Hermann von François

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Hermann von François
Image illustrative de l'article Hermann von François

Naissance 31 janvier 1856
Luxembourg
Décès 15 mai 1933 (à 77 ans)
Berlin-Lichterfelde
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Grade Général
Années de service 1875 – 1918
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 13e division d'infanterie
1er corps d'armée
VIIIe armée
41e corps d'armée de réserve
Faits d'armes Bataille de Stalluponen
Bataille de Gumbinnen
Bataille de Tannenberg
Offensive de Gorlice-Tarnów
Bataille de Verdun
Hommages Pour le Mérite

Hermann Karl Bruno von François , né le 31 janvier 1856 à Luxembourg et mort le 15 mai 1933 à Berlin-Lichterfelde, est un général allemand. Il participe à la Première Guerre mondiale, où il joue un rôle crucial lors des premiers engagements sur le front de l'Est notamment au cours de la bataille de Tannenberg. Il commande par la suite le 41e corps d'armée et prend part à la bataille de Verdun.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine familiale[modifier | modifier le code]

Hermann von François est né le 31 janvier 1856 à Luxembourg. Il est issu d'une famille de vieille noblesse française huguenote. Elle est mentionnée dès le début du 14e siècle comme une famille de soldats réputés pour leur bravoure. Cette famille provient du Bugey dans l'Ain. En épithète la famille portait le nom de leur château ancestral d'Alimes donc « François de Alimes  ». Les membres de cette famille jouent un rôle important dans la vie militaire du Duché de Savoie et ont partagé les victoires et les défaites de leur suzerain. Une partie de la famille est retrouvée ensuite en Normandie. Son nom est modifié en « de Billy », « de la Motte », « de Saint-Nicolas » et « du Pommier ». En 1685, la révocation de l'édit de Nantes provoque l'émigration de la branche de la famille dirigée par Étienne von François en Saxe.

Parmi les ancêtres d'Hermann von François se trouvent presque exclusivement des officiers. Son grand-père, Charles von François sert comme général pour la Prusse puis la Russie dans les combats contre Napoléon Bonaparte. Son père, Bruno von François, est un général prussien et commande la 27e brigade d'infanterie prussienne. Il est tué au combat lors de la Bataille de Spicheren le 6 août 1870, quelques jours avant la Bataille de Sedan. Le frère cadet d'Hermann von François, Hugo von François est un officier d'état-major général allemand qui est tué lors des combats contre les Hereros dans le Sud-Ouest africain. Son frère aîné Curt von François a un rôle crucial dans l'acquisition et la collecte cartographique de la colonie allemande du Sud-Ouest africain.

Premières années[modifier | modifier le code]

Hermann von François rejoint l'école des cadets à l'école militaire de Groß-Lichterfelde. Il sert ensuite comme page du Kaiser Guillaume Ier, puis le 15 avril 1875 il est nommé sous-lieutenant au Ier régiment à pied de la garde basé à Potsdam. De 1884 à 1887, il intègre l'académie militaire de Berlin. En 1889, il reçoit le grade de capitaine et rejoint l’État-major allemand.
Au début des années 1890, von François devient officier d’État-major au XVe corps d'armée. Il est promu major en 1894 et transféré à la 8e division d'infanterie à Mannheim. En 1899, von François est le Chef d’État-major du IVe corps d'armée commandé alors par Paul von Hindenburg et basé à Magdebourg.
En 1908, von François est promu général de division et commande la brigade de Hesse. En 1911, il obtient le grade de lieutenant général et prend la tête de la 13e division jusqu'à ce qu'il devienne général d'infanterie et qu'il commande le Ier corps d'armée à partir du 1er août 1914 au sein de la VIIIe armée basée à Königsberg.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la guerre éclate, von François à la tête du Ier corps d'armée est basé en Prusse-Orientale au sein de la VIIIe armée. Il a pour mission de défendre la ville-clef de Königsberg d'une action offensive russe. Il est opposé à la 1re armée russe commandée par Pavel Rennenkampf. von Prittwitz, le commandant de la VIIIe armée allemande doit maintenir une attitude défensive devant la pression russe, il ordonne le 17 août 1914 à von François de faire retraite. von Françoise refuse en ayant cette fameuse phrase : « Le Général von François se retirera lorsqu'il aura battu les Russes ! ». Il contre-attaque lors de la Bataille de Stalluponen et remporte une victoire, infligeant 5 000 pertes à la Ire armée russe et en faisant 3 000 prisonniers.

