École de guerre
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L'École de guerre (anciennement appelée Collège interarmées de défense (CID) de 1993 à 2010) est une institution de l'Enseignement militaire supérieur français située dans le 7e arrondissement, dans l’enceinte de l’École militaire fondée par Louis XV pour la formation des officiers du Royaume de France, et relève du chef d'état-major des armées. a succédé aux quatre anciennes Écoles supérieures de guerre (des armées de Terre, de l'Air, de la Marine et de la Gendarmerie) et au Cours supérieur interarmées (CSI) depuis le 1er septembre 1993. L'enseignement y est très diversifié, axé sur les opérations interarmées, la culture générale, les relations internationales et la préparation de l’avenir[précision nécessaire]. L'équivalent de l'École de Guerre pour les réservistes opérationnels de l'armée de Terre est l'ESORSEM.
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Présentation[modifier]
L’École de guerre forme les futurs officiers supérieurs de l'armée de terre, de la marine nationale, de l'armée de l’air, de la gendarmerie nationale, des services (service de santé des armées, service des essences des armées) et de la direction générale de l'Armement sélectionnés par concours. Chaque promotion représente plus de soixante-dix pays. Les élèves sont préparés à assumer des responsabilités supérieures d’état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d’appartenance, dans les organismes et états-majors interarmées ou interalliés et à tout autre poste où s’élabore et s’exécute la politique de défense.
Ce cursus à l’École de Guerre est d'une durée d'une année et demie. Le stage à l’École de Guerre est précédé de la formation du Cours Supérieur d'État-Major (CSEM), un stage d'une durée de cinq mois[1]. Le Cours Supérieur d'État-Major (CSEM) s'inscrit dans la continuité historique de l’École Supérieure de Guerre (ESG). Il a pour mission principale de former les officiers ayant réussi le concours de l’École de guerre à l'emploi des forces terrestres dans le contexte des engagements actuels. L'enseignement dispensé est à dominante opérationnelle. Il vise à former des tacticiens capables de concevoir puis de diriger la manœuvre interarmes aux différents niveaux de commandement des forces terrestres. Cet enseignement les amène à concevoir l'ensemble de la manœuvre interarmes, et hausse leur compétence depuis le niveau Brigade à celui de la Composante Terrestre. La formation au CSEM est complémentaire aux réflexions stratégiques et géopolitiques menées à l’École de Guerre.
Le Cours Supérieur d'Etat-Major leur enseigne l'ensemble des composants qui permettent le commandement des grandes unités interarmes en opération, dans un environnement interarmes et international complexe. La durée du Cours Supérieur d'État-Major (CSEM) est de 5 mois, tous les officiers stagiaires ayants suivi ce cours poursuivront leur formation l'année suivante à l'École de Guerre (ex-Collège Interarmées de Défense CID).
Les officiers stagiaires de l’École de Guerre bénéficient d'un accès au centre de documentation de l'Ecole militaire (CDEM) qui met ses ressources à leur disposition.
La durée totale du stage d'officier à l’École de Guerre est d'une année et demi, dont 5 mois au Cours Supérieur d’État-Major (CSEM) suivi d'une formation d'une année au Cours de l’École de Guerre dans les domaines des relations internationales, stratégie et art de la guerre, géopolitique, prospective, management et défense.
Évolution de la formation[modifier]
Avant la réforme du cursus de l’École de Guerre de 1993, la formation des officiers supérieurs se déroulait comme suit ; une année au niveau de l'école supérieure de guerre pour l'armée de terre, école supérieure de guerre aérienne pour l'armée de l'air, école supérieure de guerre navale pour la marine nationale. Une fois la formation terminée au sein de l'école de guerre de la branche d'appartenance (Terre, Air, Marine), les officiers suivent une formation commune au sein du Cours Supérieur Interarmées CSI, cette formation qui est une phase d'étude en commun durait six mois pour les officiers étrangers (du 1er Septembre au 1er Février), mais était prolongée pour les officiers de l'armée française d'un mois supplémentaire, « Le mois spécial », pour traiter les questions relatives au domaine du nucléaire.
Le Cours Spécial Intermarmées CSI se devait d'intégrer au sein d'un cours commun, l'ensemble des officiers ayant terminés leurs formations dans les écoles de guerre respectives (Terre, Air, Marine), le Cours Spécial Interarmées CSI portait sur l'information des officiers supérieurs sur les trois armées par des exposés et des stages, des conférences et des visites d'intérêt général, pour entrainer les officiers à travailler en groupe sur des opérations interarmées. Les officiers partait également effectuer des stages dans les branches autres que les siennes ; dans des bases aériennes, des régiments de l'armée de terre, ou sur des bases et bâtiments de la marine nationale.
