Champtonnay
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| Champtonnay | ||||||
L'église et son clocher à l'impériale |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Franche-Comté | |||||
| Département | Haute-Saône | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Vesoul | |||||
| Canton | Canton de Gray | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Val de Gray | |||||
| Maire Mandat |
Gérard Moine 2008-2014 |
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| Code postal | 70100 | |||||
| Code commune | 70124 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
87 hab. (2009) | |||||
| Densité | 17 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 212 m — Max. 259 m | |||||
| Superficie | 5,24 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Champtonnay est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté, à 10 km au sud-est de Gray.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Champtonnay est une petite agglomération à caractère rural située à une altitude moyenne de 215 mètres. Son territoire est traversée d’Est en Ouest par la rivière « La Tenise » qui prend source quelques kilomètres en amont, à Cugney. La commune s'étend sur 519 ha et compte 91 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Elle est bordée par la route départementale 67 reliant Gray (à 11 km) à Besançon (à 36 km).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
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[1]L'état des fiefs de 1294 indique que la maison forte et les terres sont tenues par Guioz DE CHANTONNAY, puis en 1427 par Estienne DE SCEY. En 1532 Jean DE LA THOUVIERE reprend en fief la seigneurie puis en 1536 c’est Nicolas PERRENOT DE GRANVELLE, premier conseiller de l'Empereur Charles Quint. Le cardinal Antoine PERRENOT DE GRANVELLE, son fils, en fait de même et donne, le 2 août 1584, un dénombrement assez précis sur sa demeure : - Le château et maison forte consistent en « trois corps de logis environnés et fortifié de sept tourillons et de fossés à fond de cuve remplis d'eau joignant auquel chasteau et foussés il y a une basse cour où sont les écuries, cuveries, jardin et vergier, aussi sexants de hautes murailles garnies de six tours flanquants pour la garde dudit chasteau, foussoyés à l'entour d'un foussé où il y a pareillement de l'eau. A chacuns desquels foussés sont les ponts levis et gisants et portes nécessaires pour les saillies entrées et fermetures et garde dudit château. Le tout contenant environ douze journaux de terre auprès desquels fossés et en dehors il y a aussi un vergier avec une chenevière contenant deux journaux du costé du village ... ». Durant la guerre de 10 ans -1634-1644- Chantonnay subit les affres du conflit. Dans la reprise de fief du 21 octobre 1678 présenté par Charlotte DE LA BAUME, comtesse De Visconti, il est dit que « le chasteau et maison autrefois forte, les courtines estants démolies par ordre du Roy, consistent en deux corps de logis, six torions joignant auquel chasteau et fossé et basse court où sont les escuries et grangeages jardins et vergers fermés de vieilles murailles toutes escorchées garnies autrefois de six tours dont il y en a trois qui sont en ruine entièrement auquel chasteau il y a deux ponts gisants et forts necessaires pour les saillies, et entrées et fermetures du chasteau ... ». Le château a perdu un corps de logis depuis le dénombrement de 1584. Le 26 novembre 1761, Jacques-Philippe DE LA BAUME décède au château. Le marquis Claude-Antoine-Clériadus DE CHOISEUL BEAUPRE, dit DE CHOISEUL LA BAUME, hérite de la seigneurie. Il est guillotiné en 1794. Son fils Claude-Antoine-Gabriel DE CHOISEUL STAINVILLE se retrouve être le nouveau propriétaire bien qu'étant considéré comme émigré ; ses biens sont vendus nationalement. François Nicolas MOUCHET achète le château et ses dépendances, le 15 messidor an IV (3 juillet 1796). Le peu de bâtiments restant se dégrade petit à petit. Les vestiges sont soigneusement tracés sur plan cadastral de 1813. Des bâtiments, il ne subsiste qu'une tour dite de « la chapelle » et une habitation avec ses granges, aujourd'hui encore utilisés, au Nord-Ouest, le long de la rivière. Un grand nombre de pierres provenant du site a été employé pour la construction dans les environs d'édifices publics ou privés. À l'origine cette pierre avait été extraite d'une carrière située à Champtonnay lieu-dit « Le Criot ».
