Champtonnay

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Champtonnay
L'église et son clocher à l'impériale
L'église et son clocher à l'impériale
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Vesoul
Canton Canton de Gray
Intercommunalité Communauté de communes Val de Gray
Maire
Mandat
Gérard Moine
2008-2014
Code postal 70100
Code commune 70124
Démographie
Population
municipale
87 hab. (2009)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ N 5° 40′ E / 47.38, 5.6747° 23′ Nord
       5° 40′ Est
/ 47.38, 5.67
  
Altitude Min. 212 m — Max. 259 m
Superficie 5,24 km2
Localisation

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Champtonnay est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté, à 10 km au sud-est de Gray.

Sommaire

Géographie [modifier]

Champtonnay est une petite agglomération à caractère rural située à une altitude moyenne de 215 mètres. Son territoire est traversée d’Est en Ouest par la rivière « La Tenise » qui prend source quelques kilomètres en amont, à Cugney. La commune s'étend sur 519 ha et compte 91 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Elle est bordée par la route départementale 67 reliant Gray (à 11 km) à Besançon (à 36 km).

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Cresancey Onay Rose des vents
Noiron N
O    Champtonnay    E
S
Arsans Valay Venère

Histoire [modifier]

[1]L'état des fiefs de 1294 indique que la maison forte et les terres sont tenues par Guioz DE CHANTONNAY, puis en 1427 par Estienne DE SCEY. En 1532 Jean DE LA THOUVIERE reprend en fief la seigneurie puis en 1536 c’est Nicolas PERRENOT DE GRANVELLE, premier conseiller de l'Empereur Charles Quint. Le cardinal Antoine PERRENOT DE GRANVELLE, son fils, en fait de même et donne, le 2 août 1584, un dénombrement assez précis sur sa demeure : - Le château et maison forte consistent en « trois corps de logis environnés et fortifié de sept tourillons et de fossés à fond de cuve remplis d'eau joignant auquel chasteau et foussés il y a une basse cour où sont les écuries, cuveries, jardin et vergier, aussi sexants de hautes murailles garnies de six tours flanquants pour la garde dudit chasteau, foussoyés à l'entour d'un foussé où il y a pareillement de l'eau. A chacuns desquels foussés sont les ponts levis et gisants et portes nécessaires pour les saillies entrées et fermetures et garde dudit château. Le tout contenant environ douze journaux de terre auprès desquels fossés et en dehors il y a aussi un vergier avec une chenevière contenant deux journaux du costé du village ... ». Durant la guerre de 10 ans -1634-1644- Chantonnay subit les affres du conflit. Dans la reprise de fief du 21 octobre 1678 présenté par Charlotte DE LA BAUME, comtesse De Visconti, il est dit que « le chasteau et maison autrefois forte, les courtines estants démolies par ordre du Roy, consistent en deux corps de logis, six torions joignant auquel chasteau et fossé et basse court où sont les escuries et grangeages jardins et vergers fermés de vieilles murailles toutes escorchées garnies autrefois de six tours dont il y en a trois qui sont en ruine entièrement auquel chasteau il y a deux ponts gisants et forts necessaires pour les saillies, et entrées et fermetures du chasteau ... ». Le château a perdu un corps de logis depuis le dénombrement de 1584. Le 26 novembre 1761, Jacques-Philippe DE LA BAUME décède au château. Le marquis Claude-Antoine-Clériadus DE CHOISEUL BEAUPRE, dit DE CHOISEUL LA BAUME, hérite de la seigneurie. Il est guillotiné en 1794. Son fils Claude-Antoine-Gabriel DE CHOISEUL STAINVILLE se retrouve être le nouveau propriétaire bien qu'étant considéré comme émigré ; ses biens sont vendus nationalement. François Nicolas MOUCHET achète le château et ses dépendances, le 15 messidor an IV (3 juillet 1796). Le peu de bâtiments restant se dégrade petit à petit. Les vestiges sont soigneusement tracés sur plan cadastral de 1813. Des bâtiments, il ne subsiste qu'une tour dite de « la chapelle » et une habitation avec ses granges, aujourd'hui encore utilisés, au Nord-Ouest, le long de la rivière. Un grand nombre de pierres provenant du site a été employé pour la construction dans les environs d'édifices publics ou privés. À l'origine cette pierre avait été extraite d'une carrière située à Champtonnay lieu-dit « Le Criot ».

