Guillaume de Paris

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Guillaume de Paris
Image illustrative de l'article Guillaume de Paris
Saint Guillaume de Paris
Saint
Naissance 1105
Sigmaringen
Décès 1202  (à 97 ans)
Seewis im Prättigau
Nationalité Flag of Denmark.svg Danemark
Canonisation 12 février 1224
par Honorius III
Vénéré par l'Église catholique romaine, Eglise anglicane
Fête 6 avril
Saint patron Danemark

Guillaume de Paris (Guillaume d'Æbelholt, Guillaume du Paraclet, Guillaume d'Eskil) (1105 - 1202), fut un saint catholique ayant vécu au Moyen Âge. Il appartenait à une famille noble française et devint chanoine séculier à Sainte Geneviève du Mont puis, après la réforme de Suger, chanoine régulier. Il était sous-prieur du monastère quand l'évêque Absalom de Lund en Scanie, qui avait entendu parler de sa sainteté, envoya Saxo Grammaticus à Paris pour lui demander son aide afin de restaurer la discipline religieuse dans son diocèse. Le saint accepta et devint abbé d’Eskill (dans l'actuel Danemark), où il réussit à faire revenir les religieux à l'observance primitive de leur règle.

Il fut canonisé, peu de temps après sa mort, le 12 février 1224, sa fête est célébrée le 6 avril.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint Guillaume de Paris (Guillaume d'Æbelholt, Guillaume du Paraclet, Guillaume d'Eskil) (vers 1127 - le dimanche de Pâques, 1203) était un homme d'Église du Danemark d'origine française.

Il fut instruit par son oncle Hugues, quarante-deuxième abbé de Saint-Germain-des-Prés à Paris et, ayant été ordonné sous-diacre, reçut un canonicat dans l'église Sainte-Geneviève-du-Mont. Sa vie exemplaire ne le recommanda pas à ses collègues chanoines, qui essayèrent de se débarrasser de sa présence et même, en le diffamant, d'empêcher son ordination au diaconat par l'évêque de Paris. Guillaume obtint cette ordination de l'évêque de Senlis grâce à l'appui de son oncle et fut bientôt présenté par les chanoines au petit prieuré d'Épinay.

En 1148, suivant l'ordre du pape Eugène III, les chanoines séculiers de Sainte-Geneviève furent remplacés par des chanoines réguliers du monastère parisien de Saint-Victor, dont le prieur, Odon, fut fait abbé de Sainte-Geneviève. Guillaume rejoignit bientôt ensuite la nouvelle communauté et en devint sous-prieur. Dans cette position il montra un grand zèle pour la vie religieuse et, à une occasion, s'opposa à l'arrivée d'un nouveau prieur qui avait obtenu son poste de façon irrégulière ; cela lui valut d'être puni par l'abbé Garin, le successeur d'Odon, mais son action fut finalement approuvée par le pape Alexandre III.

En 1161, Absalon, évêque de Roskilde au Danemark, envoya à Paris le prévôt de sa cathédrale pour obtenir des chanoines réguliers chargés de réformer du monastère Saint-Thomas d'Eskilsø. En 1165, Guillaume fit le voyage du Danemark avec trois compagnons et devint abbé de cette maison. Malgré les difficultés dues à la pauvreté et à l'opposition de la part de la communauté, il réforma le monastère et, en 1178, le transféra en Seeland à Æbelholt dit aussi le Paraclet[1].

Il lui fut confié d'importantes affaires par Absalon, à présent archevêque de Lund, et il intervint dans l'affaire où Philippe-Auguste essayait de répudier sa femme Ingeburge (1175-1236), fille de Valdemar Ier de Danemark.

La généalogie des rois danois qu'il a dressée à cette occasion pour réfuter l'empêchement allégué de consanguinité et deux livres de ses lettres, dont certaines traitent de cette affaire, nous sont parvenus en même temps qu'un récit probablement authentique sur l'invention des vestiges de sainte Geneviève en 1161, et quelques chartes se rapportant à son monastère peuvent être trouvées dans P.L., CCIX. Un compte de ses miracles est donné dans sa Vita écrite par un de ses jeunes disciples.

Il fut canonisé par le pape Honorius III en 1224.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. R. Webster, St. William of Ebelholt, in Ch. G. Herbermann & al., Catholic Encyclopedia, vol. XV, The Encyclopedia Press Inc., New York, 1913.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Sources[modifier | modifier le code]