Duralex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dura lex.

Duralex

Description de l'image  Duralex logo.svg.
Création 1945
Fondateurs Saint-Gobain
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Au service de votre table
Siège social Drapeau de France La Chapelle-Saint-Mesmin, Loiret (France)
Direction Antoine Ioannidès
Activité fabrication d'ustensiles de cuisine
Produits vaisselle en verre trempé
Effectif 200[1]
Site web www.duralex.com
Chiffre d’affaires 33,531 M (2009)[2]
Résultat net 2,728 M (2009)

Duralex est une entreprise française, implantée à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le département du Loiret, qui fabrique de la vaisselle en verre trempé. C'est également une marque sous laquelle sont vendus les produits fabriqués par cette entreprise : verres, assiettes, plats...

Le nom Duralex provient de la citation latine, Dura lex, sed lex, qui signifie la loi est dure, mais c'est la loi.

Historique[modifier | modifier le code]

Le verre trempé a été inventé par l'entreprise française Saint-Gobain dans les années 1930. Il est alors utilisé pour sa grande résistance dans la fabrication de vitres pour automobiles, produites par la Société d'exploitation verrière Beauce-Bourgogne (SEV) dans une verrerie située dans l'agglomération orléanaise à La Chapelle-Saint-Mesmin.

Cette verrerie, créée en 1927 par un vinaigrier, a appartenu également au parfumeur François Coty, sous le nom de société des verreries de La Chapelle-Saint-Mesmin. Elle servait alors à fabriquer des flacons de parfum. Elle a été acquise par Saint-Gobain en 1934[3].

Quelques années plus tard, la société imagine un autre débouché pour le verre trempé, la vaisselle, et dépose le la marque Duralex. L'usine de La Chapelle-Saint-Mesmin est alors transformée pour produire des « objets en verre pour usage culinaire, notamment en verre trempé »[4]

Empilement de verres Duralex Provence.

Le verre de type Gigogne est lancé en 1946 ; devenu culte depuis, il est le premier article de vaisselle commercialisé par la marque. Des générations d'écoliers se sont amusées à comparer leur « âge » à partir du chiffre au fond de chaque verre. Il s'agit en fait du numéro du moule qui a servi à le fabriquer (suivi de la qualité en cas de défaut de fabrication), il en existe 50 (correspondant aux presses composées de deux tables, chaque table étant dotée de 24 moules, plus un moule de réserve sur chaque table en cas de défaillance en fin de ligne)[5].

Les années 1960 constituent l'âge d'or de Duralex, un second site de production est ouvert à Rive-de-Gier dans le département de la Loire et un spot télévisé de la marque ira même jusqu'à remporter le prix du 12e festival international du film publicitaire de Cannes en 1965.

Le déclin de la marque débute à la fin des années 1970. En 1997, Saint-Gobain cède cette branche de son activité au verrier italien Bormioli Rocco. Duralex emploie alors encore 1 000 salariés.

En 2004, l'entreprise est revendue à un cadre de l'entreprise associé à des investisseurs. Elle est finalement contrainte au dépôt de bilan en 2005. L'entreprise est alors rachetée par Sinan Solmaz, un grossiste turc de 38 ans et premier client de la marque. L'usine de Rive-de-Gier, qui avait déjà été menacée de fermeture en 2002 en raison de difficultés financières, et qui employait alors 110 personnes, ferme définitivement ses portes en juillet 2007.

La société, employant alors 260 salariés, se déclare en cessation de paiement le puis est placée en liquidation judiciaire le . Dès le , plusieurs offres de reprise sont déposées au tribunal de commerce d'Orléans[6]. Le , ce dernier décide de confier les destinées de l'entreprise à Antoine Ioannidès, industriel franco-britannique, épaulé par deux cadres de Duralex et la famille Boulos composée d’importateurs grossistes Libanais actifs dans la région du Proche et Moyen-Orient. La somme de 3,6 M doit être investie et 200 emplois préservés sur les 236 que compte Duralex[7], 36 postes et 14 CDD sont supprimés[8].

Ce sont finalement 6,2 M qui sont investis au cours des 19 premiers mois par les repreneurs, et ce sans soutien bancaire. Le premier exercice s'élève à 34 M de chiffre d'affaires et le bénéfice à 3,4 M , sur les 18 premiers mois. En 2010, les principaux débouchés commerciaux des produits Duralex sont le Proche et le Moyen-Orient, qui représentent près de la moitié du chiffre d'affaires de la société[9].

Produits[modifier | modifier le code]

Exemple de vaisselle fabriquée par Duralex.

Le verre qui compose la vaisselle est fondu à partir d'un mélange de sable siliceux, de calcaire, de carbonate de sodium et d'alumine. Y sont ajoutés quelques oxydes métalliques pour colorer ou décolorer.

Le matériau permet de fabriquer différents éléments de vaisselle : verre à boire, assiette, saladier, plat rond, etc. Duralex fournit principalement les cantines des collectivités.

Dans l'art[modifier | modifier le code]

À Quimper, l'artiste Jean-Marc Pinson transforme des verres Duralex en œuvres d'art[10].

Le verre « Gigogne » Duralex a été exposé au musée des arts décoratifs de Paris dans le cadre de l'exposition « éditer le design » de janvier 2007 qui faisait la part belle à l'ustensile quotidien[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Duralex reprise par des Français. Source : AFP. 21 juillet 2008.
  2. Manageo.fr, bilan des entreprises. Duralex International France, RCS 478 314 719 - NIC 00000.
  3. Site de Duralex, rubrique qui sommes nous ?
  4. Duralex, les déboires d'un verre culte. Libération.
  5. Duralex, les déboires d'un verre culte. Ledevoir.com, édition des 29 et 30 octobre 2005.
  6. Duralex : trois repreneurs potentiels se sont déclarés. La Tribune.fr. 2 juillet 2008
  7. Duralex repris par un groupe d’actionnaires français, france-info.com, 21 juillet 2008.
  8. Duralex reprise par un groupe d'actionnaires français, Nouvelobs.com, 21 juillet 2008.
  9. Indestructible Duralex, Le Monde, 4 mars 2010.
  10. La seconde vie des verres Duralex, www.ouest-france.fr, 1er juillet 2008.
  11. www.pixelcreation.fr, Agathe Hoffmann, janvier 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :