Le Chevalier des sables

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Le Chevalier des sables

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Elizabeth Taylor et Richard Burton

Titre original The Sandpiper
Réalisation Vincente Minnelli
Scénario Martin Ransohoff
Dalton Trumbo
Michael Wilson
Acteurs principaux
Sociétés de production Filmways Pictures
Venice Picture
MGM
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Mélodrame
Sortie 1965
Durée 118 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Chevalier des sables (The Sandpiper) est un film américain réalisé par Vincente Minnelli et sorti en 1965.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le jeune Danny Reynolds et sa mère Laura, une artiste-peintre beatnik, vivent une vie de rêve sur les plages de Big Sur en Californie. Laura, mère célibataire et libertaire, s’occupe elle-même de l’éducation de son fils jusqu’au jour où il tue un faon « dans un but expérimental ». À son grand désespoir, Laura est alors contrainte de confier l’éducation de Danny au collège paroissial de San Simeon dirigé par le pasteur Edward Hewitt et son épouse Claire. Edward est à la fois surpris et ébloui par cette belle jeune femme aux mœurs très libres et ils ne tardent pas à être irrésistiblement attirés l’un par l’autre…

Thèmes et contexte[modifier | modifier le code]

Le Chevalier des sables, bel et indompté animal des plages : si l’intrigue n’est pas des plus originales, une mère célibataire belle et libre tourneboulant un homme coincé dans son carcan marital et paroissial, la débauche, dans ce film, est surtout picturale grâce notamment au travail effectué sur les couleurs par Milton R. Krasner, René Guissart Jr. et Nelson Tyler. Outre la vue sur le travail de Laura, l’héroïne artiste-peintre, on a droit à la vision de son buste dénudé sculpté sur bois (censé être scandaleux, « œuvre » du sculpteur beatnik incarné par Charles Bronson), d'images de plages blondes sur ciels bleus et de couchers de soleil sur la mer plus enchanteresses les unes que les autres. On peut rester dubitatif sur la probabilité de l’existence de cette beatnik « très classe » qui semble s’habiller chez les grands couturiers face à la représentation antédiluvienne du couple Hewitt et de son école paroissiale. Finalement, tout est luxe, mini scandale et volupté. Un bel objet volatil comme l’oiseau auquel son titre se réfère…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Les célébrantes :
    • Diane Sayer
    • Joan Connors
    • Peggy Adams Laird
    • Shirley Bonne
  • Les administrateurs :
    • Jan Arvan
    • Tom Curtis
    • Douglas Read
    • Max Gulak
    • Anthony Stuart
    • Colin Drake
    • Fred Fisher
    • Jeff Davis
  • Les épouses des administrateurs :
    • Mary Benoit
    • Olga Valéry
    • Jean Peaslee
    • June Elliott
    • Ginger Hall
    • April Hyde
    • Sophie Veneck

Musique du film[modifier | modifier le code]

1965 : The Sandpiper, BO éditée sur album 33 tours 30 cm (LP) stéréo Mercury/Verve MG 21032/SR 61032, musique de Johnny Mandel, paroles de la chanson The Shadow of Your Smile par Paul Francis Webster, orchestre dirigé par Robert Armbruster (en), production par Quincy Jones, tracklisting :

  1. The Shadow of Your Smile (vocal par des chœurs)
  2. Main Title (instrumental)
  3. Desire (instrumental)
  4. Seduction (instrumental)
  5. San Simeon (instrumental)
  6. Weekend Montage (instrumental)
  7. Baby Sandpiper (instrumental)
  8. Art Gallery (instrumental)
  9. End Title (instrumental)
  10. Bird Bath (instrumental)

Document utilisé pour la rédaction de l’articleRéédition en 1996 sur CD Mercury/Verve 531 229-2 augmenté d'un 11e titre, une version inédite de l'instrumental Weekend Montage. Durée totale : 41 min 33 s.

The Shadow of Your Smile, mais la certitude d’un succès[modifier | modifier le code]

La chanson-thème oscarisée est reprise par de nombreux interprètes, dont Shirley Bassey, Perry Como et Tony Bennett, mais c’est surtout Astrud Gilberto, associée à Stan Getz, qui en fait un standard de la bossa nova dès 1965. En 1966, Eddy Marnay en effectue la langoureuse adaptation française, Le Sourire de mon amour, sensuellement interprétée par Juliette Gréco et suavement orchestrée par Alain Goraguer. Cette déclinaison française ne connaît pas un succès identique à celui de la version originale américaine, car elle est éclipsée par le « tube » de Juliette Gréco figurant sur son même super 45 tours : Un petit poisson, un petit oiseau (paroles de Jean-Max Rivière et musique de Gérard Bourgeois).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Une plage de Big Sur, site de tournage extérieur

Prises de vue[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

À cause de la situation fiscale de Richard Burton qui ne pouvait travailler que durant quatre semaines aux États-Unis, et pas du tout en Angleterre, le tournage en Californie n'a duré que ce temps-là et s'est poursuivi en France aux studios de Billancourt. Durant le tournage, la presse s'est surtout intéressée aux finances du film ; Burton et Taylor obtenaient beaucoup d'argent pour Le Chevalier. Taylor a touché un bon million de dollars, Burton 500 000, plus leur pourcentage sur les recettes (le film a rapporté 14 millions $). La MGM a organisé un cocktail à l'Hôtel George-V où cent photographes ont été invités par Richard et Elizabeth[5].

Avis de la critique[modifier | modifier le code]

Le Chevalier, un « coûteux oiseau » grillé par les critiques — Les spectateurs se sont mobilisés pour aller voir « Liz et Dick » malgré le « passage au gril » du film par la critique, notamment Time Out qui écrit « c'est tout simplement du téléroman, la culpabilité de Burton est irréelle, la rédemption de Taylor un cliché gênant, c'est une plaisanterie idéaliste des années 1960, et le dialogue est autant risible que boursouflé. Seules les images du littoral californien sont superbes, mais tout est superflu », et la célèbre Judith Crist[6] de conclure : « Mlle Taylor et M. Burton ont touché environ 1 750 000 $ pour se produire dans Le Chevalier. À votre place, j'en demanderais autant pour aller les voir dans ce film. »[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titre de travail : The Flight of the Sandpiper (Le Vol du chevalier). Source : The TCM Movie Database États-Unis.
  2. Source IMDb.
  3. Sharon Tate, qui en est à ses débuts, tient de petits rôles, alors sous contrat avec la société américaine de production Filmways comme le note celui qui deviendra son mari : « Filmways avait d'autres idées. Un nom ne cessait de revenir. […] Charentais, ou était-ce Charentaite ? Car c'est ainsi que je l'épelais mentalement, à la française, n'ayant pas la moindre idée de qui ce pouvait être. Je finis par découvrir que Filmways avait sous contrat pour plusieurs films une comédienne du nom de Sharon Tate. […] Tout le monde s'accordait à la trouver très belle — une fille à suivre. ». Source : page 276 des mémoires de Roman Polanski, Roman par Polanski, Paris, Robert Laffont, coll. « Vécu »,‎ 1984, 500 p. (ISBN 2221008030, notice BnF no FRBNF34752902)
  4. a et b Source : The TCM Movie Database États-Unis.
  5. Source : extrait de l'article de Lorraine LoBianco pour The TCM Movie Database États-Unis. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
  6. Critique Américaine de cinéma (1922-2012), a notamment collaboré aux New York Herald Tribune, New York magazine, et à la télévision sur NBC (sa chronique régulière dans l'émission Today).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]