Maison de Beauharnais

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille de Beauharnais.
Maison de Beauharnais
Armes de la famille.
Armes de la famille : Maison de Beauharnais
Blasonnement D'argent, à la fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du même, rangées en chef[1].
Devise AUTRE NE SERS[1].
Pays ou province d’origine Drapeau breton (Kroaz du) Duché de Bretagne
Orléanais flag.svg Orléanais

La Maison de Beauharnais ou Maison de Leuchtenberg est une famille aristocratique française ayant notamment essaimé en Bavière et en Russie.

Issus de la noblesse de robe, les Beauharnais ont donné plusieurs gouverneurs à l'Amérique française (Nouvelle-France, Martinique) durant l'Ancien Régime. Ils ont ensuite accédé au rang de princes français sous le Premier Empire et ont alors pu se mêler à différentes familles souveraines européennes. L'Italie, le Pays de Bade, la Hollande, le Brésil ou le Portugal ont ainsi eu des Beauharnais à leur tête au XIXe siècle.

Sommaire

Histoire [modifier]

Originaires du duché de Bretagne, les Beauharnais (ou Beauharnois) s’établissent à la fin du XIVe siècle à Orléans. Lors du siège de la ville en 1429, Jehan Beauharnais joue un rôle dans sa défense et témoigne, de ce fait, au procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. Les Beauharnais fournissent à la monarchie des militaires et des magistrats, et contractent des alliances dans divers milieux, dont celui de l'Université de droit d'Orléans. Au XVIe siècle, des Beauharnais sont magistrats, marchands, chanoines, etc. à Orléans.

De la fin du XVIe siècle à la fin du XVIIe, les fonctions de président et de lieutenant général au bailliage et siège présidial d'Orléans se transmettent héréditairement dans la famille Beauharnais. Le plus éminent de ces magistrats est François III de Beauharnais, sieur de la Grillère (à Vouzon, Loir-et-Cher), né à Orléans en 1600, et mort dans cette ville en 1681.

À la fin du XVIIe siècle, l'office de lieutenant général du bailliage d'Orléans est cédé à une branche alliée de la famille, les Curault. Les plus éminents des Beauharnais se tournent alors vers la marine royale et l'administration des colonies françaises d'Amérique. Un autre François de Beauharnais (1665-1746) devient intendant de la Nouvelle-France (c'est-à-dire du Canada), où une seigneurie lui est concédée en 1707. Son neveu, également prénommé François, est nommé chef d'escadre des armées royales, puis gouverneur de la Martinique.

Les Beauharnais d'Orléans sont aussi de grands propriétaires fonciers pourvus de plusieurs seigneuries dans la région. Au XVe siècle, ils sont seigneurs de la Chaussée, fief situé dans l'actuel faubourg Saint-Jean, à Orléans (paroisse Saint-Laurent). Ils s'intéressent également à la Sologne puisqu'au début du XVIe siècle, Guillaume de Beauharnais possède la terre de Villechauve, à Sennely (Loiret). Les Beauharnais sont aussi seigneurs de la terre voisine de la Grillère, à Vouzon, qu'ils conservent jusqu'au début du XVIIIe siècle (époque où elle passe, par mariage d'une fille Beauharnais, à la famille Choiseul-Gouffier).

Le 20 avril 1752, François, marquis de Beauharnais (1714-1800), gouverneur de la Martinique, arrière-grand-père maternel du futur Napoléon III, achète la seigneurie de La Ferté-Avrain, en Sologne. Il en obtient l'érection en marquisat par lettres patentes de juillet 1764 sous le nom de La Ferté-Beauharnais, nom que la commune porte toujours actuellement (département de Loir-et-Cher).

Généalogie [modifier]

Généalogie incomplète (comprenant lignes mâles et femelles).

  • François II de Beauharnais (fin XVIe siècle-XVIIe siècle), premier président au Présidial d'Orléans (en 1598) et lieutenant général au bailliage ; député du Tiers État aux États généraux de 1614 ; seigneur de la Grillère, à Vouzon (Loir-et-Cher).

Marié à Anne Brachet ; 7 enfants, dont

  • Jean de Beauharnais (1606-1661), maître d'Hôtel ordinaire du roi ;

Marié à Marie Mallet ; 3 enfants dont

Marié en 1663 à Marguerite Françoise Pivart de Chastullé ; 14 enfants dont

Marié à Renée Hardouineau, fille du sgr de La Laudanière ; 2 fils

Marié en premières noces à sa cousine Marie-Anne Pivart de Chastullé (et en secondes noces à Marie-Euphémie Tascher de la Pagerie). Deux enfants de son premier mariage :

Alliances [modifier]

Armoiries [modifier]

Annexes [modifier]

Sources [modifier]

  • A. Pommier, « Recherches sur les Beauharnais du XVIIe siècle à Orléans », dans Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orléanais, t. XXIII, no 235 (1937).
  • R. Gallon, Les Beauharnais, Orléans, La Galerie des Ventes d'Orléans, 1979.
  • Christian Poitou, « Napoléon III et la Sologne », dans La Sologne et son passé, 9, Bulletin du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Sologne, t. XIII, no 2, avril-juin 1991.
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • 1786 : François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume : On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une. 2e Édition. Publié par La veuve Duchesne, 1786. Copie de l'exemplaire l'Université du Michigan. Numérisé le 15 février 2008. Consulté le 6 mars 2009.

Bibliographie [modifier]

  • Philippe de Montjouvent, Les Beauharnais : Tome I, Les grands ancêtres : 1390-1846, 563 pages, éditeur Christian, 2005 (ISBN 2-86496-126-1)
  • Érick Noël, Les Beauharnais : une fortune antillaise, 1756-1796, Droz, 2003 (ISBN 2600008926)

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a et b Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 
  2. Le sang des Bonaparte Joseph Valynseele
  3. http://www.monarchia.org/Casa_Real/Consortes_de_Portugal.htm
  4. référence, citation ou lien