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi [2] [3]:

D’or à un lion de sable couronné d’argent.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   PAULIN Charles    
mars 2008   MOINE Gérard    
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Démographie [modifier]

relevés démographiques[12]
1593 [13] 1614 1657 [14] 1790 an XIII 1803 1815 1825 1827 1829 1835 1836 1837 1841 1842 1846 1851 1855 1856 1860 1861 1865 1866 1872 1874 1881 1885 1891 1892 1893 1895 1896 1906 1936
25 âmes 22 ménages 29 dont 2 savoyards et 1 française (9 feux) 143 152 161 164 164 171 168 (42 feux) 158 (41 feux) 187 187 199 199 (43 feux) 207 203 203 196 190 193 193 204 190 190 163 163 130 131 131 131 107 120 82


Évolution démographique (Source : Insee[15])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005*
62 70 65 78 80 87 91
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
* Enquête annuelle (nouveau mode de calcul du recensement)

Lieux et monuments [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

  • Tuilerie de Champtonnay est construite par ordonnance royale du 19 février 1839, au lieudit « les vendues », en bordure de la route reliant Gray à Besançon. La production concernait des tuiles, des briques, des carreaux de sol, mais aussi de la chaux, à partir d'une carrière locale. Son activité cesse en 1922 et les derniers tenanciers étaient la famille DUBOIS. Elle est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, par l’arrêté n° 93.191 du 5 octobre 1993 de la préfecture de région, à Besançon.

[16]


  • Les ruines d’un château :
    emplacement du chateau et tour de La Chapelle
    Déjà mentionné en 1267 dans le testament d'Aymon DE CHANTONNAY qui le lègue à son fils avant de partir pour la huitième croisade, ce château a été la propriété de grands et puissants personnages comme les PERRENOT DE GRANVELLE, les LA BAUME SAINT AMOUR pour terminer par Claude-Antoine-Clériadus marquis DE CHOISEUL BEAUPRE, appelé DE CHOISEUL LA BAUME. Cette immense bâtisse - dont les ruines figurent sur le cadastre napoléonien déposé à la mairie - a servi de carrière à la Révolution. Il ne reste plus aujourd’hui qu’une tour à demi ruinée dite « Tour de La Chapelle » et une partie des remparts de la basse cour aménagés en logements et bâtiments agricoles.


  • Une fontaine-lavoir :
    La fontaine-Lavoir
    En remplacement de l’ancienne fontaine qui ne convient plus, car son emplacement est noyé par les crues de la rivière qui la borde, il est décidé en 1860 de construire une nouvelle fontaine-lavoir. Une source capable de fournir l’eau nécessaire est découverte au lieudit « le Vésignoz ». Elle est « encaissée » (canalisée) en 1862, sur neuf cent soixante quinze mètres.

Entre temps, le marché pour la construction de la fontaine est passé le 5 mars 1863. Elle est réceptionnée le 15 mai 1866 par l'architecte MAILLOT de Fouvent-le-Haut.

Malgré la qualité des pierres utilisées, les gelées, principalement celles de l'hiver 1879/1880, dégradent l'abreuvoir public. Le conseil municipal délibère et décide de faire enlever les anciennes auges et de les remplacer par de nouvelles en fonte. La partie centrale formera un demi-cercle et les deux parties latérales seront droites. Ainsi sont-elles encore aujourd'hui.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Raoul Motoret (1909-1978), écrivain français, est enterré dans le cimetière de Champtonnay aux côtés de sa sœur Christiane Motoret, épouse d'Émile Danoën qui vint régulièrement passer des périodes d'écriture ou de vacances dans la maison de la famille sur la route de Besançon, à une centaine de mètres de la Tuilerie.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, pages 45-59
  2. Armorial général de RIETSTAP J.B., réédition originale sous le patronage de l’académie internationale d’héraldique, Lyon, 1911, page 402
  3. Armorial de Franche-Comté de GAUTHIER Jules, année 1911, page 8 ligne 77
  4. registres des délibérations de la commune de Champtonnay pour les dates concernées
  5. Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER, Besançon,1995, pages 130-143
  6. Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, pages 128-131
  7. Arch. Départementales de la Haute-Saône – 48 j 226 – cité dans la prise de possession de la seigneurie de Champtounay par Thomas PERRENOT DE GRANVELLE
  8. Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 54 recto – cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 8 octobre 1589
  9. Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 105 recto – cités dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 juin 1592
  10. Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 158 recto – cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 mars 1593
  11. Arch. Départementales de la Haute-Saône – B 9314 – 30.7.1770, cité dans le procès-verbal de réception des travaux du presbytère
  12. Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, page 13
  13. Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 79 verso – détail cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 mars 1593
  14. Arch. Départementales du Doubs – CEG : C 270 – « Etats de Franche-Comté, dénombrement de la population des villes, bourgs et villages du bailliage de Gray pour régler l’ordre du sel », lettre « C », « Champtonnay », daté du 8 février 1657
  15. Champtonnay sur le site de l'Insee
  16. Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER, Besançon,1995, avec les notes de bas de pages et références pour tous les monuments

Lien externe [modifier]