Douglas Reed

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Douglas Reed

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Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession

Douglas Reed (11 mars 1895 - 26 août 1976) est un journaliste et essayiste britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reed est engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale dans l'armée britannique. Dans les années 1930, il sera un correspondant du journal The Times en Allemagne[1].

Théories[modifier | modifier le code]

Dans son livre paru en 1938, Insanity Fair, il dénoncera la mégalomanie d'Adolf Hitler. Dans son livre La controverse de Sion, il s'inscrit dans la lignée de l'antisémitisme moderne et du conspirationnisme et explique que les élites juives ont instrumentalisé les deux guerres mondiales et en prépareraient une troisième dans le but d'installer un gouvernement mondial[2]. Il était également anticommuniste et opposé à la décolonisation de l'Afrique.[réf. souhaitée]

Dans La controverse de Sion, l'auteur s'emploie à démontrer qu'un projet biblique cherche à être atteint par un groupe politique, dont l' idéologie est celle de l'Ancien Testament. Ce projet consiste à détruire toutes les nations, pour mettre un gouvernement mondial en place. Pour appuyer ses propos, Douglas Reed se base sur l'Ancien Testament (qui est selon lui le document le plus vieux où le projet est exposé), sur les écrits de Barruel, Robison et d'autres de l'époque de la Révolution française (ainsi que sur les travaux de Nesta Webster), puis sur les Protocoles des sages de Sion, et de nombreux documents du XXe siècle, comme le Journal du major Jordan ou celui de James Forrestal.

Un point majeur développé dans ce livre est le fait que les gouvernements britanniques et américains soient sous la coupe du sionisme, depuis la déclaration Balfour. Douglas Reed apporte de nombreux éléments qui vont dans ce sens selon lui, comme des déclarations de Churchill, ou du docteur Weizmann. Il cite souvent le journal de Weizmann, notamment lorsque celui-ci relate ses rencontres avec les chefs d'État. Par ailleurs, selon Douglas Reed, "on ne peut nier que la dictature communiste est une dictature juive", plusieurs chapitres sont consacrés à démontrer que le communisme est d' origine et sous contrôle de l'idéologie juive. Dans les derniers chapitres du livre, il retrace la création d'Israël et l'affrontement avec l'Égypte.

Œuvres[modifier | modifier le code]

en anglais
  • The Burning of the Reichstag (1934)
  • Insanity Fair: A European Cavalcade (Jonathan Cape, 1938)
  • Disgrace Abounding (do., 1939)
  • Fire and Bomb: A comparison between the burning of the Reichstag and the bomb explosion at Munich (do., 1940)
  • Nemesis? The Story of Otto Strasser (do,1940)
  • A Prophet at Home (do., 1941)
  • All Our Tomorrows (do., 1942)
  • Lest We Regret (do., 1943)
  • The Next Horizon;: Or, Yeomans' Progress, novel (do., 1945)
  • Downfall, play (do., 1945)
  • From Smoke to Smother (1938-1948): A Sequel to Insanity Fair (do., 1948)
  • Somewhere South of Suez (do., 1949)
  • Far and Wide: A further survey of the grand design of the twentieth century (do., 1951)
  • The Battle for Rhodesia (HAUM, 1966)
  • The Siege of Southern Africa, Macmillan Publishers, Johannesburg, 1974), (ISBN 0-86954-014-9)
  • Behind the Scene (Part 2 of Far and Wide) (Dolphin Press, 1975; Noontide Press, 1976, (ISBN 0-911038-41-8))
  • The Grand Design of the 20th Century (Dolphin Press, 1977)
  • Galanty Show, novel
  • Reasons of Health, novel
  • Rule of Three, novel
  • Prisoner of Ottawa
  • The Controversy of Zion (Veritas, 1985), préface de Ivor Benson
en français

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thurlow, Richard ; « Anti-Nazi Antisemite: The Case of Douglas Reed », dans Patterns of Prejudice (Londres, vol. 18, no. 1, janvier 1984), p. 23-34

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]