Le Chevalier des sables
Le Chevalier des sables
Une plage de Big Sur, site de tournage extérieur
| Titre original | The Sandpiper |
|---|---|
| Réalisation | Vincente Minnelli |
| Scénario | Martin Ransohoff Dalton Trumbo Michael Wilson |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Filmways Pictures Venice Picture MGM |
| Pays d’origine | |
| Genre | Mélodrame |
| Sortie | 1965 |
| Durée | 118 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Chevalier des sables (The Sandpiper) est un film américain réalisé par Vincente Minnelli et sorti en 1965.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Le jeune Danny Reynolds et sa mère Laura, une artiste-peintre beatnik, vivent une vie de rêve sur les plages de Big Sur en Californie. Laura, mère célibataire et libertaire, s’occupe elle-même de l’éducation de son fils jusqu’au jour où il tue un faon « dans un but expérimental ». À son grand désespoir, Laura est alors contrainte de confier l’éducation de Danny au collège paroissial de San Simeon dirigé par le pasteur Edward Hewitt et son épouse Claire. Edward est à la fois surpris et ébloui par cette belle jeune femme aux mœurs très libres et ils ne tardent pas à être irrésistiblement attirés l’un par l’autre…
Thèmes et contexte [modifier]
Le Chevalier des sables, bel et indompté animal des plages : Si l’intrigue n’est pas des plus originales, une mère célibataire belle et libre tourneboulant un homme coincé dans son carcan marital et paroissial, la débauche, dans ce film, est surtout picturale grâce notamment au travail effectué sur les couleurs par Milton R. Krasner, René Guissart Jr. et Nelson Tyler. Outre la vue sur le travail de Laura, l’héroïne artiste-peintre, on a droit à la vision de son buste dénudé sculpté sur bois (censé être scandaleux, « œuvre » du sculpteur hippie incarné par Charles Bronson) et aux images de plages blondes sur ciels bleus plus enchanteresses les unes que les autres. On peut rester dubitatif sur la probabilité de l’existence de cette beatnik « très classe » qui semble s’habiller chez les grands couturiers face à la représentation antédiluvienne du couple Hewitt et de son école paroissiale. Au final, tout est luxe, mini scandale et volupté. Un bel objet volatil comme l’oiseau auquel son titre se réfère…
Fiche technique [modifier]
- Titre original : The Sandpiper[1]
- Titre français : Le Chevalier des Sables
- Réalisation : Vincente Minnelli
- Scénario : Martin Ransohoff, Dalton Trumbo, Michael Wilson
- Adaptation : Irene Kamp, Louis Kamp
- Assistants-réalisation : William McGarry, Marc Maurette
- Conseiller technique : Jim Donaldson
- Direction artistique : George W. Davis, Urie McCleary
- Décors : Henry Grace, Keogh Gleason, Gilbert Margerie
- Costumes : Irene Sharaff
- Maquillages : William Tuttle, Monique Archambault
- Coiffures : Sydney Guilaroff
- Photographie : Milton R. Krasner
- Cadrage : René Guissart Jr., Nelson Tyler (vues aériennes)
- Son : Jacques Lebreton
- Montage : David Bretherton
- Musique : Johnny Mandel
- Chanson : The Shadow of Your Smile, paroles de Paul Francis Webster et musique de Johnny Mandel
- Scripte : Marie-Josée Guissart
- Générique : Herb Rosenthal
- Photographes de plateau : Richard Avedon, Paul Apoteker
- Production : Martin Ransohoff
- Producteur associé : John Calley
- Directrice de production : Ludmilla Goulian
- Sociétés de production : Filmways Pictures, Venice Picture, MGM
- Sociétés de distribution : MGM (distributeur d'origine), Théâtre du Temple (France)
- Budget : 5 300 000 $ (estimation)[2]
- Pays d'origine :
États-Unis - Tournage :
- Extérieurs : Big Sur, Point Lobos State Reserve, Monterey, San Dimas (Californie, États-Unis)
- Intérieurs : Studios de Billancourt (Hauts-de-Seine, France)[3]
- Format : 35 mm — couleur par Metrocolor — 2.35:1 Panavision — son monophonique
- Genre : mélodrame
- Durée : 118 minutes
- Dates de sortie :
- (fr) Classifications CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 30803 délivré le 5 août 1965)
Distribution [modifier]
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Distinctions [modifier]
Récompenses [modifier]
Oscar de la meilleure chanson originale 1965 pour The Shadow of Your Smile, paroles de Paul Francis Webster et musique de Johnny Mandel.
