Issad Rebrab

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Issad Rebrab

Description de l'image Rebrab.jpg.
Naissance (71 ans)
Taguemount-Azouz, Aït Mahmoud (Algérie)
Nationalité Drapeau de l'Algérie Algérienne
Pays de résidence Algérie
Profession
Activité principale

Issad Rebrab, né le 27 mai 1945 à Taguemount-Azouz (Kabylie, Algérie), est un entrepreneur algérien. Il est fondateur et Président du Conseil d'Administration du groupe industriel Cevital, l'une des plus importante entreprise privée algérienne, employant 13 000 personnes[1]. Sa fortune est estimée à 3,2 milliards de dollars par le magazine Forbes[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issad Rebrab issue d'une famille modeste, a suivi des études à l’école normale d'enseignement professionnel, il a enseigné la comptabilité et le droit commercial, mais a rapidement abandonné ce créneau. En 1968, il crée son cabinet d'expert-comptable. « Un client m'a alors proposé de prendre des parts dans sa société de construction métallurgique », se rappelle-t-il. L'aventure ne fait que commencer. « J'ai pris des risques calculés. Au pire, je savais que je pourrais toujours retourner dans l'enseignement », avoue Issad Rebrab. Toujours est-il qu'en 1995 Issad Rebrab était devenu un industriel important dans le monde de la métallurgie. Survient alors « un sabotage terroriste sur trois de nos plus grandes entités. Cela nous a coûté environ 1,1 milliard de dinars », raconte-t-il. Se sentant menacé, il quitte l'Algérie pour la France pour quelques mois. Ce n'est qu'après son retour au pays natal qu'il créé Cevital, en 1998 à Béjaia en Kabylie. Il garde de son séjour français un intérêt dans la charcuterie, à travers une participation dans Delice Mondial. Son prochain défi, crée un méga complexe logistique industriel et énergétique dénommé Cap-2015, une vaste zone industrielle à l'est d'Alger   dans lequel cet industriel compte injecter 20 milliards de dollars. Doté d’un hub portuaire situé à Cap Djinet (à 60 kilomètres d’Alger), d’un pôle industriel comprenant plusieurs activités (pétrochimie, sidérurgie, construction navale et automobile) et d’une ville nouvelle pouvant abriter 250 000 habitants, le projet ambitionne de créer cent mille emplois directs et un million d’emplois indirects.

Création de Cevital[modifier | modifier le code]

le complexe agro-industriel basé à Béjaïa qui constitue aujourd’hui la branche la plus rentable du groupe (65 % du CA). Cevital avait fait passer l'Algérie de l’état d’importateur à celui d’exportateur d’huile végétale et de margarine[3]. Premier exportateur du pays hors hydrocarbures, le groupe veut produire 2 millions de tonnes de sucre en 2014, soit un gain de productivité de 400 000 t. Il s'appuie pour cela sur du matériel unique dans le pays, comme ces deux grues montées sur 14 roues et capables de charger et décharger 36 t de sucre par coup de mâchoire. Cevital fournit aussi du sucre liquide à l'industrie nationale des boissons. L'entreprise, qui envisage de produire du sucre roux, est la seule en Algérie à avoir utilisé un "bibo" (Bulk In, Bags Out), navire-usine de 30 000 à 40 000 t qui permet de charger en vrac au départ et de décharger emballé à l'arrivée. En 2012, 450 000 t d'huile, essentiellement destinées au marché national, sont sorties de Cevital Agro. Mais c'est dans le sucre - avec la plus grande raffinerie d'Afrique - que Cevital excelle. En 2013, 1,6 million de tonnes sont attendues, dont 1 million pour le marché national, estimé à 1,1 million de tonnes. Cette année, 600 000 t seront exportées vers une vingtaine de pays, en Afrique de l'Ouest, pour des clients tels que Coca-Cola, mais aussi vers l'Europe (Ferrero Rocher) et le Moyen-Orient. En 2010, première année de vente hors d'Algérie, 150 000 t seulement avaient quitté le territoire national[4].

Manager charismatique[modifier | modifier le code]

Issad Rebrab fasciné par le modèle coréen des chaebols, Rebrab a enregistré au cours de cette décennie d’indéniables succès. Il a notamment fait passer l’Algérie du stade d’importateur d’huile et de sucre à celui d’exportateur[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]