Jean-Martin Moyë

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Jean-Martin Moyë
Image illustrative de l'article Jean-Martin Moyë
Médaillon d’un vitrail représentant Jean-Martin Moyë
Bienheureux
Naissance 27 janvier 1730
Cutting
Décès 4 mai 1793 
Trèves
Béatification 21 novembre 1954
par Pie XII
Fête 4 mai

Jean-Martin Moyë, né à Cutting en Lorraine le 27 janvier 1730 et mort à Trèves en Allemagne en 1793, est un missionnaire lorrain puis français, fondateur de la Congrégation de la Divine Providence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à côté du lieu de sa sépulture près de l'église de la Trinité (Trèves)

Jean-Martin Moyë naquit le 27 janvier 1730 à Cutting en Lorraine, dans le diocèse de Metz. Sixième des treize enfants de Jean Moyë et de Catherine Demange. Son frère aîné, séminariste, lui apprit les premiers rudiments de latin et il continua ses études au collège de Pont-à-Mousson. Il étudia ultérieurement la philosophie au collège jésuite de Strasbourg et intégra le séminaire de Metz à la fin de l'année 1751.

Il fut ordonné prêtre le 9 mars 1754. Il était animé d'un grand zèle apostolique, et était particulièrement sensibilisé aux problèmes de l'éducation en milieu rural. C'est ainsi qu'avec l'aide de personnes dont il était le directeur spirituel, il fonda en 1767 la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence, malgré les oppositions qu'il rencontra de la part de certains de ses supérieurs.

La même année, il fut nommé supérieur du Petit Séminaire de Saint Dié. Toutefois, il était profondément attiré par le service des missions, et, en 1769, il rejoignit le Séminaire des Missions étrangères de Paris.

Dès 1773, il arriva au Sichuan, en Chine. Il y resta neuf ans, y fonda une congrégation religieuse similaire à la Congrégation de la Divine providence, où des sœurs se dévouaient aux soins des malades et à l'éducation chrétienne des populations.

Épuisé et malade, Jean-Martin Moyë retourna en France en 1784. Exilé en 1791, pendant la Révolution, il se retira à Trèves en Allemagne, et y mourut de la typhoïde tandis qu'il soignait les malades hospitalisés, en 1793. Il est enterré à proximité de l'église de la Trinité, ancienne église des Jésuites de Trèves en Allemagne.

Six congrégations sont nées du projet de Jean-Martin Moyé : la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel en Moselle, la Providence de Portieux,, et celle de Gap ; la Providence de Champiom en Belgique ; la Providence du Texas et les Missionnaires de San Antonio, en Amérique.

Béatification[modifier | modifier le code]

  • Il fut déclaré Vénérable par le Pape Léon XIII le 14 janvier 1891.
  • Et fut béatifié le 21 novembre 1954 par le Pape Pie XII.
  • Il est fêté le 4 mai.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire de spiritualité... Tome VIII, Paris, Beauchesne, 1974, col. 844-847
  • Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Dogme de la grâce 1774.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Directoire des Sœurs de la Providence de Portrieux.
  • Anne-Marie Abel, La Pauvreté dans la pensée et l'œuvre de de Jean-Martin Moyë, 1730-1793 1973.
  • Jean-Martin Moyë dans son message de Providence Sœur Kernel Marie-Agnès.
  • Prier quinze jours avec Jean-Martin Moyë Fondateur des Sœurs de la Providence, missionnaire en Chine Marthe Dachet et Geneviève Pascale Defrenne.
  • Georges Tavard, L'Expérience de Jean-Martin Moyë 1730-1793
  • Georges Tavard, Lorsque Dieu se fait tout, la doctrine spirituelle du bienheureux Jean-Martin Moyë, 1984.
  • Jean Guennou, Le Bienheureux J.-Martin Moyë (1730-1793), Apostolat des Éditions, 1970.
  • Le Vénérable Jean-Martin Moyë ; Missionnaire apostolique, fondateur des Sœurs de la Providence en Lorraine et de Vierges enseignantes en Chine M. de Lescure Desclée, De Brouwer et Portieux, Lille, 1929.