Moubarak Awad

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Moubarak Awad est un psychologue américano-palestinien et un militant non-violent, principal partisan de la première Intifada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Moubarak Awad est né à Jérusalem en 1943, alors sous mandat du Royaume-Uni. Il est de confession chrétienne. Son père a été tué en 1948 lors des combats entre Juifs et Arabes. Quand sa maison s'est retrouvée dans un « no man's land » entre les belligérants, Moubarak Awad devient un réfugié dans la vieille ville de Jérusalem. Après ses écoles secondaires, il va aux États-Unis où il obtient son doctorat de psychologie et acquiert la nationalité américaine. Il contribue alors à créer des programmes de soutien aux enfants handicapés ou abusés.

En 1967, il refuse la nationalité israélienne qui lui est offerte, et conserve ses nationalités palestinienne et américaine.

Lors d'un voyage en Palestine en 1985, il crée le « Centre palestinien pour l'étude de la non-violence » (Palestinian Centre for the Study of Nonviolence). Avant la première Intifada, Moubarak Awad donne des conférence et publie des articles sur la non-violence comme technique de résistance face à l'occupation israélienne. Le centre soutien de nombreuses actions non-violentes durant les premiers mois de l'Intifada. Entre autres techniques on peut mentionner des plantations d'oliviers sur les lieux des colonies israéliennes, des campagnes de refus de payement des impôts ou encore l'encouragement à consommer des produits palestiniens.

Moubarak Awad est persuadé que ces tactiques peuvent être employées pour résister à l'occupation militaire israélienne. Il s'inspire des méthodologies présentées dans la trilogie de Gene Sharp : The Politics of Non-Violence, et rédige son Modèle en 12 pages pour la résistance passive dans les territoires (12-page blueprint for passive resistance in the territories)[1].

Au Proche-Orient il est considéré comme le père de la désobéissance civile lors de la première Intifada, et on le surnomme le « Gandhi arabe » car il enseigne la non-violence d'une manière analogue au Mahatma Gandhi. Il s'inspirait aussi d'Abdul Ghaffar Khan, un Pathan musulman adepte de la désobéissance civile enseignée par Gandhi[2]. Il est expulsé par Israël en 1988 et retourne aux États-Unis.

Il fonde Nonviolence International et s'engage dans au moins six pays pour promouvoir la résistance non-violente et les droits de l'homme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mubarak Awad, Non-Violent Resistance: A Strategy for the Occupied Territories", in Journal of Palestine Studies, Vol. 13, No. 4 (Summer, 1984), p. 22-36

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Publié par la suite dans le Journal of Palestine Studies. David Richardson "Confrontation Quest", The Jerusalem Post, 25 novembre 1983, p. 9.
  2. Gerrz Pascal : L'Intifada, Centre de ressources sur la non violence (consulté le 10 mars 2008).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]