Jorge Amat

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Jorge Amat est un réalisateur de cinéma et télévision et un photographe français. Fils de Federico Melchor dirigeant communiste Espagnol et de la peintre Victoria Amat, républicains espagnols, émigrés en France après le coup d'état de Franco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études d'art plastique et cinéma à l'université de Paris VIII. Il suit les cours de Gilles Deleuze, François Chatelet, Jean Painlevé, Jacques Rivette et Roger Dadoun. Commence dans le cinéma comme assistant et conseillé panique de Fernando Arrabal. Réalise 4 longs métrages de fiction. Tout en continuant à faire des photos il réalise plusieurs documentaires politiques sur les brigades internationales en Espagne, l’extrême gauche en Italie, la résistance et la lutte armée en France, la mafia en Sicile....sur tous les gens qui résistent à l'oppression.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

2011- "L'instinct de Résistance" film documentaire -85 min. avec Stéphane Hessel, Pierre Daix, Armand Gatti, Serge Silberman. Voix off Féodor Atkine. Musique de Jean-louis Valero.

2007- "Sonate pour un fugitif" 79 min: fiction dramatique avec Ainara Iribas et Jorge Flores.

Télévision[modifier | modifier le code]

2010 : La France des camps-1938-1946 réalisateur, écrit avec Denis Peschanski, 90 min, Compagnie des Phares et Balises. Entre novembre 1938 et mai 1946, sous le régime de Vichy mais aussi avant et après sous un régime démocratique, près de 600.000 personnes ont été internées par mesure administrative en France, non pour un crime ou un délit qu'ils auraient commis, mais pour la seule raison qu'ils étaient censés représenter un danger pour l'État ou pour la société. Des républicains espagnols, des Allemands et des Autrichiens, des communistes français, auxquels s'ajoutèrent sous l'Occupation, des Juifs, déportés bientôt dans le cadre de la Solution finale ou des Tsiganes puis, à la Libération, en majorité, des suspects de collaboration mais aussi des trafiquants de marché noir et des civils allemands. Pourtant cette histoire est restée cachée pendant des décennies, comme occultée par la mémoire collective.

Suivant le principe de l'enquête historienne déjà expérimentée pour la « Traque de l'Affiche rouge » et « Maréchal, nous voilà ? », Denis Peschanski et Jorge Amat reconstituent le puzzle grâce à des films, photos, archives écrites, objets, dessins et des témoignages très émouvants, autant de documents écrits ou oraux le plus souvent inédits.

Le film « La traque de l’affiche rouge raconte la lutte, la chute et le procès du groupe de résistants à Paris fin 1943, nommé groupe de l’affiche rouge. Dans ce film, nous racontons l’impitoyable traque que la police française (les brigades spéciales) fit à ces résistants membres de la MOI qui fin 1943 était le seul groupe armé luttant contre l’occupant allemand à Paris. Qui sont-ils ? Boczow, juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats ; Witchitz, juif polonais, 15 attentats ; Wajsbrot, juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements ; Elek, juif hongrois, 8 déraillements ; Grzywacz, juif polonais, 2 attentats ; Fontanot, communiste italien, 12 attentats ; Rayman, juif polonais, 13 attentats ; Alfonso, Espagnol rouge, 7 attentats ; Manouchian, Arménien, chef de la bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés.

Pour la première fois on montre les documents originaux, souvent inédits, jamais filmés ainsi que des photos d’identité judiciaire qui nous montrent les vrais visages de nos héros ainsi que des chefs des Brigades spéciales. Quelques témoins résistant au sein de la MOI ( Irma Mico, Lise London, Paulette Sarcey, Adam Rayski, César Covo et Henry Karayan racontent leur lutte, la solidarité, la terreur et la répression qu’ils ont subi.

Pour bien comprendre les mécanismes de cette traque nous suivons l’historien Denis Peschanski aux archives du musée national de la résistance, à la fondation de la Shoah, au Mont Valérien ainsi qu’aux archives de la préfecture de police. Il explique comment en 1944, quelques mois avant la Libération de Paris, la Brigade Spéciale de la police a réussi à éliminer toute lutte armée de la résistance dans la capitale. Nous voyons les procès-verbaux où tout est décrit jour par jour, les filatures, les interrogatoires, les dénonciations…comme les arrestations d’Henri Krasucki, Manouchian et Epstein, filatures, actions… Les reconstitutions du film sont faites dans les endroits mêmes où eurent lieu les actions : les filatures, les arrestations d’Henri Krasucki, Manouchian et Epstein…

Un des intérêts majeurs de ce film est de montrer l'ensemble du processus depuis le début de la première filature jusqu'aux chutes consécutives, aux arrestations de tout le groupe de l’affiche rouge, donnant un nom et un visages à ces étrangers morts pour la libération de la France.

  • 2004 : Témoins de la libération de Paris » 52 min
  • 2004 : 20 ans en août 1944, 90 min - (sur la Libération de Paris vécue par Madeleine Riffaud)
  • 2003 : La voix de Jean Moulin, (90 min) (sur la résistance et la mort de Jean Moulin)
    Le trésor de Yamashita, (52 min) (sur le butin de guerre japonais aux Philippines)
    L'Espoir pour mémoire, (3x55 min) (Chronique des Brigades Internationales en Espagne: 1936-39)
    Ciao Bella Ciao, (61 min et 80 min) (L'exil des gauchistes italiens en France)Avec Tony Negri filmé à la prison de la Rébibia et l’écrivain fugitif Césare Battisti
    L'Œil du Consul, 52 min. (La guerre des Boxers et la Chine en 1900)

Photographie[modifier | modifier le code]

Jorge Amat expose aussi depuis 20 ans dans diverses galeries à Paris et Madrid. Paris: 1979 galerie "La Pierre" rue Mazarine- photos relation homme animaux et leur signe zodiacal. Paris: Galerie Beaubourg 2007 -photos sur toile Madrid: Galerie Pelayo: 1985 Centre culturel Neuilly 2009 et 2011

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]