Phare (automobile)
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Les phares sont les projecteurs de lumière destinés à l'éclairage de la route empruntée par un véhicule la nuit. Ils servent aussi à rendre le véhicule plus facilement visible par les autres, notamment par temps de pluie. Il existe également des phares de jour destinés à accroître la visibilité diurne.
Sommaire |
Évolution technique [modifier]
- lampe à combustion
Les premiers phares ont d'abord été constitué d'une lanterne éclairée par la combustion d'une bougie, d'huile ou d'acétylène.
- projecteur à miroir parabolique
Muni d'une lampe à incandescence placée au foyer d'un miroir en forme de paraboloïde de révolution, le phare devient électrique et équipe toutes les automobiles. Pour des raisons de coût de fabrication, il restera de section circulaire jusque dans les années 60, et l' AMI 6 ouvre le bal avec les premiers phares non circulaires. En réalité il s'agit de phares tronqués en haut et en bas. L'intérêt réside dans la profondeur plus grande ce qui augmente l'intensité du flux lumineux capté (donc renvoyé) par le miroir.
- projecteur à lentille convergente
- phares directionnels
La Tucker 48, mais aussi la DS, sont des véhicules munis de phares directionnels qui tournent avec le changement de direction. De ce fait, dans les virages, ils éclairent la route que veut suivre le conducteur, et pas le fossé.
- correction d'assiette
Les véhicules utilitaires peuvent subir une forte variation d'assiette lorsqu'ils sont chargés. Les phares n'éclairent plus dans les conditions optimales, et tendent à éblouir les usagers venant d'en face. Il convient de procéder à une correction, en abaissant l'axe des phares pour compenser le défaut.
Législation en France [modifier]
Les phares sont obligatoire sur les véhicules automobiles en France[1], ce qui n'a pas toujours été le cas. Les feux de jour sont obligatoires dans toute l'Union européenne sur les modèles de véhicules neufs homologués après le 7 février 2011[2].
Les phares jaunes, spécificité française [modifier]
Lors de la guerre 1939-1945, la France aurait adopté les phares jaunes, pour se démarquer des véhicules ennemis et ainsi pouvoir différencier les véhicules français des ennemis ; il était ainsi aisé de distinguer de loin les colonnes militaires par l'armée française, les résistants et les alliés. L'arrêté imposant les phares jaunes date du 3 novembre 1936 et concerne les véhicules mis en circulation à compter du premier avril 1937, disposition applicable à tous les véhicules au premier janvier 1939[3]. Aucun document officiel n'atteste de l'origine militaire de cette décision, mais quelques sources la suggèrent[4].
Ce système est ainsi resté obligatoire (avoir des phares blancs sur une voiture immatriculée en France avant janvier 1993 était passible d'une amende). Ce système fut abandonné, au profit des phares blancs en janvier 1993 et ainsi d'une meilleure harmonisation européenne, mais il reste légal pour tous les véhicules.
Réglage des phares [modifier]
Le confort de conduite et le respect de celui des autres utilisateurs imposent un réglage convenable des projecteurs. En outre, en Feux de croisement, le faisceau doit éclairer la voie contraire au moins à 30 m et au plus à 45 m devant le véhicule. De ce fait l'inclinaison du faisceau dépend de la hauteur du projecteur par rapport au sol. Plus le phare est placé haut sur le véhicule, plus le faisceau doit plonger.
Sur les véhicules utilitaires, il n'est pas rare de voir un dispositif d'ajustement de la hauteur des phares, qui compense une assiette modifiée par le chargement. Il peut être manuel comme sur la 2CV, mécanisé, voire automatique.
Procédure de contrôle [modifier]
L'image ci-contre et le tableau ci-dessous donnent les éléments permettant le contrôle ou le réglage. Cela doit être fait sur un sol plat, avec des pneumatiques convenablement gonflés, et pour un véhicule en charge normale. Les valeurs données correspondent à un faisceau portant à 40 m (soit les minimales de déclivité).
| H: hauteur de l'optique | d: déclivité du faisceau
(mesurée à 5 m) |
inclinaison du faisceau
(portée de 40 m) |
|---|---|---|
| en cm | en cm | en % |
| 50 | 6,4 | 1,6 % |
| 55 | 7 | 1,8 % |
| 60 | 7,8 | 2 % |
| 65 | 8,5 | 2,1 % |
| 70 | 9 | 2,3 % |
| 75 | 9,5 | 2,5 % |
| 80 | 10,5 | 2,7 % |
Certains constructeurs mettent à disposition une plaque signalétique apposée près du dispositif de réglage mentionnant la valeur de l'inclinaison (déclivité exprimée en % ).
Les garagistes utilisent un appareil spécialisé.
Exemples [modifier]
-
fiacre avec dispositif d'éclairage
Références [modifier]
- Équipements obligatoires des véhicules en France sur Service-public.fr
- "Pour améliorer la sécurité routière, tous les véhicules neufs seront équipés d’un éclairage de jour à partir de 2011" (Site de l'Union Européenne)
- Le compte-rendu des débats parlementaires du 9 décembre 1949 mentionne ces dates dans le journal officiel de la république française, sur la dernière page du document disponible sur le site du sénat : Journal officiel de république française, num84 du samedi 10 décembre 1949
- C'est le cas sur le site ladocumentationfrancaise.fr : Chronologie de la sécurité routière française