The Shadow of Your Smile

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The Shadow of Your Smile
Chanson
extrait de l'album The Sandpiper
Sortie 1965
Enregistré 6 au 9 avril et 27 avril 1965
Studios MGM (Culver City)
Durée min 58 s
Genre Chanson romantique
Auteur Paul Francis Webster
Compositeur Johnny Mandel
Producteur Quincy Jones
Label Mercury

Pistes de The Sandpiper

The Shadow of Your Smile est une chanson populaire écrite par Paul Francis Webster et composée par Johnny Mandel pour le film Le Chevalier des sables (The Sandpiper) sorti en 1965, avec Elizabeth Taylor et Richard Burton dans les principaux rôles. Dans le film, la chanson est interprétée par des chœurs[1] et obtient cette même année l'Oscar de la meilleure chanson originale de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, puis en 1966, dans la version interprétée par Tony Bennett, le Grammy Award de la chanson de l'année.

Paroles[modifier | modifier le code]

The Shadow of Your Smile, qui peut se traduire par « L'ombre de ton sourire », est une chanson romantique. Le parolier Paul Francis Webster fait dire à l'un des deux amants s'adressant à l'autre que même lorsqu'il (ou elle) sera loin, l'ombre de son sourire, dans ses rêves, éclairera ses nuits : « The Shadow of Your Smile, when you are gone, will color all my dreams and light the dawn, look into my eyes my love and see, all the lovely things you are to me ».

Musique[modifier | modifier le code]

Johnny Mandel[2] : « J’ai tenté de composer une musique de film différente. Habituellement, au cinéma, un compositeur essaie d’éblouir le spectateur avec une profusion de sons et de rythmes. Au lieu de cela, pour Le Chevalier des sables, j’ai souhaité conserver la même atmosphère en harmonie avec l’intensité de l’histoire, soulignée par la beauté et la solitude de ce lieu magnifique qu’est Big Sur. Avec ma musique, j’ai voulu évoquer le roulement des vagues, la splendeur des montagnes, la beauté du paysage. Je suis tombé amoureux de Big Sur il y a plus de dix ans. Naturellement, j’ai été enchanté qu’on me confie cette tâche me permettant de faire partager au spectateur les sensations que j’éprouve pour ce grand espace préservé d’Amérique. J’espère avoir réussi »[3].

Reprises[modifier | modifier le code]

Reprises notables par Astrud Gilberto qui en fait un standard de la bossa nova dès 1965 et, en 1966, par Tony Bennett qui reçoit le Grammy Award de la chanson de l'année.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Versions jazz

Ailleurs[modifier | modifier le code]

Allemagne
Brésil
Espagne
Irlande
Italie
Jamaïque
Royaume-Uni
Suède

Adaptation française[modifier | modifier le code]

En 1966, le parolier Eddy Marnay effectue l'adaptation française qu'il nomme Le Sourire de mon amour.

Juliette Gréco, qui l'interprète, avoue l'avoir enregistrée « à contrecœur » (parce que c’est une adaptation)[4]. Elle se calque sur la version anglaise d’Astrud Gilberto qui supprime le couplet récitatif d’introduction (conservé par Tony Bennett[5]) et qui ajoute un pont fredonné. Le texte respecte le sens des paroles originales de Paul Francis Webster : « Quand j’ai vu le sourire de mon amour, j’ai confondu la nuit avec le jour, j’ai laissé mon cœur se prendre au jeu et j’ai bu ses lèvres avec mes yeux ». L'orchestration d'Alain Goraguer reste dans la tonalité des arrangements originaux de la BO du film. Cette version est éclipsée par l'un des plus grands succès de Juliette Gréco (son « tube » de l'année 1966) situé en 1re position de la face A du même super 45 tours : Un petit poisson, un petit oiseau (paroles de Jean-Max Rivière et musique de Gérard Bourgeois).

Reprises de l'adaptation française, version jazz par la hollandaise Denise Jannah (nl) (2002), et par la québécoise Ima (2007).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Unknown chorus » : « chœurs inconnus », note dans l'édition CD de la BO. Mais on sait qu'ils sont composés de six hommes et six femmes (mention sur le site FSM, voir lien externe).
  2. Extrait de son commentaire au verso de la pochette de l'album vinyle original paru en 1965.
  3. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
  4. Source : volume 8 de son intégrale L'Éternel Féminin (Mercury, 2003).
  5. Mais absent dans la version chantée par les chœurs dans l’album de la BO originale.

Liens externes[modifier | modifier le code]