission sera de tous les dangers qu'il affrontera avec le scientifique François Arago. Emprisonné au château de Bellver par la junte de Gérone, hostile à Napoléon, jusqu'au 28 juillet ; il obtient de se rendre à Alger qu'il rejoint le 1er août. Il en repart le 8 août sur un navire marchand barbaresque qui est intercepté dans le golfe de Roses le 14 août par un corsaire catalan armé. Il est jeté à nouveau dans les geôles espagnoles où il subit maintes privations et vols de ses biens. Il y tombe malade et souffre de ses deux anciennes blessures de guerre. Il est libéré le 25 novembre et s'embarque sur un navire pour Marseille. Mais deux tempêtes consécutives rejetèrent son navire vers les côtes de Sardaigne, puis d'Afrique. Il débarque à Bougie le 5 décembre et se déguisant en turc, rejoint Alger le 15 décembre. Il est confronté à une situation politique tendue suite à l'assassinat de l'ancien dey d'Alger, lorsqu'en janvier 1809, le nouveau dey décréta que tous les français présents seraient considérés comme prisonniers de guerre et astreints à résidence dans Alger. Le 21 juin, le dey revint sur cette décision et autorisa le départ d'une quarantaine de français vers la France. En vue des côtes de Provence, le 1er juillet, le navire algérien fut arraisonné par une frégate anglaise qui l'obligea à se diriger vers Mahon sous prétexte du blocus anglais. Le capitaine algérien réussit à échapper, à la faveur de la nuit, à la surveillance anglaise et débarqua ses passagers sur l'île de Pomègues. À partir du 2 juillet, Berthemy dut subir une quarantaine au lazaret de Marseille. Ce n'est que le 20 septembre 1809 qu'il put se présenter au général Duroc qui le présenta à Napoléon qui lui fit part de son estime et le récompensa en le nommant à un poste de confiance.

Après de nombreux mois de convalescence, Berthemy est nommé en mars 1810 gouverneur du château de Valençay où il doit « veiller à la sécurité des princes espagnols » suivant les instructions de Duroc (l'ex-roi d'Espagne et son fils y ont été assignés à résidence). Il est relevé de son poste en février 1811.

Le 10 mai 1812, il entre au service de Joachim Murat,roi de Naples comme aide de camp. Il prend part à la campagne de Russie. Promu colonel le 4 août, il est blessé à la bataille de la Moskowa le 7 septembre 1812. Il est choisi pour porter une lettre du maréchal Berthier au général en chef de l'armée russe Koutousov les 21 et 22 octobre 1812. Promu commandeur de la Légion d'honneur le 5 décembre ; Berthemy fait l'objet le 5 juillet 1813, d'une demande de mise à la retraite par Murat au général Clarke. En effet ses blessures lui causent des souffrances qui l'empêchent de monter à cheval. Cette demande est refusée et Berthemy obtient le 14 décembre 1813 la nomination au grade de maréchal de camp à titre napolitain.

Fidèle à son souverain, il remplit une mission auprès de la grande-duchesse de Toscane Elisa Bonaparte, puis signe le 25 janvier 1814 une convention d'armistice avec le général Graham aide de camp de Lord William Bentinck au détriment des intérêts de l'Empire. Rappelé en France en juillet 1814 il va s'employer à obtenir les faveurs des Bourbons. Le 23 janvier 1815 il obtient du maréchal Soult un congé de deux mois pour régler des « affaires » à Naples.Il démissionne de l'armée napolitaine le 4 mars 1815 juste avant l'exécution de Murat.

Redevenu colonel, il ne participe pas aux Cent-Jours. À la seconde Restauration, il sert en 1818 à l'état-major royal. Chef d'état-major de la division de cuirassiers du général Nicolas François Roussel d'Hurbal, il prend part à l'expédition d'Espagne en 1823 et est nommé maréchal de camp Mis en disponibilité jusqu'en 1830, il reprend du service sous Louis-Philippe Ier, commande successivement les départements des Basses-Alpes, de la Manche, de la Mayenne, de l'Aisne. Il décède le 31 janvier 1855 à Paris.

Tombe de Pierre-Augustin Berthemy

Il repose au cimetière du Père-Lachaise (28e division)[3].

États de service[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

De son union avec Claire-Félicité-Caroline Greswold (née en France en 1797 d’un père Américain, Edward Greswold), sont nés, à partir de 1822, trois enfants, dont Jules-François-Gustave (1826-1902), qui sera ministre plénipotentiaire en Chine[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Titre[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans des décorations
Commandant de la Légion d'honneur Commandeur de l'Ordre royal des Deux-Siciles Chevalier de Saint-Louis Chevalier de l'ordre de Charles III
Chevalier de 4e classe de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne.


Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement et livrée


Orn ext chevalier de l'Empire.svg
Blason Pierre-Augustin Berthemy (1778-1855).svg


D'or à l'épée en pal la pointe basse de sable accompagnée de trois têtes de cheval du même, allumées et lampassées de gueules: fascé de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers brochant sur le tout[8],[9].

  • Ornements extérieurs : « Toque de velours noir, retroussée de sinople, avec porte-aigrette d'argent, et aigrette de même métal[10] ».


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roglo 2012.
  2. Appl 2006.
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 109
  4. Aigle haut-marnais 2010, p. Odyssée.
  5. Léonore LH/210/4.
  6. D'après le portrait en début d'article
  7. D'Allonville vol.12, p. 270.
  8. a et b Archives nationales BB/29/972, p. 46.
  9. Lamarque 2002, p. 228.
  10. Jean-Baptiste Capefigue, L'Europe pendant le consulat et l'empire de Napoléon, t. XIII, Bruxelles, Pitois-Levrault,‎ 1841 (réimpr. Haumann et Cie) (1re éd. 1840), 362 p. (lire en ligne), chap. V (« L’opinion publique après les événements de Bayonne. Juin à août 1808 »), p. 145 note 1.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans la guerre de la Révolution, depuis 1792 jusqu'en 1815, vol. 12, p. 270 ;
  • Philippe Lamarque, La figure héraldique du cheval, Editions Cheminements,‎ 2002 (ISBN 9782844780768, lire en ligne), p. 228 ;