Cormainville

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Cormainville
L'église Saint-Pierre,  Inscrit MH (1927).
L'église Saint-Pierre,  Inscrit MH (1927).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Orgères-en-Beauce
Intercommunalité Communauté de communes de la Beauce d'Orgères
Maire
Mandat
Jean-Luc Legrand
2014-2020
Code postal 28140
Code commune 28108
Démographie
Population
municipale
236 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 17″ N 1° 36′ 28″ E / 48.1381, 1.6078 ()48° 08′ 17″ Nord 1° 36′ 28″ Est / 48.1381, 1.6078 ()  
Altitude Min. 113 m – Max. 138 m
Superficie 17,83 km2
Localisation

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Cormainville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Courbehaye Rose des vents
Nottonville N Orgères-en-Beauce
O    Cormainville    E
S
Bazoches-en-Dunois Guillonville

Site[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (1757)
Carte de Cormainville et des communes limitrophes (2012).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Albert Lailler    
mars 2008 en cours Jean-Luc Legrand    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 236 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
382 451 422 443 574 550 540 514 596
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610 653 681 636 643 630 606 602 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614 580 594 472 427 422 392 393 380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
339 312 290 219 185 192 219 227 236
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Parc éolien de Cormainville - Guillonville[modifier | modifier le code]

Ferme d'éoliennes à Cormainville, avec 30 Vestas V80-2MW, construites par Volkswind Gmbh en 2006.

En 2006, trente turbines Vestas V80, d'une puissance de 2MW chacune, ont été implantées sur les communes de Cormainville et Guillonville, développant une puissance totale de 60 MW[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église de Cormainville,  Inscrit MH (1927)[4], a la particularité de posséder deux clochers : un mur-clocher à trois baies (appelé localement campanier) élevé au-dessus du chœur et, en hors œuvre sur le côté nord, une solide tour beauceronne munie de contreforts, construite au XVIe siècle. Elle fut rehaussée dans les années 1860, la toiture classique à deux pentes fut alors remplacée par une flèche de charpente. L'ensemble du bâtiment se signale parmi les églises rurales du canton par la qualité de la pierre et de l'appareillage. La nef possède actuellement une voûte de briques datant du XIXe siècle ; mais, au-dessus, règne une charpente, assez bien conservée, remontant au XVIIe et peut-être au XVIe siècle. Le comble du chœur semble plus ancien encore et date peut-être du XVe siècle.

Le mobilier consiste essentiellement en un retable de bois peint, imitant le marbre. Son originalité réside dans les deux niches qui le flanquent à gauche et à droite et qui contiennent, au lieu des statues qu'on y attendrait, des personnages peints en trompe-l'œil, un saint Pierre aux clés et un saint Laurent, patron secondaire de la paroisse. Le tableau central a disparu : il représentait la Trinité et aurait été offert à l'église en 1715 par un bourgeois d'Orléans nommé Vincent Regnard et par sa femme. L'église était à la présentation de l'abbé de Bonneval. Cette abbaye a possédé un prieuré à Cormainville. Une arcature murée, encore visible au sud du chœur, représenterait une ancienne communication entre l'église et le prieuré.

Grange aux dîmes[modifier | modifier le code]

Il existe aussi à Cormainville une ancienne grange aux dîmes,  Inscrit MH (1928)[5], remontant partiellement aux XIVe et XVe siècles, aujourd'hui intégrée dans une propriété privée. L'abbé Bordas notait au XVIIIe siècle que les moines de Bonneval « mettent les revenus [de l'église] à couvert dans une ferme qui fait l'ornement du bourg par la grandeur et la solidité de sa grange et de ses greniers ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société archéologique d'Eure-et-Loir, Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir : édifices religieux du canton d'Orgères-en-Beauce., Chartres, coll. « Spécial inventaire monumental » (no 12),‎ 1987, 25 cm (ISSN 1149-6789, notice BnF no FRBNF34426702)
  • Jean-Baptiste Bordas et Achille Guenée (responsable intellectuel), Chorographie du Dunois, ou Notice sur les villes, bourgs, fiefs, justices, châteaux, maisons de campagne de quelque importance qui y sont renfermés : par M. l'abbé Bordas, publié sur son manuscrit conservé à la bibliothèque de Châtaudun ; et revue par M. Achille Guénée, Châteaudun, A. Lecesne,‎ 1851, in-8°, 228 p. (notice BnF no FRBNF30131295), p. 66

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]