Jean Kahn-Dessertenne

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Jean Kahn-Dessertenne est un professeur de philosophie et poète français né Jean Kahn le à Paris, et mort le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Kahn fait des études de lettres et philosophie, et s'engage, à partir de 1932, au Parti communiste français[2]. Il fréquente à cette époque l'écrivain René Daumal et l'aventurier occultiste Georges Gurdjieff, puis obtient un poste d'enseignant au cours privé Godéchoux[2] mais, mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, il décide dès 1940 de rejoindre à Londres le général de Gaulle, en passant par le Maghreb. Arrêté au moment de s’embarquer, Jean Kahn est interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales[2]. Il réussit à s’en évader et entre dans la Résistance où il prend le nom de Jean Dessertenne.

Après la guerre il reprend ses activités de professeur au cours Godéchoux et utilise, dès lors, le nom composé Jean Kahn-Dessertenne. Comme enseignant, Jean Kahn-Dessertenne a eu notamment pour élève Jean-Edern Hallier[réf. nécessaire]. Il s'intéresse à cette époque aux travaux du psychiatre Serge Lebovici dont il intègre, en 1950, les « Groupes d'études et de recherche sur la pédagogie ». Il quitte le PCF en 1952[2]. Il se donne la mort, le , en se jetant d'un train à Bar-sur-Aube.

Il est le père du journaliste Jean-François Kahn, du chimiste Olivier Kahn, et du généticien Axel Kahn.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Réforme de l’entendement, 1953.
  • Matière du temps, postface de Robert Tzakiri, Collection Cahiers d'Arfuyen no 138, 96 pages, (ISBN 2-845-90022-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suicide
  2. a, b, c et d Biographie de Jean Kahn-Dessertenne sur le site des éditions Arfuyen