Marie-Claire Blais

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Marie-Claire Blais lors du Salon du livre de Montréal en 2010

Marie-Claire Blais est une écrivaine québécoise née le 5 octobre 1939 à Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'un milieu ouvrier, Marie-Claire Blais complète ses études à Québec, (Canada), sa ville natale, où elle doit interrompre ses études pour gagner sa vie. Suivant des cours à l'Université Laval, elle y rencontre Jeanne Lapointe et le père Georges-Henri Lévesque qui l'encouragent à écrire, à l'âge de 17 ans, et à publier, en 1959, son premier roman, La Belle Bête. Sa parution attire sur elle l'attention bienveillante de la critique.

Remarquée par Edmund Wilson (1895 - 1972), elle obtient deux bourses Guggenheim. Elle s'installe en 1963 aux États-Unis, d'abord à Cambridge (Massachusetts), puis dans la région du Cap Cod, à Wellfleet. Après un séjour de deux ans en Bretagne, Marie-Claire Blais revient s'installer au Québec en 1975[1].

On a porté à l'écran La Belle Bête (2006), Une saison dans la vie d'Emmanuel (1968) et Le Sourd dans la ville (1987).

Son œuvre est traduite en plusieurs langues, y compris le chinois.

Le fonds d'archives de Marie-Claire Blais est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Depuis 2005, le prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais est décerné annuellement à un auteur français par l'Association Québec-France.

Œuvres[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Marie-Claire Blais comprend une vingtaine de romans, cinq pièces de théâtre, deux recueils de poésie, des scénarios et une dictée pour la Dictée des Amériques, intitulée "La Bête fragile" (1998). Peuplé de personnages fantomatiques, il est à la fois empreint d'humour et de tragique, voire de violence. La critique sociale n'en est pas absente non plus[réf. souhaitée]. Son œuvre est publiée aux éditions du Boréal au Québec et chez plusieurs éditeurs français: Laffont, Belfond, Grasset, Gallimard et surtout, depuis 1995 le Seuil.

Ses ouvrages sont traduits dans plusieurs langues, l'anglais en particulier. Certains de ses textes ont par ailleurs été adaptés au cinéma.

  • La Belle Bête (1959)
  • Tête blanche (1960)
  • Le jour est noir (1962)
  • Une saison dans la vie d'Emmanuel (1965)
  • L'Insoumise (1966)
  • David Sterne (1967)
  • Manuscrits de Pauline Archange (1968)
  • Vivre! Vivre! (1969)
  • Le loup (1972)
  • Un Joualonais, sa joualonie (1973)
  • Une liaison parisienne (1975)
  • Les nuits de l'Underground (1978)
  • Le Sourd dans la ville (1980)
  • Visions d’Anna (1982)
  • Pierre (1986)
  • L'Ange de la solitude (1989)
  • Un jardin dans la tempête (1990)
  • Soifs (1995)
  • Dans la foudre et la lumière (2001)
  • Augustino ou Le chœur de la destruction (2005)
  • Naissance de Rebecca à l'ère des tourments (2008)
  • Mai au bal des prédateurs (2010)
  • Le Jeune homme sans avenir (2012)
  • Passages américains (2012)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) "Marie-Claire Blais" dans Écrivains et écrivaines du Canada, une étude des manuscrits, des copies dactylographiées, de la correspondance, des journaux et des carnets de notes à Bibliothèque et Archives Canada
  2. Fonds Marie-Claire Blais (MSS226) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]