Avarice

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
L'Avarice. Gravure de Viollet-le-Duc

L'avarice est un état d’esprit qui consiste à ne pas vouloir se séparer de ses biens et richesses. L'avarice est l'un des sept péchés capitaux définis par le catholicisme à partir des interprétations d'écrits du Père de l'Église (saint Augustin) sur la généalogie du péché. Elle peut se traduire par une thésaurisation complète d’argent, sans aucune volonté de le dépenser un jour. À l'extrême limite, l'avare se prive de tout pour ne manquer de rien.
Le philosophe grec Théophraste distingue avarice (μικρολογία)[1]de radinerie (μικροφιλοτιμία)[2] : l'avarice est une épargne excessive ; la radinerie est un manque de prodigalité.
Rousseau recommande dans L'Émile de ne pas imiter l'avare : « Ne faites donc pas comme l'avare, qui perd beaucoup pour ne vouloir rien perdre ».

Sommaire

Régionalismes [modifier]

Au Québec, Séraphin, personnage de Claude-Henri Grignon est passé dans le langage populaire comme synonyme d'avare. Dire d'un homme qu'il est « un vrai Séraphin » équivaut à dire qu'il est d'une grande avarice. En France, lorsqu'on dit de quelqu'un que c'est « un vrai harpagon », cela signifie aussi que c'est quelqu'un d’extrêmement avare. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, c'est le nom « scrooge » qui est employé.

Dans la fiction [modifier]

Références [modifier]

  1. Les Caractères, X
  2. Les Caractères, XXII

Bibliographie [modifier]

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

  • Mammon, démon de la richesse et de l'avarice.