Geneviève de Galard

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Geneviève de Galard Terraube, née à Paris le 13 avril 1925, est une infirmière militaire française qui, durant la guerre d’Indochine, fut surnommée « l’ange de Dien Bien Phu »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Les circonstances de la Seconde Guerre mondiale ont contraint sa famille à quitter Paris pour Toulouse[Quand ?].

Geneviève de Galard obtient le diplôme d’état d’infirmière et devient convoyeuse au sein de l’armée de l’air française[Quand ?].

1953 - 1954[modifier | modifier le code]

À sa demande, elle est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh.

Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l'aéroport de Pleiku. À partir de janvier 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Điện Biên Phủ. Ses premières victimes transportées sont principalement des soldats souffrant de maladies. Mais à partir de mi-mars, la plupart d'entre eux sont des blessés de guerre. Parfois, les avions sanitaires de la Croix-Rouge devront se poser au milieu des barrages d'artillerie viêt minh.

Le 27 mars 1954, le C-47 sanitaire de la Croix-Rouge, avec Geneviève de Galard à son bord, tente d'atterrir de nuit sur la courte piste de Dien Bien Phu. L'atterrissage est trop long et le moteur gauche de l'avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne pouvant s'effectuer sur place du fait des conditions (terrain inapproprié), l'avion est abandonné et, à l'aube, l'artillerie viêt minh le détruit ainsi que la piste, les rendant irréparables.

Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l'hôpital de campagne commandé par le Docteur Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit initialement hostile - la légende qui fait d'elle la seule femme dans le camp oublie le BMC d'une vingtaine de prostituées, essentiellement vietnamiennes, qui devinrent aussi infirmières[2] - ils feront finalement des adaptations de logement pour elle. Ils lui arrangeront également un semblant d'uniforme à partir de bleus de travail camouflés, de pantalon, de chaussures de basket-ball et d'un t-shirt. Geneviève de Galard fit de son mieux dans des conditions sanitaires dérisoires, consolant ceux sur le point de mourir et essayant d'entretenir le moral face aux pertes humaines montantes. Plus tard, beaucoup d'hommes la complimenteront pour ses efforts.

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d'honneur et est décorée de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs par le commandant du camp retranché de Dien Bien Phu, le général de Castries. Le jour suivant, pendant la célébration de la bataille de Camerone, la fête de la Légion étrangère, Geneviève de Galard est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard, commandant du 6e BPC.

Les troupes françaises de Dien Bien Phu cessent le combat le 7 mai 1954 sur ordre du commandement militaire de Hanoï. Le Việt Minh autorisera cependant Galard et le personnel médical à continuer les soins sur les blessés. Geneviève refusera toujours toute coopération, quand certains Việt Minh commenceront à utiliser les médicaments pour leur propre usage, elle en cachera dans sa civière.

Le 24 mai 1954, Geneviève de Galard est évacuée sur Hanoï, en partie contre sa volonté.

Elle est accueilli par une foule nombreuse à l'aéroport d'Orly à son retour en France[1], faisant la une de Paris Match (« La France accueille l'héroïne de Dien Bien Phu », elle fera trois fois la une de ce magazine)[1]. Elle est plus tard invitée aux États-Unis par le Congrès et le président américain[1] qui lui remet le 29 juillet 1954 la médaille de la Liberté (Medal of Freedom)[3] lors d’une cérémonie dans la roseraie de la Maison-Blanche à Washington. C'est aux États-Unis qu'elle sera pour la première fois surnommée l'« ange de Diên Biên Phu »[1].

Elle reprendra un temps son travail de convoyeuse puis suivra ensuite son mari, officier dans l'armée, dans ses différentes affectations[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle vit, en 2011, à Paris avec son mari, le Colonel Jean de Heaulme[4], qu'elle a épousé le 14 juin 1956 en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris.

Elle est mère de trois enfants : François, Véronique et Christophe.

Très liée à Marguerite Hoppenot[Qui ?] (décédée en mars 2011 à 109 ans), elle a fait partie du mouvement Sève[Quoi ?] avec son mari.

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Marie-Amélie Lombard-Latune, « Geneviève de Galard: “J'aurais tant voulu que Diên Biên Phu se termine autrement” », Le Figaro,‎ 14 mars 2014, p. 16
  2. Jean-Marc Binot, Le repos des guerriers. Les bordels militaires de campagne pendant la guerre d'Indochine, Fayard,‎ 2014, p. 221
  3. (en) The American Presidency Project, sur le site presidency.ucsb.edu
  4. « Jean de Heaulme est un officier parachutiste GCMA qu'elle a rencontré en Indochine le 24 mai 1954 (le jour de sa libération) », Source : Une femme à Dien Bien Phu, p. 255-256.
  5. [1]
  6. Décret du 16 mai 2008 paru au Journal officiel de la République française du 17 mai 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]