Grammy Award « Chanson de l'année 1966 » : The Shadow of Your Smile, interprétée par Tony Bennett.
Autour du film [modifier]
The Shadow of Your Smile, mais la certitude d’un succès [modifier]
La chanson-thème oscarisée est reprise par de nombreux interprètes, dont Shirley Bassey, Perry Como et Tony Bennett, mais c’est surtout Astrud Gilberto, associée à Stan Getz, qui en fait un standard de la bossa nova dès 1965. En 1966, Eddy Marnay en effectue la langoureuse adaptation française, Le Sourire de mon amour, sensuellement interprétée par Juliette Gréco et suavement orchestrée par Alain Goraguer. Cette déclinaison française ne connaît pas un succès identique à celui de la version originale américaine, car elle est éclipsée par le « tube » de Juliette Gréco figurant sur son même super 45 tours : Un petit poisson, un petit oiseau (paroles de Jean-Max Rivière et musique de Gérard Bourgeois).
Avis de la critique [modifier]
Le Chevalier, un « coûteux oiseau » grillé par les critiques — Les spectateurs se sont mobilisés pour aller voir « Liz et Dick » malgré le « passage au gril » du film par la critique, notamment Time Out qui écrit « c'est tout simplement du téléroman, la culpabilité de Burton est irréelle, la rédemption de Taylor un cliché gênant, c'est une plaisanterie idéaliste des années 1960, et le dialogue est autant risible que boursouflé. Seules les images du littoral californien sont superbes, mais tout est superflu », et la célèbre Judith Crist[6] de conclure : « Mlle Taylor et M. Burton ont touché environ 1 750 000 $ pour se produire dans Le Chevalier. À votre place, j'en demanderais autant pour aller les voir dans ce film. »[5]
Notes et références [modifier]
- Titre de travail : The Flight of the Sandpiper (Le Vol du chevalier). Source : The TCM Movie Database États-Unis.
- Source IMDb.
- C'est à cause de la situation fiscale de Richard Burton qui ne pouvait travailler que durant quatre semaines aux États-Unis, et pas du tout en Angleterre, que le tournage à Big Sur en Californie n'a duré que ce temps-là et s'est poursuivi aux studios de Billancourt près de Paris. Durant le tournage, la Presse s'est surtout intéressée aux finances du film ; Burton et Taylor obtenaient beaucoup d'argent pour Le Chevalier. Taylor a touché un bon million de dollars, Burton 500 000, plus leur pourcentage sur les recettes (le film a rapporté 14 millions $). La MGM a organisé un cocktail à l'Hôtel George-V où cent photographes ont été invités par Richard et Elizabeth. Source : extrait de l'article de Lorraine LoBianco pour The TCM Movie Database États-Unis. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
- Sharon Tate, qui en est à ses débuts, tient de petits rôles, alors sous contrat avec la société américaine de production Filmways comme le note celui qui deviendra son mari : « Filmways avait d'autres idées. Un nom ne cessait de revenir. […] Charentais, ou était-ce Charentaite ? Car c'est ainsi que je l'épelais mentalement, à la française, n'ayant pas la moindre idée de qui ce pouvait être. Je finis par découvrir que Filmways avait sous contrat pour plusieurs films une comédienne du nom de Sharon Tate. […] Tout le monde s'accordait à la trouver très belle — une fille à suivre. ». Source : page 276 des mémoires de Roman Polanski, Roman par Polanski, Paris, Robert Laffont, coll. « Vécu », 1984, 500 p. (ISBN 2221008030) (notice BnF no FRBNF34752902)
- Source : The TCM Movie Database États-Unis.
- Critique Américaine de cinéma (1922-2012), a notamment collaboré aux New York Herald Tribune, New York magazine, et à la télévision sur NBC (sa chronique régulière dans l'émission Today).
Lien externe [modifier]
- (en) Le Chevalier des sables sur l’Internet Movie Database