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi [2] [3]: D’or à un lion de sable couronné d’argent. |
Administration [modifier]
| Période | Nom | Observations |
|---|---|---|
| 1790 | JARROT Simon | |
| 1792 | JARROT Jean Claude | |
| 1793 – An IV | MOUGIN François | |
| An IV – An VII | JARROT Jean Claude | |
| An VII – An X | JARROT François Denis | |
| An XI | VIARD Joseph Médard | |
| An XII - 1812 | JARROT Jean Claude | |
| 1813 | CHOIZEAU Pierre Louis | artiste peintre natif de Paris |
| 1814 | JARROT Jean Claude | |
| 1815 | CARVILLOT Jean Claude | |
| 1816 - 1821 | MARION Claude Hubert | |
| 1822 - 1837 | CARVILLOT Jean Claude | |
| 1837 - 1840 | JARROT Jacques | |
| 1840 - 1843 | CARVILLOT Jean Claude | |
| 1870 - 1871 | VIARD Joseph | nommé par arrêté 10 10 1870 |
| 1871 - 1875 | JARROT Jean Claude | |
| 1875 - 1878 | JARROT Claude, Etienne, Maximien | |
| 1878 - 1882 | MOINE Etienne | |
| 1882 - 1888 | JARROT Gaspard | |
| 1888 - 1896 | MOINE Etienne | |
| 1896 - 1904 | VERNIER Stéphane | |
| 1904 - 1908 | MOINE Emile | |
| 1908 - 1924 | VERNIER Stéphane | |
| 1924 - 1926 | DUBOIS Auguste, Henri | |
| 1926 - 1929 | ROUSSET Pierre | |
| 1929 - 1931 | VERNIER Hilaire, Auguste | |
| 1931 - 1939 | PAULIN Léon, Edmond | |
| 1939 - 1944 | ROUSSET Pierre | délégation spéciale |
| 1939 - 1944 | SERVIN Louis, Auguste | délégation spéciale |
| 1939 - 1944 | DUBOIS Lucien, Henri | délégation spéciale |
| 1945 - 1959 | PAULIN Léon, Edmond | |
| 1959 | MOINE Jean-Baptiste, Etienne | |
| 1960 - 1969 | DUBOIS Yves, Lucien | |
| 1969 - 1995 | JACQUOT Robert | |
| 1995 | PAULIN Charles | |
| Sources des données : Archives départementales du Doubs et de la Haute-Saône et Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER, Besançon,1995, pages 19-43 | ||
Démographie [modifier]
| 1593 [13] | 1614 | 1657 [14] | 1790 | an XIII | 1803 | 1815 | 1825 | 1827 | 1829 | 1835 | 1836 | 1837 | 1841 | 1842 | 1846 | 1851 | 1855 | 1856 | 1860 | 1861 | 1865 | 1866 | 1872 | 1874 | 1881 | 1885 | 1891 | 1892 | 1893 | 1895 | 1896 | 1906 | 1936 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 25 âmes | 22 ménages | 29 dont 2 savoyards et 1 française (9 feux) | 143 | 152 | 161 | 164 | 164 | 171 | 168 (42 feux) | 158 (41 feux) | 187 | 187 | 199 | 199 (43 feux) | 207 | 203 | 203 | 196 | 190 | 193 | 193 | 204 | 190 | 190 | 163 | 163 | 130 | 131 | 131 | 131 | 107 | 120 | 82 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005* |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 62 | 70 | 65 | 78 | 80 | 87 | 91 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
| * Enquête annuelle (nouveau mode de calcul du recensement) | ||||||
Lieux et monuments [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Tuilerie de Champtonnay est construite par ordonnance royale du 19 février 1839, au lieudit « les vendues », en bordure de la route reliant Gray à Besançon. La production concernait des tuiles, des briques, des carreaux de sol, mais aussi de la chaux, à partir d'une carrière locale. Son activité cesse en 1922 et les derniers tenanciers étaient la famille DUBOIS. Elle est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, par l’arrêté n° 93.191 du 5 octobre 1993 de la préfecture de région, à Besançon.
