Christian Bourquin

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Christian Bourquin
Christian Bourquin, lors de l'inauguration d'un panneau de signalisation en occitan, dans les Fenouillèdes
Christian Bourquin, lors de l'inauguration d'un panneau de signalisation en occitan, dans les Fenouillèdes
Fonctions
Président du conseil régional
de Languedoc-Roussillon
En fonction depuis le 10 novembre 2010
Prédécesseur Georges Frêche
Sénateur des Pyrénées-Orientales
En fonction depuis le 25 septembre 2011
Président du conseil général
des Pyrénées-Orientales
mars 1998novembre 2010
Prédécesseur René Marques
Successeur Hermeline Malherbe-Laurent
Député de la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales
12 juin 199718 juin 2002
Prédécesseur François Calvet
Successeur François Calvet
Biographie
Date de naissance 7 octobre 1954 (59 ans)
Lieu de naissance Saint-Féliu-d'Amont (Pyrénées-Orientales)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Divers gauche
Profession Ingénieur territorial

Christian Bourquin, né le 7 octobre 1954 à Saint-Féliu-d'Amont (Pyrénées-Orientales), est un homme politique français. Ancien député de la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales (1997-2002) et président du conseil général des Pyrénées-Orientales (1998-2010), il devient président du conseil régional de Languedoc-Roussillon le 10 novembre 2010 et sénateur des Pyrénées-Orientales en septembre 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Quatrième enfant d’une famille d’agriculteurs catalans de Saint-Féliu-d'Amont dans le Ribéral, il entre en 1973 à l'École nationale supérieure des arts et industries de Strasbourg et obtient un diplôme d'ingénieur en topographie. C’est à ce titre qu’il entre en 1977, à vingt-trois ans, à la mairie de Montpellier en tant qu'ingénieur territorial où il est rapidement repéré par Georges Frêche, nouvellement élu maire.

En novembre 1989, Christian Bourquin décide de revenir dans les Pyrénées-Orientales pour diriger le bureau local de OPAC, l’Office HLM en lien avec la ville de Perpignan.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En juin 1992, il prend la direction de la Fédération départementale du Parti socialiste. Aux élections législatives de mars 1993, il est encore inconnu du grand public, mais parvient au second tour des législatives dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales, et totalise 46 % des suffrages contre François Calvet (UDF). En juin 1993, lors de l'élection municipale partielle de Perpignan qui fait suite à la démission du maire Paul Alduy, Christian Bourquin mène avec Jacqueline Amiel-Donat en deuxième position, une liste à « ossature politique » du Parti socialiste, ouverte à trois composantes de la cité, les écologistes, les acteurs économiques, les rapatriés pieds-noirs.

Il se présente aux cantonales à Millas en 1994 et devient conseiller général, puis maire de Millas en 1995, succédant à François Beffara, son beau-père. La dissolution de l'assemblée nationale au printemps 1997 lui permet d'être élu député de la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales qui lui avait échappée quatre ans plus tôt.

Aux élections cantonales françaises de 1998, il est le chef de file de la gauche qui gagne 90 % des sièges renouvelables. Ce résultat lui permet d'accéder à la présidence du conseil général qui le réélit en 2001. Mais, il perd son poste de parlementaire avec la vague bleue des législatives de 2002. Il a été condamné pour minoration des comptes de campagne lors de l'élection cantonale de 2001, le 7 janvier 2009[1].

La victoire de la gauche aux élections locales de 2004 lui permet d'accéder à la 1re vice-présidence du conseil régional de Languedoc-Roussillon en responsabilité de la commission des finances. Il est également réélu pour un troisième mandat, président du conseil général des Pyrénées-Orientales.

Il est à nouveau battu une troisième fois par son éternel rival UMP, François Calvet, lors des élections législatives de juin 2007 dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales.

La gauche conforte cependant sa majorité, réélisant Christian Bourquin pour un quatrième mandat de président du conseil général en 2008.

Le 23 février 2010, il est exclu du Parti socialiste suite à son ralliement à Georges Frêche, lui-même exclu du PS trois ans plus tôt pour des propos polémiques sur l'équipe de France de football.

À la suite du décès de Georges Frêche, il est désigné candidat à la présidence de la région Languedoc-Roussillon au quatrième tour de scrutin, par le groupe des socialistes exclus et des apparentés, en devançant Robert Navarro pour l'Hérault, Didier Codorniou pour l'Aude, Alain Bertrand pour la Lozère, et Damien Alary pour le Gard[2]. Il est ainsi élu président du conseil régional de Languedoc-Roussillon le 10 novembre 2010, au premier tour de scrutin, contre trois autres candidats[3]. Pour une raison de non-cumul des mandats, il avait démissionné la veille de son poste de président du conseil général[réf. nécessaire].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2010, Christian Bourquin est condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à une amende de 5 000 euros pour une affaire de complicité de délit de faux et minoration de comptes de campagne [4].

Le 1er décembre 2010, Christian Bourquin est renvoyé au tribunal correctionnel de Perpignan pour favoritisme dans sa qualité d'ex-président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. La justice lui reproche des faits présumés de favoritisme dans un marché public qui remontent à 1999[réf. nécessaire].

Le 12 janvier 2012, il est condamné à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal de Bordeaux pour favoritisme[5]. Le 18 septembre 2012, le parquet requiert deux mois avec sursis et 10 000 € d'amende à l'encontre de Christian Bourquin lors du jugement en appel[6]. Le jugement du 30 octobre 2012 ne confirme que les deux mois avec sursis[7]. Le 22 janvier 2014, la condamnation de Bourquin à 2 mois de prison avec sursis est définitive suite au rejet de son pourvoi en cassation (n° 13-80009)[8].

En décembre 2012, une plainte a été déposée à son encontre pour délit de favoritisme[9] et la condamnation définitive a été prononcée par la Cour de cassation, chambre criminelle, le 22 janvier 2014, n° 13-80009 (2 mois de prison avec sursis pour lui et son receleur, le dirigeant de la SARL Synthèse

La Chambre Régionale des Comptes, dans son rapport d’observations définitives n° 136/453 du 17 avril 2013, dénonce des "abus" [10]et des "irrégularités"[11] dans l'utilisation des fonds de la région, notamment 130 000 euros d'alcool en 2010, du linge commandé hors marché pour 31 654,28 euros ainsi qu'un voyage en Chine au devis anormalement élevé (103 320,37 euros)[12] Elle note la multiplication par 10 du chiffre d'affaires de communication réalisé avec la société SENS INTERDIT (+ de 5 millions facturés en dernière année), société détenue à 100 % par la société SYNTHESE, dont le dirigeant fut condamné en recel de délit de favoritisme avec Christian Bourquin pour les marchés passé par le Conseil général dont Christian Bourquin était le Président, et relève "l'opacité" et de "nombreuses erreurs" dans l'attribution du marché à cette société (p. 58).

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]