Cora Laparcerie

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Cora Laparcerie

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Cora Laparcerie
au théâtre de l'Odéon en 1896

Nom de naissance Marie-Caroline Laparcerie
Naissance 9 novembre 1875
Morcenx
Décès 20 août 1951
16e arrondissement de Paris
Activité principale comédienne
Activités annexes poétesse
directrice de théâtre
chroniqueuse
Conjoint Jacques Richepin

Marie-Caroline Laparcerie dite Cora Laparcerie est une comédienne, poétesse et directrice de théâtre française née le 9 novembre 1875 à Morcenx (Landes) et morte dans le 16e arrondissement de Paris le 20 août 1951[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Victor Laparcerie et de Victorine Guillaume, Cora Laparcerie est remarquée par l'acteur Coquelin aîné et débute sa carrière au théâtre de l'Odéon à Paris en 1896, avant de se produire à travers le monde.

Elle épouse le 6 mai 1901 le poète Jacques Richepin, dont elle interprète les œuvres. Directrice de plusieurs théâtres parisiens, notamment le théâtre des Bouffes-Parisiens (1907-1913), le théâtre de la Renaissance (1913-1928), le théâtre Mogador (1923-1924) et la Scala, elle crée en 1920 la pièce Mon homme de Francis Carco, dont la chanson-titre, composée par Albert Willemetz et Maurice Yvain, deviendra un immense succès dans l'interprétation de Mistinguett.

En 1926, elle reçoit la légion d'honneur des mains d'Édouard Herriot, alors ministre de l'instruction publique, mais tombe gravement malade en 1927 et doit alors cesser sa carrière théâtrale. Elle continue toutefois à mettre en scène, devient chroniqueuse dans la revue Comœdia et crée le théâtre radiophonique le 9 juin 1935 en interprétant sur Radio-Paris La Vraie Carmen.

André Freull a écrit à son propos en 1901 :

« Ce furent vraiment les “Samedis populaires” qui lui donnèrent la gloire. Elle aime follement les vers, et, par conséquent, elle sait les dire. a voix ardente et nuancée séduisirent les spectateurs, qui l'acclamèrent. Elle devint bientôt la Muse des jeunes littéraires[2]. »

Elle meurt à Paris le 28 août 1951 à 76 ans, totalement oubliée[3] et est inhumée dans la chapelle familiale des Richepin sur l'île Tristan à Douarnenez[4], dont elle avait fait un lieu fréquenté par le « Tout-Paris » de l'époque[5], aux côtés de son mari, son fils et sa fille Miarka[6].

Carrière théâtrale[modifier | modifier le code]

Source : Catalogue général de la BNF

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poèmes
  • J'aime, recueil (1924)
  • Le Livre de raison, recueil d'articles parus dans Comœdia entre 1933 et 1935
  • Amour redoutable et divin, recueil (1950)
Théâtre
  • La vraie Carmen, pièce radiophonique en trois parties (1935)
  • La Maison menacée, pièce radiophonique en trois actes et 6 tableaux inspirée du roman de Carlos Larronde (1939)
Mélodies
  • Et vous ne verrez pas nos larmes, musique de Léo Pouget (1915)
  • Savoir la vérité, musique d'Hippolyte Ackermans (1933)

Source : Catalogue général de la BNF

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2013, le conseil municipal de Douarnenez a accepté un legs de Pierre Cassou, né lui aussi à Morcenx et qui avait voué sa vie à collectionner les objets et portraits représentant Cora Laparcerie et son époux, dont un grand portrait de Cora Laparcerie par Édouard Zier, daté de 1900, et un de Jean Richepin par Léon Tanzi datant de 1887[4],[8].


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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Howard Adams, « Cora Laparcerie », En souvenir de Proust, La Bibliothèque des arts, 1985, p. 122
  • Pierre Cassou, Cora Laparcerie, actrice landaise. Des fleurs et des épines, éditons Mémoires en Marenzin, 2010, 227 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la BNF
  2. André Freull, cité dans Cora Laparcerie, de retour à l'île Tristan ?, op. cit..
  3. Cora Laparcerie, de retour à l'île Tristan ?, op. cit., et panneau de présentation du cinéma Marie-Caroline-Laparcerie de Morcenx.
  4. a et b « Le retour de Cora grâce à la passion de Pierre », Ouest-France, 19 juin 2013.
  5. Cora Laparcerie, de retour à l'île Tristan ?, dossier de presse édité par la mairie de Douarnenez, consultable sur calameo.com.
  6. Miarka Laparcerie composa des chansons, en particulier Mon cœur est un violon, interprétée par Lucienne Boyer, Lucienne Delyle et André Claveau.
  7. Livret disponible sur Gallica (avec une erreur de date de représentation), Archives municipales de Béziers, 2R8 (dossier du comité des fêtes). Ressources iconographiques disponible sur Gallica.
  8. « Douarnenez : Pierre Cassou, qui collectionnait Cora Laparcerie, est décédé », Ouest-France, 11 octobre 2012