Michel Camdessus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Michel Camdessus est un économiste français né à Bayonne en 1933.

Président du Fonds monétaire international du 16 janvier 1987 au 14 février 2000, il est Gouverneur honoraire de la Banque de France. Il préside la nouvelle société de refinancement des activités des établissements de crédit (SRAEC) depuis le 20 octobre 2008

Sommaire

[modifier] Formation

[modifier] Carrière

  • En 1960, il rejoint comme administrateur civil la direction du Trésor au ministère des finances et des affaires économiques.
  • de 1966 à 1968, il est à Bruxelles, comme attaché financier à la représentation permanente française auprès des communautés économiques européennes,
  • puis il revient au Trésor, où il devient successivement :
    • sous-directeur en 1971,
    • directeur adjoint en 1974,
    • enfin directeur en février 1982.
  • De 1978 à 1984, M. Camdessus a également exercé les fonctions de président du Club de Paris, ainsi que celles de président du comité monétaire de la communauté économique européenne de décembre 1982 à décembre 1984.
  • En 1984 (août), il a été nommé sous-gouverneur, puis en novembre 1984, gouverneur de la Banque de France, poste qu'il a conservé jusqu'à sa nomination comme directeur général du FMI en janvier 1987.

[modifier] Carrière au FMI

Michel Camdessus aux côtés d'Helmut Haussmann, Carlos Andrés Pérez et Raymond Barre en 1989
  • Directeur général du FMI le 16 janvier 1987 pour 5 ans
  • Directeur général du FMI : deuxième mandat pour 5 ans
  • Directeur général du FMI : troisième mandat le 16 janvier 1997

Il a quitté ses fonctions le 14 février 2000.

[modifier] Rôle sur l'économie

  • Libéral convaincu[1], il a donné un tournant particulièrement brutal au Fonds monétaire international, en imposant aux pays les pays pauvres ou en voie de développement des mesures de privatisations ou de réductions des dépenses publique d’éducation et de santé en échange de prêts aux pays concernés, aggravant des crises existantes ou menant ces pays à des crises sans précédent[2]: Mexique (1994), Thaïlande (1997) puis toute l'Asie du sud est (1997-1998), Russie (1998), Brésil (1999), Turquie (2001) et Argentine (2000-2001). Ce dernier cas est un échec cinglant, car l'Argentine a servi a mainte reprise d'exemple, voire de modèle[3] au directeur du FMI, et a été une, sinon la cause de sa démission de la tête du FMI. Rubens Ricupero, secrétaire général de la CNUCED, estimera, dans son Rapport sur le commerce et le développement[4] que la politique de libéralisation a « provoqué le chaos en Extrême-Orient et en Russie [et] neutralisé les progrès accomplis en Amérique latine ».
  • Par la suite, il est chargé par des organisations mondiales, conseillères officielles et officieuses de l’ONU, d’imaginer les financements des infrastructures nécessaires pour réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau (1,4 milliard de personnes) d'ici à 2015. Il proposera l'introduction du secteur privé dans un secteur très majoritairement détenu alors à plus de 90 % par les puissances publiques, ainsi que des partenariat public-privé.
  • En 2004, à la demande du ministre de l'économie d'alors, Nicolas Sarkozy, il rédige un rapport, le « rapport Camdessus », intitulé Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France, qui préconise entre autres la suppression des trente cinq heures, l'arrêt de l’augmentation du SMIC ou le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et inspirera en partie le programme du futur candidat à la présidence (la qualifiant même d'être son « livre de chevet »).

[modifier] Distinctions

[modifier] Mais encore...

[modifier] Références

  1. « La libéralisation financière a mauvaise réputation, mais elle demeure le but final correct. », La Tribune, Paris, 26 juin 1998.
  2. « Ce qui est grave, ce n’est pas seulement d’avoir exigé des mesures qui ont abouti à la crise ; c’est de les avoir exigées alors qu’il n’y avait pratiquement aucune preuve qu’elles favorisaient la croissance, et de multiples preuves qu’elles faisaient courir aux pays d’énormes risques », Joseph Stiglitz, Prix « Nobel » d’économie, Les Echos, 14 septembre 1998
  3. « L’Argentine a une histoire à raconter au monde : une histoire sur l’importance de la discipline fiscale, des changements structurels, et une politique monétaire rigoureusement maintenue », Michel Cadmessus, 1er octobre 1998, au siège du FMI
  4. http://www.unctad.org/Templates/Page.asp?intItemID=2508&lang=2 Rapport sur le commerce et le développement à la CNUCED].
  5. Conseil d'administration de l'IFRI

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

Précédé par Michel Camdessus Suivi par
Jacques de Larosière
Directeur général du FMI
16 janvier 198714 février 2000
Horst Köhler
Précédé par Michel Camdessus Suivi par
Renaud de La Genière
Gouverneur de la Banque de France
1984-1987
Jacques de Larosière
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Camdessus ».
Créer un livre