Uranius Antoninus

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Uranius
Usurpateur romain
Image illustrative de l'article Uranius Antoninus
Monnaie en bronze de Uranius Antoninus aux inscriptions en grec. Revers : temple d'Élagabal d'Emèse avec la pierre sacrée. Credit CNG coins (http://www.cngcoins.com)
Règne
253 (qqs mois) / Syrie
Empereur Valérien
Biographie
Nom de naissance Lucius Iulius Aurelius Sulpicius Severus Uranius Antoninus
Décès ?
Liste des usurpateurs romains

Uranius Antoninus ou Lucius Iulius Aurelius Sulpicius Severus Uranius Antoninus est un usurpateur vers 253 ou 254 qui prit la pourpre impériale en Syrie sous l'empereur Valérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Uranius Antoninius, "La meilleure et finalement seule véritable preuve que nous ayons de son existence sont encore les monnaies à son effigie"

L'histoire de l'époque où il se situe est particulièrement troublée, entre les guerres civiles de 253 opposant Gallus, Émilien et Valérien pour le titre impérial, puis les attaques simultanées sur plusieurs frontières de l'empire romain. Uranius Antoninus n'est pas mentionné par les sources littéraires romaines qui nous sont parvenues. Les seules preuves tangibles de son existence sont quelques monnaies à son effigie[1] datées de 565 selon l'ère seleucide. On ne connaît donc rien de son règne, ce qui explique la rareté de ses mentions dans les ouvrages modernes, comme chez Zosso et Zingg, deux fois son nom sans autre détail, associé à la Cappadoce[2].

Certains auteurs tentent de retrouver une trace d'Uranius en interprétant des sources byzantines : ainsi, sur la base des chroniques du Byzantin Jean Malalas, on propose de l'identifier au grand prêtre Sampsigeramos, qui avec l'appui de quelques soldats armés de frondes, aurait infligé une cuisante défaite aux troupes de Sapor Ier qui avaient envahi la province romaine. Selon cette interprétation, les soldats enthousiasmés par leur victoire auraient proclamé leur chef empereur sous le nom d'Uranius, suivant un processus observé à plusieurs reprises à cette époque. Ensuite, à l'approche de Valérien et de son armée en campagne contre Sapor, Uranius aurait renoncé au pouvoir.

Dans une autre interprétation, l'Uranius, dont parle Zosime et qui se serait révolté contre Héliogabale ou Alexandre Sévère[3], pourrait provenir d'une erreur de l'historien dans sa narration, et être en fait l'Uranius Antoninus correspondant à ces monnaies.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roman Imperial Coinage, tome 4c
  2. François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, édition Errance, 1995, (ISBN 2-87772-226-0), p 266 et 253
  3. Zosime, Histoire nouvelle, livre I

Sources[modifier | modifier le code]

  • Elizabeth Jeffreys, Michael Jeffreys, Roger Scott: The Chronicle of John Malalas. A Translation (Byzantina Australiensia 4), Australian Association for Byzantine Studies, Melbourne 1986, S. 162f., ISBN 0-9593626-2-2.
  • Hans Roland Baldus: Uranius Antoninus. Münzprägung und Geschichte. Habelt, Bonn 1971 (Antiquitas Série 3, Tome 11).
  • Thomas Banchich, "Uranius Antoninus (ca. 218-235 and/or 253/4? A.D.)", De Imperatoribus Romanis, 2002.
  • Malkin, I. e Z.W. Rubinsohn, Leaders and Masses in the Roman World, Brill Academic Publishers, 1994, ISBN 90-04-09571-3, pp. 134-135.