Établissements et fortifications de Nouvelle-Néerlande

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(c1635) Nova Belgica et Anglia Nova

Les établissements et fortifications de la Nouvelle-Néerlande (Nieuw-Nederland) désignent l'ensemble des villes et fortifications de cette colonie des Provinces-Unies du XVIIe siècle établie sur la côte Est de l'Amérique du Nord. Les territoires réclamés étaient ceux de la péninsule de Delmarva jusqu'au sud de Cap Cod. Les régions ou les établissements qui en firent partie font aujourd'hui partie des États Mid-Atlantic de New York, du New Jersey, du Delaware, du Connecticut, et de Pennsylvanie. Sa capitale, la Nouvelle-Amsterdam, se trouvait à la pointe sud de l'île de Manhattan dans l'Upper New York Bay.

Explorée dès 1609 par Henry Hudson, qui menait une expédition pour la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, la région fut plus tard examinée et reçue une charte, et en 1614 elle reçut son nom. Les Néerlandais nommaient les trois principaux fleuves de la province la Zuid Rivier (ou fleuve sud), la Noort Rivier (ou fleuve nord)[N 1] Another story of its origin has it that the rivers connected to New York Harbor are named the "North" River and "East" River based on what direction of travel they permit[1]., et la Versche Rivier (ou fleuve frais, et tentaient de les utiliser pour atteindre l'intérieur, les population indigènes, et pour le commerce de la fourrure.

Les lois internationales reconnaissaient les réclamations territoriales d'un État non seulement par la découverte et l'exploration mais aussi et surtout par l'établissement de colonies. La colonisation à grande échelle fut rejetée au profit du modèle ayant fait ses preuves en Asie, c'est-à-dire l'ouverture de comptoirs composés de militaires et de petites communautés. En dépit de la guerre de Quatre-Vingts Ans en Europe, cette période devint connue comme le Siècle d'or néerlandais, et il était difficile de recruter des personnes acceptant de quitter la croissance économique et l'effervescence culturelle de l'Europe. La mauvaise gestion et l'insuffisance des financements de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, et les malentendus accompagnée de conflits armés avec la population indigène gêna les premiers établissements. La libéralisation des échanges, un certain degré d'autorégulation, et la perte du Nouvelle-Hollande conduisit à une croissance exponentielle lors des années 1650.

Forts et Factorijen[modifier | modifier le code]

Durant la première décennies, le premier des deux Forts Nassau fut construit en territoire Mohican/Mohawks (sur une île en face du futur Fort Orange) par la Compagnie de Nouvelle-Néerlande.

Au début, les factorijen (comptoir avec une petite présence militaire et soutenue par une petite communauté) furent établis afin d'entamer le commerce avec les Algonquins et les Iroquois. Parmi les endroits ou des factorijen furent fondés se trouvent Schenectady, Schoharie, Esopus, Rodenbergh, Communipaw[2], Ninigret, Totoket[N 2], et Manhattan. Le trappeur Jan Rodrigues est considéré comme le premier non-amérindien connu à avoir passé l'hiver sur l'île de Manhattan en 1611. Quetenesse (1636), aujourd'hui Dutch Island

Les premiers colons accostèrent à Noten Eylant en 1624. Les noms de Fort Nassau et Fort Orange furent utilisés au XVIIe siècle à plusieurs reprises par les Néerlandais en honneur de la Maison d'Orange-Nassau.

Patroonats[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Patroon (sur le wikitionnaire) et patroon.

En 1629, la compagnie introduisit le modèle de « Droits et Exemptions », plus connu sous le nom de « patroonat » (patroonship en anglais). Les membres actifs qui étaient prêt à remplir certaines conditions, y compris le transport et l'installation d'au moins 50 personnes, recevraient les titres de vastes propriétés foncières et des droits seigneuriaux, semblables à ceux des seigneurs féodaux. De nombreuses tentatives ont été faites, mais la seule ayant eu un succès véritable est celle de Rensselaerswijck. Pavonia, en face de la Nouvelle-Amsterdam, revint à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales et devint une société gérée par la compagnie. En 1640 la politique de la compagnie fut changée et elle autorisa l'acquisition de terres par les particuliers aisés[2].

La ceinture néerlandaise[modifier | modifier le code]

Après le dernier transfert de pouvoir aux Anglais (avec le traité de Westminster) les colons de Nouvelle-Néerlande et leurs descendants se dispersèrent dans la région et établirent plusieurs des villages et villes qui existent aujourd'hui[3]. L'Église réformée néerlandaise joua un rôle important dans cette expansion[4]. Suivant le cours de l'Hudson au nord et jusqu'au fleuve Raritan au sud, la population et les établissements s'agrandirent le long de ce que George Washington appelait la « Dutch Belt »[5].

Établissements[modifier | modifier le code]

(c1639) Manhattan situé sur l'Hudson
(c1650)(1685 ré-impression) Nouvelle-Néerlande.
(c.1650) Fleuve Sud
(1660) La Nouvelle-Amsterdam

Fleuve nord[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nouvelle-Amsterdam.