Après cette victoire, von François obéit à von Prittwitz et se replie 15 kilomètres plus à l'ouest. Encouragé par ces résultats, von Prittwitz décide de combattre la 1re armée russe. Le 1re corps d'armée de von François est engagé une nouvelle fois lors de la Bataille de Gumbinnen trois jours plus tard. von François attaque sans attendre les ordres, il obtient des succès locaux. Son attaque prématurée alerte l'armée russe qui bloque puis repousse les deux autres corps d'armée entraînant la retraite allemande. Afin d'éviter d'être tourné par la 2e armée russe, von Prittwitz envisage un repli de son armée au-delà de la Vistule abandonnant la Prusse Orientale. Il est désavoué par l'état major allemand et cède son commandement à Hindenburg.

Hindenburg et Erich Ludendorff, son chef d'état major, décident de concentrer les moyens de la VIIIe armée allemande contre la 2e armée russe du général Alexander Samsonov. Ils transfèrent par voies ferrées le Ier corps d'armée de von François d'Insterburg à Usdau qu'il atteint le 26 août 1914. von François ignore par deux fois les ordres de Ludendorff et attend l'arrivée complète de son corps d'armée avant d'entreprendre une action offensive. Il attaque ensuite les troupes de la 2e armée russe et a un rôle essentiel lors de la Bataille de Tannenberg en permettant l'encerclement de l'armée russe.

Après ce succès, Hindenburg et Ludendorff sont nommés sur le front de l'Est plus au sud à la tête de la IXe armée. Le Général von Schubert devient le nouveau commandant de la VIIIe armée tandis que von François reste à la tête du Ier corps d'armée en Prusse Orientale et continue la guerre avec succès à la bataille des lacs de Mazurie. Lorsque von Schubert lui donne l'ordre de se retirer, von François refuse. Il envoie un télégramme au haut commandement de l'armée décrivant ses succès et affirmant que von Schubert est mal conseillé. Le télégramme impressionne tant l'Empereur que ce dernier relève von Schubert de ses fonctions et nomme von François commandement de la VIIIe armée allemande le 8 octobre 1914. Il ne garde cependant que peu de temps ce commandement. Lorsque Hindenburg et Ludendorff lancent leur contre-attaque de Thorn vers Lodz, von François doit les soutenir par l'envoi du Ier corps d'armée. Ne voulant pas se séparer de ce corps d'armée d'active, il envoie à la place le XXVe corps de réserve composé de soldats mal entraînés et mal équipés. Début novembre 1914, von François est démis du commandement et est remplacé par Otto von Below.

Sans affectation pendant plusieurs semaines, von François est nommé à la tête du XLIe corps de réserve le 24 décembre 1914. Avec son corps d'armée, il est envoyé sur le front de l'Ouest avant de retourner sur le front Est en avril 1915. Il participe aux offensives allemandes du printemps 1915, notamment à l'Offensive de Gorlice-Tarnów, qui permettent la conquête de la Pologne russe. Il reçoit à cette occasion la médaille Pour le Mérite, la plus haute distinction militaire allemand le 14 mai 1915. von François est envoyé sur le front de l'Ouest en juillet 1915 où il prend le commandement du VIIe corps d'armée de Westphalie. Il dirige le groupe de divisions Meuse ouest sur le front de Verdun en juillet 1916. Suite à ses actions lors de la Bataille de Verdun, il reçoit les feuilles de chênes le 27 juillet 1917.

Avec l'arrivée à la tête de l'armée allemande de Hindenburg et Ludendorff, von François ne retrouve plus de commandement important. Il est nommé « À la suite » du 3e régiment de grenadier à pied de la garde (Régiment de la reine Élisabeth). Il est placé sur la liste des officiers de réserve puis mis à la retraite en octobre 1918.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Après son départ de l'armée, von François écrit des articles dans des revues de sciences militaires. Il est récompensé le 20 mai 1925 honoré par l'Université de Tübingen par un doctorat à titre honorifique. Après la guerre, il rédige plusieurs ouvrages d'histoire militaire dont Marneschlacht und Tannenberg en 1920 qui remporte un franc succès en Allemagne.

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) « Hermann von François », sur La machine prussienne (consulté le 23 août 2014).