- Les ruines d’un château : Déjà mentionné en 1267 dans le testament d'Aymon DE CHANTONNAY qui le lègue à son fils avant de partir pour la huitième croisade, ce château a été la propriété de grands et puissants personnages comme les PERRENOT DE GRANVELLE, les LA BAUME SAINT AMOUR pour terminer par Claude-Antoine-Clériadus marquis DE CHOISEUL BEAUPRE, appelé DE CHOISEUL LA BAUME. Cette immense bâtisse - dont les ruines figurent sur le cadastre napoléonien déposé à la mairie - a servi de carrière à la Révolution. Il ne reste plus aujourd’hui qu’une tour à demi ruinée dite « Tour de La Chapelle » et une partie des remparts de la basse cour aménagés en logements et bâtiments agricoles.
- Une fontaine-lavoir : En remplacement de l’ancienne fontaine qui ne convient plus, car son emplacement est noyé par les crues de la rivière qui la borde, il est décidé en 1860 de construire une nouvelle fontaine-lavoir. Une source capable de fournir l’eau nécessaire est découverte au lieudit « le Vésignoz ». Elle est « encaissée » (canalisée) en 1862, sur neuf cent soixante quinze mètres.
Entre temps, le marché pour la construction de la fontaine est passé le 5 mars 1863. Elle est réceptionnée le 15 mai 1866 par l'architecte MAILLOT de Fouvent-le-Haut.
Malgré la qualité des pierres utilisées, les gelées, principalement celles de l'hiver 1879/1880, dégradent l'abreuvoir public. Le conseil municipal délibère et décide de faire enlever les anciennes auges et de les remplacer par de nouvelles en fonte. La partie centrale formera un demi-cercle et les deux parties latérales seront droites. Ainsi sont-elles encore aujourd'hui.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Raoul Motoret (1909-1978), écrivain français, est enterré dans le cimetière de Champtonnay aux côtés de sa sœur Christiane Motoret, épouse d'Émile Danoën qui vint régulièrement passer des périodes d'écriture ou de vacances dans la maison de la famille sur la route de Besançon, à une centaine de mètres de la Tuilerie.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, pages 45-59
- Armorial général de RIETSTAP J.B., réédition originale sous le patronage de l’académie internationale d’héraldique, Lyon, 1911, page 402
- Armorial de Franche-Comté de GAUTHIER Jules, année 1911, page 8 ligne 77
- registres des délibérations de la commune de Champtonnay pour les dates concernées
- Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER, Besançon,1995, pages 130-143
- Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, pages 128-131
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – 48 j 226 – cité dans la prise de possession de la seigneurie de Champtounay par Thomas PERRENOT DE GRANVELLE
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 54 recto – cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 8 octobre 1589
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 105 recto – cités dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 juin 1592
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 158 recto – cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 mars 1593
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – B 9314 – 30.7.1770, cité dans le procès-verbal de réception des travaux du presbytère
- Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER,Besançon,1995, page 13
- Arch. Départementales de la Haute-Saône – H 785 folio 79 verso – détail cité dans un « procès contre l'abbaye de Corneux », acte du 15 mars 1593
- Arch. Départementales du Doubs – CEG : C 270 – « Etats de Franche-Comté, dénombrement de la population des villes, bourgs et villages du bailliage de Gray pour régler l’ordre du sel », lettre « C », « Champtonnay », daté du 8 février 1657
- Champtonnay sur le site de l'Insee
- Monographie de CHAMPTONNAY de Didier KRACKENBERGER, Besançon,1995, avec les notes de bas de pages et références pour tous les monuments