À l'embouchure de l'Hudson se développait le port, aujourd'hui nommé, The Manhattans. La capitale de la province, la Nouvelle-Amsterdam, reçue sa charte municipale en 1652. Des hameaux se développèrent dans sa périphérie, incluant sur Staaten Eylandt (Pavonia et Nieuw-Dorp), et les villages de Breuckelen, Gravesend, et Nieuw Amersfoort sur l'île de Lange Eyland (Long Island).

La même année une charte municipale fut accordée à Beverwijck qui, d'un comptoir, était devenue un village dynamique au cœur de Rensselaerswijck[6].

Amont du fleuve Nord[modifier | modifier le code]

Aval du fleuve Nord[modifier | modifier le code]

Noten Eyland[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Governors Island.

En 1621, les États généraux, le gouvernement des Provinces-Unies, attribua à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales un monopole commercial pour la région, et en 1624 la Nouvelle-Néerlande devint une province des Provinces-Unies. Initialement, le fleuve Sud fut choisi comme premier site comme centre administratif de la colonie car son climat était considéré comme plus propice, toutefois l'humidité estivale, les moustiques et les glaces de l'hiver communs à l'estuaire de la Zuidrivier firent du fleuve Nord un endroit plus propice à cet objectif. Un certain nombre de bateaux transportèrent des colons au Nouveau Monde en 1624, d'abord à Noten Eyland, d'où on projeta la construction sur la pointe Sud de l'île de Manhattan du Fort Amsterdam, autour duquel la colonie allait se développer plus tard. Les premiers arrivants furent dispersés en quatre points : Noten Eyland, plus en amont à Fort Orange, au sud au Fort Wilhelmus et sur les berges du fleuve Frais. Parmi ceux-ci se trouvaient quelques dizaines de familles d'engagés wallons et quelques esclaves africains appartenant à la compagnie.

  • Noten Eylant (1624) sur le delta du Fleuve Nord, maintenant la Governors Island. Les colons furent relocalisés au pied des remparts du Fort Amsterdam en 1625 ou 1626 par les agents de la Compagnie.
Région de Manhattan[modifier | modifier le code]
Région de Lange Eyland (Brooklyn-Queens-Nassau)[modifier | modifier le code]
Région de Bergen-Staten Eyland[modifier | modifier le code]
Région du fleuve Est[modifier | modifier le code]

Région du fleuve Frais[modifier | modifier le code]

Le Fort Huis de Goed Hoop, sur le fleuve frais fut terminé en 1633. Peu après, et quelques kilomètres en amont, une ville fut créée par les colons anglais de la colonie du Massachusetts qui, en 1639, forma la Plantations du fleuve Connecticott[20]. La Colonie de New Haven suivit rapidement. En 1650, Pieter Stuyvesant tenta de contenir les incursions anglaises plus poussées dans la région, dans le traité de Hartford, en établissant une frontière à 50 miles à l'ouest du fleuve. Cela n'a que peu ou pas arrêté le flux de Nouveaux anglais s'établissant à Long Island et les terres environnantes.

Parmi les établissements de la région se trouvent notamment :

Région du fleuve Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonie Zwaanendael.
Article connexe : Nouvelle-Suède.

Zwaanendael, une autre seigneurie, était le site du premier établissement colonial néerlandais situé aux abords de la Zuyd Rivier, près de la localité actuelle de Lewes. Dès 1631, elle fut l'objet de raids[22] amérindiens et l'établissement fut détruit par les Andastes. En 1638, le delta du fleuve fut colonisé par des Finlandais sous l'impulsion de la couronne suédoise. La Nouvelle-Suède, alors non-reconnue par les Néerlandais, fut annexée à la Nouvelle-Néerlande en 1655, quand Fort Christina capitula face aux troupes de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales.

La ville d'Amsterdam fit le pari de fonder sa propre seigneurie et se vit céder la région par la WIC en 1656. La Nouvelle-Amstel devint ainsi le centre administratif de la région jusqu'en 1664, année de la conquête anglaise. En 1663, Pieter Corneliszoon Plockhoy tenta de créer un établissement «utopique» sur des bases religieuses, mais l'entreprise connut rapidement sa fin avec la vente en Virginie des colons néerlandais en tant qu'esclaves par l'envahisseur anglais[23].

Parmi les établissements de la région se trouvent notamment :

Congrégations réformées pré-1776 (sélection)[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sam Roberts, Brooklyn Murders, Depression Love, a Glamorous Librarian, The New York Times,‎ 24 juin 2007 (lire en ligne), You may even be directed to the sewage treatment plant in West Harlem, practically the last vestige of the name that, legend has it, the Dutch bestowed on the tidal estuary navigated by Henry Hudson to distinguish it from the South River, now known as the Delaware.
  2. Les Néerlandais ont établi un poste de traite à l'embouchure du fleuve Branford dans les années 1600, d'où le nom Dutch Wharf. (Branford Chamber of Commerce)
  3. Bert van Steeg, Walen in de Wildernis : Bij aankomst in de kolonie werden de kolonisten opgesplitst in vier groepen en werden er op een aantal plaatsen kleine vestigingen gesticht, vooral in de buurt van de al bestaande handelsposten. Een aantal families werden gevestigd aan de Delaware. Hier werd fort Wilhelmus gesticht. Twee families en zes mannen werden naar de Connecticut rivier gestuurd. Ook op Governors’ eiland werden een aantal kolonisten geplaatst om een fort te bouwen. Het grootste aantal kolonisten, onder wie Catalina Rapalje, werd echter net ten zuiden van het huidige Albany geplaatst. May liet hier een klein fort bouwen dat de naam Fort Orange kreeg. Hier verbleven ongeveer achttien families.[30]Brodhead, J.R., History of the state of New York (New York 1871), 150-191

