Cloud computing

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Diagram showing overview of cloud computing including Google, Salesforce, Amazon, Microsoft, Yahoo & Lundi Matin
Cloud computing

Le Cloud computing[1] est un concept de déportation sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. Les noms officiels en français sont informatique dans le nuage, informatique en nuage[2], informatique dématérialisée, ou encore infonuagique [3]

Ce concept est vu comme une évolution majeure par certains analystes[4], ou comme un piège par d'autres comme notamment Richard Stallman[5].

Les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l'infrastructure sous-jacente, souvent complexe. Les applications et les données ne se trouvent plus sur l'ordinateur local, mais – métaphoriquement parlant – dans un nuage (« cloud ») composé d'un certain nombre de serveurs distants interconnectés au moyen d'une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. L'accès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur Web.

Sommaire

[modifier] Concepts

Le concept d'informatique dans le nuage est comparable à celui de la distribution de l'énergie électrique. La puissance de calcul et de stockage de l'information est proposée à la consommation par des compagnies spécialisées. De ce fait, les entreprises n'ont plus besoin de serveurs propres, mais confient cette ressource à une entreprise qui leur garantit une puissance de calcul et de stockage à la demande.

Selon les approches des entreprises, se distinguent trois formes de cloud computing :

Cette notion est regroupée par les Anglo-saxons sous le vocable « elastic computing capacity ». Le National Institute of Standards and Technology en a donné une définition succincte qui reprend ces principes de base.

Le SYNTEC Informatique, dans son livre blanc du Cloud Computing[6], présente trois modèles : IaaS, PaaS, SaaS.

Dans le modèle classique (non cloud), l'entreprise maintient : les applications, les runtimes, l'intégration SOA, les bases de données, le logiciel serveur, la virtualisation, le matériel serveur, le stockage, les réseaux.

[modifier] IaaS

L'Infrastructure as a service (IaaS) est le premier modèle de cloud, où :

[modifier] PaaS

La Platform as a service (PaaS) est le second modèle de cloud, où :

[modifier] SaaS

Le Software as a service (SaaS) est l'ultime modèle de cloud, où le fournisseur Cloud maintient : les applications, les runtimes, l'intégration SOA, les bases de données, le logiciel serveur, la virtualisation, le matériel serveur, le stockage, les réseaux.

Le SaaS, souvent associé au « cloud computing » peut être vu comme un modèle économique de consommation des applications : celles-ci sont consommées et payées à la demande (par utilisateur et par minute d'utilisation par exemple) et non plus acquises par l'achat de licences. Le SaaS peut donc à ce titre reposer sur une infrastructure informatique dans le nuage.

[modifier] Historique

Longtemps avant que l'expression « Cloud computing » naisse, les architectes de réseaux (ceux qui conçoivent les réseaux intra et inter-entreprise) schématisaient Internet par un nuage dans leurs croquis. En anglais, on parlait alors de « the cloud », ce qui signifiait à peu de choses près l'Internet que nous connaissons. Ce nuage évoquait alors une connexion vers une quantité indéfinie d'utilisateurs et non pas des services tel que nous l'entendons maintenant.

[modifier] Bilan 2009

En 2009, moins de 10% des entreprises interrogées mentionnent recourir déjà à des services de cloud computing dans le domaine de l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques[7]. D’ici 2011 et au-delà, les entreprises devraient porter un intérêt de plus en plus soutenu à ces services puisque, selon le type de cloud computing envisagé (privé interne, privé externe ou public), elles devraient être entre une sur deux et une sur trois à y recourir. La tendance semble néanmoins en faveur des clouds privés internes même si les entreprises ne se limitent pas obligatoirement à ces services et devraient sans aucun doute combiner les solutions entre elles.

[modifier] Applications

L'architecture des briques de construction du Cloud computing.

[modifier] Systèmes de cloud computing

Il existe déjà plusieurs systèmes de cloud cumputing tels qu'Amazon EC2, Windows Azure ou Google App Engine et différentes API permettant de communiquer avec ces systèmes. L'API d'Amazon, Amazon EC2 est sans doute la plus populaire du fait de son service lancé avec un support publicitaire important. Plusieurs outils sont donc compatibles avec cette API.

[modifier] Applications logicielles

Les logiciels en ligne tels que Google Apps, Office Web Apps ou LotusLive (IBM) par exemple peuvent être perçus comme la partie logicielle émergée de cette nouvelle manière de concevoir l'informatique. De même, les systèmes d'exploitation pourraient être proposés à distance grâce aux technologies de virtualisation.

[modifier] Stockage

Les services de stockage en ligne permettent de stocker des données et des documents sans avoir à augmenter continuellement le nombre de serveurs ou la taille des SAN.

