Les Sept Mercenaires (film)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de John Sturges. Pour la série télévisée de Steve Beers, voir Les Sept Mercenaires.

Les Sept Mercenaires

Titre original The Magnificent Seven
Réalisation John Sturges
Scénario William Roberts
Walter Newman (non crédité)
Walter Bernstein (non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Mirisch Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Western
Sortie 1960
Durée 128 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven) est un western de John Sturges sorti en 1960. Le film est grandement inspiré du film japonais Les Sept Samouraïs réalisé par Akira Kurosawa en 1954.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, au nord du Mexique, un petit village de paysans reçoit régulièrement la visite de Calvera et de ses quarante bandidos. À l'occasion de leur dernière venue, ces derniers ont de nouveau pillé le village et ont annoncé leur prochain retour où le pillage sera plus important, les bandits fuyant la police rurale et devant acquérir des provisions pour se cacher dans la montagne pendant l'hiver à venir. Un paysan qui s'était rebellé est abattu par Calvera. C'en est trop. Aussitôt après son départ, les villageois se réunissent et décident d'agir pour ne plus subir les exactions des bandits. Après avoir pris conseil auprès du vieux sage du village, ils décident d'acheter des armes pour se défendre. Trois hommes sont envoyés aux États-Unis, non loin de là, pour effectuer les achats avec le peu d'argent qu'ils ont pu réunir.

La première ville dans laquelle ils s'arrêtent leur permet de faire la connaissance de Chris Adams, un homme solitaire et bon tireur. Après avoir entendu leur problème, Chris les guide vers une autre piste. Au lieu d'acheter des armes dont, de toute façon, ils seraient incapables de correctement se servir, plus habitués aux travaux des champs qu'à la bataille, ils feraient mieux de louer les services de mercenaires. C'est ainsi qu'ils recrutent, toujours avec l'aide de Chris, le premier engagé, cinq autres hommes.

Tous ces mercenaires acceptent pour une raison bien légitime et propre à chacun : l'un pense que Chris flaire un bon coup financier, un autre suit pour se trouver enfin un but honorable à accomplir, le suivant croit fuir les ennuis en changeant de pays mais pour mieux se jeter dans la bataille, encore un autre est si habile tireur et avec toute arme qu'il accepte par pur défi personnel pour se trouver des ennemis dignes de ce nom, le dernier est sans le sou et se dit que ce maigre salaire est toujours mieux que rien…

En cheminant vers le village, ils acceptent un septième et dernier compagnon d'armes, un jeune homme qui les convainc par sa ténacité et son envie de prouver sa valeur. Les sept mercenaires sont réunis. Dès lors il ne leur reste plus qu'à préparer le village et ses habitants à la bataille à venir.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

les 7 mercenaires


Récompense[modifier | modifier le code]

En 1961, Elmer Bernstein a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique de film et Robert Vaughn au Golden Globe de la révélation masculine de l'année.

Série[modifier | modifier le code]

Inspirant des suites, ce film fait partie d'une série de films :

Il inspire aussi une télésérie :

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film souffre d'une omniprésence de la musique composée par Elmer Bernstein, plus d'une fois tapageuse, et surtout en décalage avec certains moments de tensions dramatiques.
  • Ce film est, six ans après, un remake de celui d'Akira Kurosawa Les Sept Samouraïs.
  • Akira Kurosawa en aurait été si enchanté qu'il offrit un nihontô à John Sturges.
  • Yul Brynner épousa sa femme Doris sur le plateau du film. Pour l'occasion, toute l'équipe rejoua la fiesta du film lors de la réception.
  • Une suite a été tournée en 1966 : Le Retour des sept (Return of the Seven) de Burt Kennedy avec Yul Brynner et avec deux autres acteurs pour les rôles des deux autres survivants du film de Sturges : Vin:/Robert Fuller et Chico/Julian Matteos.
  • Deux autres films ont suivi qui reprennent uniquement le personnage de Chris Adam :
  • Steve McQueen, alors sous contrat pour la série Au nom de la loi, simula un accident de voiture pour pouvoir jouer dans le film. Il s'agissait pour lui de son premier film important, et le moyen de vraiment percer au cinéma. Il chercha donc à se faire remarquer par tous les moyens, surtout au détriment de Brynner qui était déjà une grande star. On le remarque d'ailleurs dans la première moitié du film : il ne cesse de bouger, de faire des gestes, d'enlever et de remettre son chapeau, etc. Un jour, Brynner, irrité par cette attitude, lui conseilla d'arrêter ce petit jeu : "Sinon, je n'ai qu'une chose à faire : il me suffit d'enlever mon chapeau et ainsi, plus personne ne te regardera". Et dans la deuxième partie du film, on voit que le jeu de McQueen est plus sobre.
  • Le gouvernement mexicain hésita à accepter le tournage du film sur son sol. En effet, quelques années plus tôt, les autorités avaient accueilli le tournage de Vera Cruz avec Burt Lancaster, et avaient alors estimé que le film avait donné une image trop négative des Mexicains. Elles finirent par accepter, à condition que soient présents sur le plateau des huissiers mandatés spécialement pour vérifier qu'on ne nuirait pas à l'image des Mexicains, y compris au niveau vestimentaire. Lorsque les costumes blancs des paysans furent couverts de terre pour la scène où ils rentrent des champs, les huissiers intervinrent pour dire que des Mexicains ne pouvaient pas être sales. Et donc, tout au long du film, malgré les travaux dans les champs, les chutes de cheval et les batailles, les costumes des paysans restent parfaitement et miraculeusement blancs.
  • Le groupe de punk britannique The Clash a intitulé un de leur plus célèbre titre The Magnificent Seven en hommage à ce film.

Liens externes[modifier | modifier le code]