Barrages d'Inga

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5° 31′ 37″ S 13° 37′ 15″ E / -5.52683, 13.62072 ()

Barrage Inga I en juillet 2004

Les barrages hydro-électriques d'Inga sont deux barrages situés en République démocratique du Congo, sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, à proximité de la ville de Matadi. Repris de projets belges lancés à l'époque coloniale et construits avec une aide belge et internationale, ces deux ouvrages distincts sont dénommés Inga I et Inga II. Les développements Inga III et Grand Inga ne sont actuellement qu'au stade de projet.

Ces ouvrages, à l'instar de l'usine sidérurgique de Maluku, sont construits dans le cadre d'une politique de développement et de prestige du pays par le régime du Président Mobutu Sese Seko. La maintenance de ces barrages n'étant pas assurée, ils fonctionnent à capacité réduite. Ils sont exploités par la Société nationale d'électricité (SNEL).

Comme d'autres ouvrages pharaoniques créés dans le pays au service de politiques de prestige qui ne purent être assumées, ils sont qualifiés d'éléphants blancs.

Vue en juillet 2004 des rapides d'Inga où a disparu Philippe de Dieuleveult

Philippe de Dieuleveult, animateur de la fameuse émission de télévision française la Chasse aux trésors, a disparu le 6 août 1985 en fin de matinée dans les tourbillons du fleuve Congo à proximité d'Inga.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Inga en juillet 2004
Inga en juillet 2004

Exportation d'électricité vers l'Angola, la République du Congo et le Zimbabwe. Des lignes relient également le complexe à la Zambie, au Botswana, à la Namibie et à l'Afrique du Sud. Une ligne haute tension relie en effet le barrage à Lubumbashi et à la province zambienne du Copperbelt : le projet Inga-Shaba.

Une seconde ligne haute-tension est envisagée vers le nord en direction des pays du golfe de Guinée. Une troisième enfin est prévue vers le nord-ouest, en direction du Tchad et du Soudan.

Par ailleurs, seule 5 % de la population congolaise a accès à l'électricité. Kinshasa elle-même se trouve imparfaitement desservie.

Inga I et II fonctionnent actuellement à 20 % de leur capacité, la plupart des turbines étant à l'arrêt, faute de pièces de rechange.

Avenir du complexe[modifier | modifier le code]

Divers contacts sont intervenus récemment, dont avec la NEPA (Nigeria) et Westcor, consortium emmené par Eskom (Afrique du Sud), en vue du redéploiement du complexe.

Westcor projette notamment la construction d'une centrale Inga III (4,5 GW). Avec une telle capacité, le complexe Inga I, II, III aurait une puissance totale installée de plus de 5,2 GW ce qui permettrait, en théorie, d'alimenter en électricité toute l’Afrique australe. BHP Billiton propose de ramener Inga III à 3.500 MW pour alimenter son usine de production d'aluminium dans le Bas-Congo[1].


Des projections prévoient, si le financement était trouvé, que la puissance produite sur ce site atteindrait 39 GW, grâce à la réalisation du projet Grand Inga. À titre de comparaison, le barrage des Trois Gorges en Chine d'une puissance installée de 18,2 GW produit 84,7 TWh par an depuis 2009.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Initialement prévu pour une production de 4.300MW, BHP Billiton propose de réduire Inga III à 3.500 MW - Le Potentiel, 16 avril 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pierre van Deuren, Aménagement du Bas-Congo : projet, Bruxelles, 1928

Nicolas Tourot, les Projets de développement hydroélectrique en Afrique noire, mémoire de maîtrise, Paris I, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]