Alain Stanké

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Alain Stanké au Salon international du livre de Québec en 2010

Alain Stanké (né Aloyzas-Vytas Stankevicius le 11 juin 1934 à Kaunas en Lituanie)[1],[2] est un journaliste, éditeur, écrivain et animateur de télévision québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille lituanienne aisée[3]. À 10 ans il part pour l'Allemagne. Il arrive en France à la fin de la guerre, en 1945, immigre au Canada en 1951, à 17 ans, et s'installe à Montréal, où il réside toujours. Il y est devenu journaliste, éditeur et producteur de télévision.

Journaliste[modifier | modifier le code]

Il a fait ses débuts dans le journalisme au Petit Journal et Photo Journal (1954) pour devenir pigiste (1961) à La Presse, Perspectives, Magazine Maclean's, et à Radio-Canada. Il a été correspondant canadien pour le quotidien France-Soir.

il fut le premier à interviewer l'ex-président Richard Nixon après sa démission, entrevue publiée pour le lancement du Figaro Magazine.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, dont une autobiographie intitulée Des barbelés dans ma mémoire à propos de son enfance passée sous l'occupation nazie et soviétique[4].

Éditeur[modifier | modifier le code]

Après avoir dirigé les Éditions de l'Homme (1961-1971), il lance les Éditions La Presse (1971) avant de fonder sa propre maison d'édition Les éditions internationales Alain Stanké (1975) et Stanké international (Paris), Les éditions Libre Expression (1976), propriétés de Québecor depuis 1997. Durant les 42 années qu'il a pratiqué le métier d'éditeur, Alain Stanké a publié plus de 2 000 titres dont la toute première Encyclopédie du Canada (1987) ainsi que de nombreux auteurs de renom, dont : Gabrielle Roy, Marie-Claire Blais, Yves Beauchemin, Henry Miller, Pierre Elliott Trudeau, René Lévesque, Gérard Pelletier, Dr Wilder Penfield, Dr Lobsang Rampa, Han Suyin, Hervé Bazin, Louis Pauwels, Richard Nixon, Mouamar Kadhafi, Fidel Castro, Isaac Asimov, …

Animateur et producteur[modifier | modifier le code]

À la télévision, après avoir produit les premiers sketchs à l'aide d'une caméra cachée pour les émissions de Radio-Canada Carrefour (1958-1959) et Rendez-vous avec Michelle (1959-1960). Il lance (1961) Les Insolences d'une caméra avec Fernand Seguin (Niagara Films) et l'aval du créateur de Candid Camera], Allen Funt. Les premières émissions sont animées par Doris Lussier[5]. La suite de la série (1963-1967) est produite par Onyx films et animée par Paul Berval, Jacques Normand, puis coanimée par Pierrette Beaudoin et Alain Stanké. À l’avènement de la télévision couleur, l'émission sera produite par Les productions audio-visuelles Stanké-Lamy (1985) puis Les productions Stanké Inc. (1986-1987). Toujours animée par Alain Stanké, la diffusion des Insolences s’est poursuivie (2001-2004) sur les ondes de la Télévision Quatre Saisons avec le concours des Productions Avanti Ciné-Vidéo.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Alain Stanké a présidé le premier forum international Francophonie et travail de rue (2001) ainsi que de nombreuses campagnes de financement (« L’Accueil Bonneau », « Développement et Paix », « La Bibliothèque Jeanne-Cypihot pour les aveugles », « La Fondation québécoise pour l’alphabétisation » et « LOVE », organisme luttant pour l’éradication de la violence chez les jeunes). Depuis 1996, il est président du bureau des gouverneurs de la « Fondation Travail sans frontières », (organisme d’insertion sociale), pour laquelle il a créé la « Télévision sans Frontières », télévision produite exclusivement par des jeunes de la rue. 

Dans le domaine social et culturel, il a été président du Gala Gutenberg pour l’excellence dans le monde du graphisme (2002) ; président des concours littéraires et artistiques des prisons fédérales du Québec (1990-1992) ; grand ambassadeur de la rencontre des arts, (1997-2012) ; président de la Société des éditeurs de publications internationales d’Amérique (1977) ;  président du Comité culturel de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse (2000-2001) ; membre du jury de l’excellence en journalisme Judith-Jasmin (1984) ; président du jury du Festival international du film sur l’art (2005); membre du comité consultatif pour la révision du serment de citoyenneté. (Citoyenneté et Immigration Canada – 1995) ;  et ambassadeur de Montréal Capitale Mondiale du livre  (UNESCO 2006). Il a également siégé au sein du comité consultatif de la fondation Historica (aujourd'hui Institut Historica-Dominion), au « comité d’études sur la politique culturelle fédérale canadienne » (1980-1982) et au comité consultatif des distinctions honorifiques (l'Ordre du Canada) (2009-2010).

Le fonds d'archives de Les éditions internationales Alain Stanké limitée est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Marie-José Beaudoin, il est père de quatre enfants : Daniel, Brigitte, Claudie et Sophie. Il a ensuite épousé Josette Ghedin.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Alain Stanké : biographie », sur AlainStanke.com
  2. Diane Sabourin, « Stanké, Alain », dans l'Encyclopédie canadienne.
  3. Alain Stanké, « Lettre à un jeune immigrant », sur le site du ministère de l'éducation, le 7 mai 2004 : le nom d'origine d'Alain Stanké est en bas de page.
  4. Pour sa bibliographie complète voir alainstanke.com
  5. La télévision de Radio-Canada depuis 1952 par Maurice Brulé
  6. Fonds Les éditions internationales Alain Stanké limitée (P165) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carmen Langlois, Souriez ! Vous êtes aux Insolences d’une caméra !. Éditions Les Entreprises Radio-Canada / Stanké. Montréal. 1966. 177 p. : ill., portr. ; 23 cm (ISBN 2-7604-0285-1)