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dougherty, Steve. "MY MANHATTAN; Away From the Uproar, Before a Strong Wind", The New York Times, May 31, 2002. Accessed January 17, 2008. "'Because it's the river you sail to go north', Captain Freitas explained. 'To sail east, to Long Island Sound, you would take the East River.'"
  2. a et b (en) Albert E. McKinley, The English and Dutch towns of New Netherland
  3. From Revolution to Reconstruction: Essays: The United States of America and the Netherlands
  4. Schaff, Philip; The New Schaff-Herzog Encyclopedeia of Religious Knowledge
  5. a, b et c Lucas Litchenberg, De Nieuwe Wereld van Peter Stuyvesant: Nederlandse voetsporen in de Verenigde Staten, (ISBN 90-5018-426-X), NUGI 470, Uitgeverij Balans, 1999
  6. a et b (en) The people of the colonial Albany - Beverwyck
  7. http://www.nps.gov/nr/travel/kingston/colonization.htm
  8. Brooklyn neighborhoods... Present & Past, consulté le 21 décembre 2006
  9. (en) A virtual Tour of New Netherland - Long Island Section
  10. (en) Mespeth sur le comté de Queens
  11. Histoire du village d'Hempstead
  12. Octroi de terre entre 1630 et 1664
  13. Communipaw
  14. O’Callaghan, Edmund B, Bertold Fernow ed., Documents relative to the colonial history of the state of New York (Albany 1856-1887) Book II, Chapter II, Part IV « http://www.usgennet.org/usa/ny/state/his/bk2/ch2/pt4.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  15. http://www.angelfire.com/ab3/genealogyproject/Oldchurch.html
  16. Staff. « Huguenots will stage Staten Island Fete; Will Celebrate Today Settlement of Old Town in 1661-- Gov. Roosevelt Invited. », The New York Times, 28 juin 1931. Consulté le 11 janvier 2009.
  17. (en) The Bronx...Its History & Perspective
  18. http://www.ryehistoricalsociety.org/knapp_house.htm
  19. name="octroi de terre"
  20. Suckiaug
  21. (en) A virtual Tour of New Netherland
  22. The Zwaanendael Museum
  23. (en) Bart Plantegna. (avril 2001) "The Mystery of the Plockhoy Settlement in the Valley of Swans". Mennonite Historical Bulletin.
  24. Rabushka, Alwina Taxation in Colonial America
  25. http://www.reformedchurchofnewpaltz.org/history
  26. http://www.njchurchscape.com/Hackensack%20First%20Reformed.html
  27. a et b http://www.jerseyhistory.org/findingaiddirnb.php?dir=EAD/faid1000&aid=mg0644
  28. http://www.tappantown.org/index.html
  29. http://www.oldbrickchurch.org/history.html
  30. http://www.njchurchscape.com/Bellevile%20Reformed.html
  31. http://www.sixmilerun.org/history.cfm
  32. http://www.pondsreformedchurch.org/
  33. a et b http://www.fishkillreformed.org/Our%20History.html
  34. http://blog.firstreformedchurch.net/
  35. http://www.nysm.nysed.gov/albany/na/sgtke.html
  36. http://threerivershms.com/oldfortherkimer1.htm
  37. http://www.njchurchscape.com/Ridgewood%20Old%20Paramus%20Reformed.html
  38. http://www.harlingenchurch.org/
  39. http://www.frontiernet.net/~rhinebeckreformed/
  40. http://www.njchurchscape.com/PomptonPlains-Reformed.html
  41. http://www.fortklock.com/greenech4.htm
  42. http://www.dutchdoorgenealogy.com/dutch_reformed_church_records_clarkstown_new_york.html
  43. http://www.lambertcastle.org/Dutch_churches.html
  44. http://mrcchurch.org/id11.html
  45. http://www.fondareformedchurch.org/history.htm
  46. http://nhrc-church.org/
  47. http://www.njchurchscape.com/Bedminster%20Reformed.html
  48. http://www.njchurchscape.com/Ridgefield%20English%20NeighborhoodReformed.html
  49. Beck, Henry Charleton, Tales and Towns of Northern New Jersey, Rutgers University Press, (ISBN 9780813510194)
  50. http://www.dutchdoorgenealogy.com/dutch_reformed_church_marriage_records_kakiat_west_new_hempstead_new_york.html
  51. http://www.usgennet.org/usa/ny/county/columbia/hill/hiskrumchr.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]