Les services suivants reposent sur le cloud computing :

[modifier] Principaux acteurs

Amazon, Google, IBM, Intel, Red Hat et Microsoft figurent parmi les principales entreprises du secteur[8].

Fin juillet 2008, Intel, Hewlett Packard et Yahoo! ont noué un partenariat visant à promouvoir la recherche dans le domaine du Cloud Computing[9]. La première initiative concerne la création d'un environnement distribué (Cloud Computing Test Bed) facilitant la recherche et les tests de logiciels, d'administration de data centers et de matériels associés à l'informatique dans le nuage à une échelle jamais atteinte. Pour cette opération, les trois partenaires ont associé l'Infocomm Development Authority of Singapore, l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign et l'institut de technologie de Karlsruhe.

[modifier] Infrastructure

La majorité des infrastructures d'informatique dans le nuage se compose des services fournis par la prochaine génération de centres de traitement des données qui reposent sur des technologies de virtualisation du calcul et du stockage.

La généralisation des connexions Internet à haut débit permet d'optimiser les temps de réponse de l'infrastructure centralisée.

[modifier] Particularités

[modifier] Avantages

La mutualisation du matériel permet d'optimiser les coûts par rapport aux systèmes conventionnels et de développer des applications partagées sans avoir besoin de posséder ses propres machines dédiées au calcul.

Comme pour la virtualisation, l'informatique dans le nuage est plus économique grâce à son évolutivité. En effet, le coût est fonction de la durée de l'utilisation du service rendu et ne nécessite aucun investissement préalable (homme ou machine). Notons également que l'élasticité du nuage permet de fournir des services évolutifs et donc de supporter les montées de charges.

Par exemple, Salesforce.com, pionnier dans le domaine de l'informatique dans le nuage gère les données de 54 000 entreprises, et leurs 1,5 millions d'employés, avec seulement 1 000 serveurs (mars 2009).

De plus, et c'est un argument mis en avant par les fournisseurs d'application en nuage, les services sont extrêmement fiables car basés sur des infrastructures performantes possédant des politiques efficaces de tolérance aux pannes (notamment des répliques).

[modifier] Inconvénients

L'ONG Greenpeace dénonce les impacts négatifs de l'informatique en nuage, dans le rapport 2010 sur l'impact écologique du secteur informatique (voir article informatique et développement durable).

D'autres problèmes sont :

Il est tout à fait possible de stocker les données sensibles des entreprises dans des espaces sécurisés en intra-extra entreprises, de manière à éviter à la fois les risques liés au stockage sur des serveurs externes et ceux liés à l'acheminement des données jusqu'à ces serveurs.

[modifier] Critiques

Pour Richard Stallman[5],[11], à l'origine de GNU, l'informatique dans le nuage « est un piège », ses utilisateurs perdant le contrôle de leurs applications. Ce militant du logiciel libre y voit un concept publicitaire sans intérêt, rejoignant les critiques exprimées par Larry Ellison, fondateur d'Oracle, selon lequel il s'agit d'un phénomène de mode[12].

[modifier] Notes et références

  1. Cloud signifie « nuage » en anglais. Le nuage est l'image généralement utilisée dans le monde informatique pour symboliser Internet
  2. JORF n°0129 du 6 juin 2010 page 10453 texte n°42. L'OQLF propose informatique en nuage comme synonyme d'infonuagique.
  3. Terme proposé par l'Office québécois de la langue française en novembre 2009. S'utilise aussi comme adjectif (ex. : les services infonuagiques, des opérations infonuagiques).
  4. Gartner Says Cloud Computing Will Be As Influential As E-business
  5. a et b Cloud computing is a trap, warns GNU founder Richard Stallman, The Guardian, par Bobbie Johnson, 29 septembre 2008
  6. Livre Blanc « Cloud Computing » de Syntec informatique
  7. Source : étude de MARKESS International - Référentiel de pratiquesApproches d'Hébergement avec le Cloud Computing & la Virtualisation, 2009-2011
  8. (en) Jeremy Geelan, « Le top 250 acteurs dans l'écosystème du Cloud Computing », 2010, Virtualization Journal. Consulté le 02 juin 2010
  9. Intel, HP et Yahoo s’associent autour du Cloud Computing
  10. (fr) « Enjeux juridiques du Cloud Computing  », Clément Rongier (OCTO), septembre 2010
  11. Richard Stallman dénonce le caractère propriétaire du Cloud computing, ZDNet, 30 septembre 2008
  12. Larry Ellison critique le cloud computing, ZDNet, 29 septembre 2008

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

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