Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines

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Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines
Image illustrative de l'article Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines
Artiste Jérôme Bosch
Date v. 1500
Type Huile sur panneau
Technique Peinture
Dimensions (H × L) 120 × 150 cm
Localisation Museo del Prado, Madrid (Espagne)

Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines est un tableau attribué à Jérôme Bosch, réalisé vers 1500 ou ultérieurement. Huile sur panneau, le tableau représente une série de scènes circulaires. Il est actuellement exposé au Museo del Prado à Madrid (Espagne).

Quatre petits cercles, représentant la « Mort du pécheur », le « Jugement dernier », l'« Enfer » et la « Gloire », entourent un cercle plus grand représentant les sept péchés capitaux : la colère dans sa partie inférieure, puis dans le sens des aiguilles d'une montre l'envie, l'avarice, la gourmandise, la paresse, l'extravagance (plus tard, la luxure) et la fierté dans des scènes de la vie quotidienne davantage que dans des représentations allégorique des péchés[1].

Le centre du cercle central est censé représenter l'œil de Dieu, au sein duquel on peut voir le Christ émergeant de sa tombe. En dessous de cette image figure l'inscription en latin Cave Cave Deus Videt (en français : Attention, Attention, Dieu vous voit).

Au-dessus et en dessous de l'image centrale, une citation en latin extraite du Deutéronome 32:28-29, contenant les mots suivants « Car c'est une nation dépourvue de jugement, et il n'y a en eux aucune intelligence. » au-dessus, et « Oh ! s'ils étaient sages! Ils considéreraient ceci, ils réfléchiraient à ce qui leur arrivera à la fin. » en dessous.

Discipulo[modifier | modifier le code]

En 1560, Felipe de Guevara écrit à propos d'un des élèves de Bosch, un « discipulo », qui, selon lui, était aussi bon que son maître et signait parfois ses œuvres de son nom[2]. Immédiatement après, sans passer à un nouveau paragraphe, De Guevara fait référence au tableau des Sept péchés capitaux et dit qu'il est caractéristique du style de cet élève. Cette allusion conduira plusieurs historiens de l'art, en commençant par Dollmayr dès 1898, à attribuer ce tableau à cet élève ; alors que d'autres, malgré ce contexte, pensent que De Guevara utilise ce parallèle pour souligner la proximité du style de Bosch et de son élève. Ainsi, ce tableau fut longtemps considéré comme étant une œuvre de jeunesse de Jérôme Bosch. Cependant, plusieurs costumes suggèrent que ce tableau a été peint à une date ultérieure, vers 1500. De plus, la datation dendrochronologique de plusieurs des tableaux de Bosch, le fait que ce tableau n'ait pas été pas peint sur un panneau de chêne et l'utilisation de techniques inhabituelles — telles que l'utilisation d'une règle — tendent à faire croire que ce tableau n'est pas l’œuvre de Jérôme Bosch.

Détails[modifier | modifier le code]

Les sept péchés capitaux[modifier | modifier le code]

Les quatre dernières étapes humaines[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cette œuvre joue un rôle central dans le développement de Wyatt Gwyon dans le roman de William Gaddis intitulé The Recognitions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Claudia Lyn Cahan et Catherine Riley, Bosch~Bruegel and the Northern Renaissance, Avenal Books,‎ 1980 (ISBN 0-517-30373-6)
  2. Felipe de Guevara, Commentarios de la Pintura, 1560. Cité et commenté dans Wolfgang Stechow, Northern Renaissance Art 1400-1600 : Sources and Documents, 1966 (rééd. 1989).

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]