Alexandre de Beauharnais

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Alexandre de Beauharnais
Image illustrative de l'article Alexandre de Beauharnais

Naissance 28 mai 1760
Fort-Royal Martinique
Décès 23 juillet 1794 (à 34 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Général de division
Conflits Guerres de la Révolution
Commandement Armée du Rhin
Faits d'armes Siège de Mayence
Autres fonctions député et président de l'Assemblée Nationale Constituante
Famille Beauharnais

Alexandre François Marie, vicomte de Beauharnais, né à Fort-Royal Martinique, le 28 mai 1760, mort guillotiné à Paris, le 23 juillet 1794. Il fut vicomte de Beauharnais, Il entra dans la 1re compagnie des mousquetaires en 1775, fut sous-lieutenant dans le Régiment de Sarre-Infanterie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de François de Beauharnais (1714-1800), baron de Beauville, marquis de La Ferté-Beauharnais et de Henriette Pyvart de Chastullé, il est né en 1760 à la Martinique. C'est le frère cadet de François de Beauharnais (1756-1846), marquis de La Ferté-Beauharnais. Sa marraine n'est autre que Désirée Renaudin, née Tascher de la Pagerie, la maîtresse de son père[réf. nécessaire]. C'est elle qui suggérera au vieux marquis qu'Alexandre pourrait épouser l'une de ses nièces : Catherine Désirée ou Marie-Josèphe-Rose. La première étant décédée en 1777, ce sera la seconde qui sera choisie. Elle n'a que seize ans.

Il ira au collège du Plessis à Paris, puis passera deux ans à l'université de Heidelberg en Allemagne avant d'intégrer l'armée. Il aura une sous-lieutenance au régiment Sarre-Infanterie en 1776.

Mais il sait déjà que sa carrière ne sera pas celle qu'il attendait : sa famille, ayant des titres de noblesse d'ancienneté insuffisante, ne pouvait être "présentée" à la Cour ni accéder aux carrosses royaux. Malgré de nombreuses absences de son régiment, il sera pourtant nommé Capitaine en 1779.

Il épousa le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand, Marie-Josèphe de Tascher de la Pagerie, qui sera mieux connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, future impératrice des Français, dont il eut deux enfants, Eugène en 1781, et Hortense en 1783.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il aura un protecteur puissant en la personne du duc de la Rochefoucauld qui lui assurera un début de carrière relativement facile, malgré ses absences répétées. Il commence par servir dans le régiment Sarre-Infanterie comme sous-lieutenant. En septembre 1782, trouvant que son avancement n'est pas assez rapide, il se porte volontaire pour aller combattre les Anglais à la Martinique. Mais quand il arrive, la guerre est finie, avec le traité de Versailles de janvier 1783. Le 3 juin 1784, il entre dans le régiment Royal-Champagne-Cavalerie et sera major en 1788.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le bailliage de Blois va l'envoyer comme représentant de la noblesse aux États Généraux, puis il sera élu à l'Assemblée constituante où il aura un rôle actif dans les événements de la nuit du 4 août destinés à abattre la Royauté. Il fera partie des Jacobins qu'il présidera, et occupera le fauteuil de la présidence de l'assemblée constituante (le 18 juin 1791) lors de la fuite du roi.

Retour au service actif[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Assemblée constituante en septembre, ses membres n'étant pas ré-éligibles, il doit rejoindre l'armée. Il est depuis le 25 août adjudant-général avec rang de lieutenant-colonel. En avril 1792, il part pour l'armée du Nord ; il commanda le camp de Soissons, sous les ordres de Custine. En mai il est promu adjudant-général avec rang de colonel et envoyé à Metz sous les ordres du général Luckner. Le 7 septembre 1792, il est promu maréchal de camp (général de brigade) et chef d'État-major dans l'armée en formation à Strasbourg. Le 8 mars 1793, il est lieutenant-général commandant de la division du Haut-Rhin général de division. Le 23 mai 1793, il devenait commandant en chef de l'armée du Rhin. Le 13 juin 1793, il fut proposé pour être nommé ministre de la Guerre, mais il refuse. Le poste est particulièrement risqué pour un « ci-devant » (terme utilisé pour désigner un ancien aristocrate).

Après la perte de Mayence, le 23 juillet 1793, qui lui est attribuée, il démissionne et rentre chez lui sans ordre de son ministère. Il consacre ainsi six mois à la gestion de La Ferté-Beauharnais en tant que maire. Finalement arrêté en janvier 1794, il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration et est enfermé dans la prison des Carmes où son épouse le suit peu après. Le 22 juillet, il est condamné à mort, guillotiné à Paris le 5 thermidor an II (23 juillet 1794) sur la place de la Nation, dite du Trône renversé, et inhumé dans une des fosses du Cimetière Picpus.

Il fut l'amant d'Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrburg, épouse du prince Aloys Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen et son dernier amour sera Delphine de Custine qu'il rencontre à la prison des Carmes pendant que son épouse file des amours tumultueuses avec le général Hoche, et sera épargnée par « la grande faucheuse de la Révolution ».

Postérité[modifier | modifier le code]

Alexandre de Beauharnais aura deux enfants : un fils, Eugène qui sera vice-roi d'Italie après avoir été adopté par Napoléon, une fille Hortense, la reine Hortense, qui sera reine de Hollande, que Napoléon adopta également et qui sera la mère de Napoléon III.

Il est donc le grand-père de Napoléon III.

Il laissera en outre une fille illégitime, Marie-Adélaïde dite Adèle (Cherbourg, 1786 - Paris, 1869), née de la marquise des Chapelles, et qui épousa en 1804 François-Michel-Auguste Lecomte, capitaine d'infanterie et aide de camp du général Meunier[1].

Les papiers personnels d'Alexandre de Beauharnais et de la famille Beauharnais sont conservés aux Archives nationales sous la cote 251AP[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Chevallier et Christophe Pincemaille, L'impératrice Joséphine, Petite Bibliothèque Payot, 2002, p. 478
  2. Archives nationales

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]