Francis Salabert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Francis Salabert est un éditeur musical français né à Paris le 27 juillet 1884 et décédé le 22 décembre 1946 à Shannon en Irlande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francis Salabert est né dans un milieu artistique. Son grand père, Firmin Salabert, fut élève d'Ingres et son père, Édouard Salabert a fondé une maison d'édition musicale en 1878. Spécialisée dans la musique militaire, la maison d'édition détient notamment les droits de John Philip Sousa. Francis Salabert prend la direction de la maison d'édition en 1901[1].

En 1908, la maison d'édition quitte la rue de la Victoire et s'installe rue Chauchat[1].

Personnage incontournable de la musique légère et de variété dès le début des années 1920, Francis Salabert est un novateur et un homme d'affaires avisé. S'il rate le tournant du disque, il est dans la course dès le début du cinéma parlant et il gère comme concessionnaire ou propriétaire les droits des musiques de films français et internationaux ou ceux des comédies musicales. Il s'impose comme « arrangeur » pour bien des titres, ce qui lui vaut des royalties de la SACEM mais aussi l'aigreur de bien des artistes.

La maison Salabert détient en 1945 un immense fonds de variétés et de musique. On y trouve des opérettes et des comédies comme Phi-Phi, Ciboulette, La Belle de Cadix mais aussi des auteurs comme Maurice Yvain, Vincent Scotto, Moretti, Charles Trenet, Aristide Bruant de la musique de films comme Les Enfants du Paradis, La Romance de Paris et des interprètes : Mistinguett, Joséphine Baker, Félix Mayol, Tino Rossi, Édith Piaf, Yves Montand, Charles Trenet, Marlène Dietrich, de la musique sérieuse avec le rachat des fonds Rouart et Lerolle puis Sénart. Salabert est l'éditeur du « Groupe des Six »: avec Arthur Honegger, Georges Auric, Darius Milhaud, Francis Poulenc. À coté figurent aussi Éric Satie ou Henri Duparc et bien d'autres comme Vincent d'Indy, Albert Roussel La maison possède aussi un catalogue de musique contemporaine. Au plan pédagogique, les éditions ont plusieurs méthodes fondamentales comme Le Petit Clavier de Marthe Morhange-Motchane, la Méthode d'improvisation de Martial Solal, les Cordes et âmes de Didier Lockwood et surtout la collection des documents de travail d'Alfred Cortot[1].

Francis Salabert meurt à Shannon (Irlande) le 22 décembre 1946, dans une catastrophe aérienne. Il est enterré au cimetière du Père-Lachasise à Paris[1]. Son épouse Mica reprend la maison mais se coupe de la veine populaire pour se tourner vers la musique sérieuse. Le déclin est rapide et en 2001, Salabert est intégré à une nouvelle maison, Durand Salabert Eschig, filiale du groupe Bertelsmann.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « SALABERT Francis (1884-1946) », sur appl-lachaise.net,‎ 5 septembre 2006 (consulté le 28 juin 2014)

Sources[modifier | modifier le code]

  • "Salabert". Encyclopédie multimedia de la comédie musicale théâtrale en France. Retrieved 10 September 2013.
  • "Words Without Music: The Ira Gershwin Newsletter". 2007. p. 6. Retrieved 10 September 2013.
  • Rohan, Anne (2012). "History of the Moulin Rouge Cabaret". Paris Sweet Home. Retrieved 10 September 2013.
  • Aviation Safety Network. "Accident description, 28 Dec 1946". Retrieved 10 September 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]