Cathédrale du Sacré-Cœur de Canton

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Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale du Sacré-Cœur.
Cathédrale du Sacré-cœur de Jésus
Image illustrative de l'article Cathédrale du Sacré-Cœur de Canton
Présentation
Nom local 耶穌聖心主教座堂
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Canton (siège)
Début de la construction 1863
Fin des travaux 1888
Architecte Léon Vautrin
Style dominant Néogothique
Géographie
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Guangdong
Commune Canton
Coordonnées 23° 07′ 02″ N 113° 15′ 17″ E / 23.117317, 113.254833 ()23° 07′ 02″ Nord 113° 15′ 17″ Est / 23.117317, 113.254833 ()  

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Cathédrale du Sacré-cœur de Jésus

La cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus est d'architecture néogothique et sert de cathédrale pour l'archidiocèse de Canton en Chine.

Elle est surnommée localement « chambre de pierre[1]. » (石室), prononcé « shí shì » en mandarin, et « sek6 sat1 » en cantonais, et se trouve dans le district de Yuexiu.

La façade sud

Historique[modifier | modifier le code]

La cathédrale a été construite selon les plans des architectes français Vautrin et Humbert (qui surveilla les travaux) pour Mgr Guillemin (1814-1886) des Missions étrangères de Paris[2] préfet apostolique du Guangdong. L'empereur Napoléon III, sollicité par son épouse Eugénie, octroie 500 000 francs de subsides sur son argent personnel. Les fondations sont achevées en 1863 et la première pierre est bénite en grande pompe le 8 décembre 1863, fête de l'Immaculée Conception. Deux pierres venant des catacombes de Rome sont ensuite enchassées. la cérémonie est suivie par le vice-roi de la Province des deux Kong (venu en palanquin soulevé par huit hommes), tous les hauts mandarins et un détachement de 300 Tartares et du côté européen par les hauts fonctionnaires locaux, dont tous les consuls de Canton[3], les missionnaires, une vingtaine de prêtres, et toute la foule requise. Les Chinois étaient les plus nombreux aux abords de l'édifice et dans les avenues pavoisées alentour. Le consul de France et l'évêque prononcent des discours.

Le chantier est arrêté en 1869, car le nouveau vice-roi interdit l'extraction des pierres. En vérité un mouvement xénophobe se fait jour. Mgr Guillemin obtient finalement gain de cause, après avoir rencontré les hauts mandarins de Pékin. Elle est presque achevée en 1873, après que le ministère des Affaires étrangères[4] eut fait passer un vote de crédit supplémentaire à l'Assemblée Nationale[5] et terminée en 1888. Mgr Guillemin n'a pas pu voir son œuvre achevée, car il meurt en 1886 à Paris, à l'âge de soixante-douze ans. Mgr Chausse (MEP) lui succède. Elle a été restaurée en 1925[6], en 1984-1986, et en 2004-2006.

La façade de la cathédrale est construite sur le modèle de l'église Sainte-Clotilde de Paris[7], tandis que la nef et le chœur reprennent comme modèle la Cathédrale de Toul. Elle mesure 66 mètres de long, 35 mètres de large, possède deux tours de 58 mètres de hauteur, trois nefs et quatorze chapelles latérales. Ses 98 vitraux qui en tant étonné les Cantonais au début ont été détruits pendant la Révolution culturelle. Ils sont peu à peu remplacés aujourd'hui par une entreprise de vitraux philippine et les textes des vitraux qui étaient en latin et français sont remplacés par des textes en anglais.

Les messes en semaine et le dimanche et fêtes, sont en cantonais, mandarin et coréen. Il y a une messe en anglais le dimanche à 15h30.

Notes[modifier | modifier le code]

Un vitrail de la cathédrale représentant la Transfiguration de Jésus
  1. Car elle est construite en pierre. Les blocs ont été transportés de Hong Kong par bateau
  2. Corinne de Ménonville, op. cité, p. 154
  3. Dont le consul de France, le baron de Trenqualye
  4. Dirigé par le duc de Broglie
  5. Corinne de Ménonville, op. cité, p. 156
  6. Mgr Fourquet (MEP) fait entre autres remplacer le toît de cuivre, les escaliers par du béton
  7. Aujourd'hui basilique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corinne de Ménonville, Les Aventuriers de Dieu et de la République, Paris, Les Indes Savantes, 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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