En 1993, une réorganisation des écoles de guerre des armées de terre, de l'air et de la marine nationale, entraine la dissolution des écoles de guerres respectives, et leurs intégrations au sein d'une même école de guerre ; le Collège Inter-armées de Défense CID qui dispense une année de cours au préalable précédée d'une formation en tactique et planification opérative propre à chaque branche de l'armée.
Ainsi, pour l'établissement d'enseignement militaire supérieur de la Marine Nationale, l’École Supérieure de Guerre Navale ESGN qui fut créée sous le nom d'École supérieure de la marine et fondée le 27 décembre 1895 et dirigée par l'Amiral Fournier, fut remplacée en 1897 par l’École des hautes études navales. Elle devient, en 1962, l'École supérieure de guerre navale ESGN. En 1993, elle cède la place au Centre d'études supérieures de la marine CESM qui enseigne aux officiers pour le compte de la marine nationale, la tactique et les opérations navales, tandis que le "Collège Inter-armées de Défense CID" fut chargé de l'enseignement de la stratégie, la planification militaire opérationnelle interarmes et la prospective.
Les cours de tactique et de planification opérative furent repris par le Cours Supérieur d'Etat-Major (CSEM) pour l'armée de terre, le Centre d’Études Stratégiques Aérospatiales (CESA) pour l'armée de l'air, et le Centre d’Études Supérieures de la Marine (CESM) pour la marine nationale.
En 2011, le Collège Interarmées de Défense (CID) reprend son ancienne dénomination, l’École de Guerre.
Disciplines enseignées[modifier]
L'enseignement[2] est divisé en quatre grands domaines :
- Analyse prospective sur l’Europe et le monde
- Stratégie et art de la guerre
- Actions interministérielles et sécurité
- Management et défense
Analyse prospective sur l’Europe et le monde[modifier]
- Géopolitique
- Europe
- Grandes organisations internationales (OTAN, ONU)
- Autres grands acteurs
- Missions d'études
- Colloque Mars / École de guerre / Forum du futur
Stratégie et Art de la guerre[modifier]
- Enseignement de la stratégie
- Connaissance des autres armées
- Connaissance de l'interarmées
- Commandement et éthique
- Communication opérationnelle
- Exercices stratégiques de grande ampleur, dont un en coopération avec les Écoles de guerre britannique, allemande, espagnole et italienne) ou avec des étudiants en journalisme ou en diplomatie.
Actions interministérielles et sécurité[modifier]
- Connaissance du ministère de la défense et de ses grands correspondants
- Gestion de crise interministérielle
- Ordre public
- Terrorisme (y compris cyberterrorisme)
- Exercice de synthèse
Management et Défense[modifier]
- Ressources humaines
- Finances
- Prospective programmation
- Media
- Management et dialogue social
- Droit
- Négociation
- Etude de la société française
Devise de l'École de Guerre[modifier]
« Si vis pacem, para bellum » (Si tu veux la paix prépare la guerre).
Professeurs notables[modifier]
- Hervé Coutau-Bégarie, professeur de stratégie, également directeur de recherches à l'École pratique des hautes études, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la stratégie et à la géopolitique, conférencier.
- Gérard Chaliand, spécialiste de l'étude des conflits armés.
- Aymeric Chauprade, professeur de géopolitique, auteur de Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire, exclu en février 2009 par le ministre de la défense Hervé Morin.
- Bernard Lugan, directeur du séminaire Afrique, spécialiste de l'Afrique, expert au Tribunal pénal international pour le Rwanda.
- Frédéric Pons, officier de réserve, directeur du service « Monde » à Valeurs actuelles.
- Pierre Verluise, fondateur et directeur du séminaire Élargissements de l'OTAN et de l'UE.
Noms de baptême des promotions[modifier]
- 16e (2008-2009) : Maréchal Foch
- 17e (2009-2010) : Hubert Lyautey
- 18e (2010-2011) : Général de Gaulle
- 19e (2011-2012) : Maréchal Juin
- 20e (2012-2013) : Général Lafayette
Notes et références[modifier]
- [1]
- Projet pédagogique disponible sur le site officiel
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Site de MARS (association des anciens de l'École de guerre et leurs amis)