Union Stock Yards

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Union Stock Yard & Transit Co.
illustration de Union Stock Yards
La porte monumentale en pierre de l'entrée des abattoirs « Union Stock Yard Gate », classée Chicago Landmark (1972) et National Historic Landmark (1981).

Création 1865 (ouverture)
Disparition 1971 (fermeture définitive)
Fondateurs Gustavus Franklin Swift
Timothy Blackstone
Personnages clés Cornelius Vanderbilt
Siège social Drapeau des États-Unis Chicago (États-Unis)
Activité Agroalimentaire
Produits Viande bovine, viande de porc, viande de mouton
Société mère Swift & Company
Sociétés sœurs Armour and Company

Union Stock Yard & Transit Co., ou « The Yards », était le nom du quartier des abattoirs de la ville de Chicago (Illinois) et de l'entreprise spécialisée dans l'industrie de la viande qui lui a donné son nom. Aménagés en 1865 sur un ancien terrain marécageux par des compagnies de chemin de fer, les Union Stock Yards occupaient une grande partie de New City, un secteur de South Side situé à mi-chemin entre l'aéroport international de Midway au sud-ouest et le quartier des affaires de la ville au nord-est.

Pendant 106 ans[1], ils contribuèrent à faire connaître Chicago comme la « boucherie du monde » et le centre de l'industrie américaine du conditionnement de la viande pendant des décennies[2]. En 1848, soit 17 ans avant l'ouverture des Yards, est fondé le Chicago Board of Trade (CBOT), la première Bourse de commerce au monde, dédiée au négoce des matières premières agricoles[3]. Elle permet, entre autres, à la ville de s'imposer comme la plaque tournante du négoce de bétail.

Description[modifier | modifier le code]

Les Union Stock Yards en 1947.

De la guerre de Sécession (1861-1865) jusqu'aux années 1930, avec un pic en 1924, les grands abattoirs de Chicago (Union Stock Yards ; en français : « parcs à bestiaux ») ont transformé plus de viande que n'importe quel autre endroit dans le monde[4]. Entre 1865 et 1971, plus de 1 milliard de têtes de bétail furent abattues dans les gigantesques usines des industriels de Chicago, en premier lieu Swift & Company, qui révolutionnèrent les techniques d'abattage et de distribution. Ville en plein essor, Chicago était le principal noeud ferroviaire du pays au milieu du XIXe siècle.

Au cours de la guerre de Sécession, les grosses commandes de viande passées par l'armée donnèrent naissance à l'Union Stock Yard and Transit Company, financée par les compagnies de chemin de fer qui achetèrent un vaste terrain de 130 hectares au sud de la ville, permettant d'y contenir simultanément 21 000 vaches, 75 000 porcs, 22 000 moutons et 200 chevaux. Le bétail des Grandes Plaines en provenance du Texas, du Missouri, du Kansas, était expédié en train à Chicago pour y être abattu.

Les Union Stock Yards sont devenus le point central de l'essor de certaines des premières entreprises internationales. Celles-ci ont perfectionné les innovations industrielles et influencé les marchés financiers. L'essor et le déclin du quartier reflètent l'évolution des services et des technologies de transport en Amérique.

Through the Chicago Stock Yards publié en 1907 par Randy McNally.

Les résidents des quartiers de Canaryville et Back of the Yards, dans lesquels se trouvaient les abattoirs de New City, ont fait tourner l'économie de Chicago de 1865 jusqu'en 1970 (en 1900, environ 82 % de la viande consommée aux États-Unis provenait des Union Stock Yards).

Bon nombre d'entre eux étaient des immigrants allemands, irlandais, lituaniens et polonais qui arrivèrent en masse à Chicago et s'installèrent dans ces quartiers pour travailler dans les abattoirs[5]. De nombreuses familles dépendirent économiquement de ces industries et beaucoup souffrirent de leur déclin à la suite de la décentralisation des abattoirs et de la diminution de la production à partir de la fin des années 1950 et dans les années 1960.

Les abattoirs des Union Stock Yards devinrent une partie intégrante de la culture populaire de l'histoire de Chicago. Ils sont considérés comme l'un des principaux moteurs qui ont permis au complexe animalo-industriel de prendre sa forme moderne[6],[7]. En faisant de Chicago un centre d'abattage et de distribution, Philip Danforth Armour et Gustavus Franklin Swift ont fait de la ville le coeur de l'industrie de la viande américaine.

La construction des abattoirs a commencée en juin 1865 et s'est achevée le jour de Noël de la même année. Ils ont fermé définitivement leurs portes le vendredi 30 juillet 1971, après plusieurs décennies de déclin pendant la décentralisation de l'industrie du conditionnement de la viande. La porte monumentale qui orne l'entrée principale des Yards (l'Union Stock Yard Gate) a été classée sur la liste des monuments historiques des Chicago Landmarks (CL) le 24 février 1972 par le conseil municipal de Chicago[8] et classée National Historic Landmark (NHL) le 29 mai 1981 par le National Park Service[9],[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts et ascension[modifier | modifier le code]

Gustavus Franklin Swift, fondateur de l'entreprise Swift & Company.
Philip Danforth Armour, fondateur de l'entreprise Armour and Company.

Avant la construction des Union Stock Yards, les propriétaires de tavernes mettaient à disposition de leurs clients des pâtures pour les troupeaux en attente d'être vendus. En 1848, avec le développement du rail, on trouve des petits enclos éparpillés le long des voies ferrées[11]. Plusieurs facteurs vont provoquer le regroupement de ces enclos : l'expansion du réseau ferroviaire vers l'ouest est à l'origine du fort développement commercial de Chicago, la ville devenant un pivot crucial entre l'Est et l'Ouest.

Avant cela, faute d'infrastructures spécialisées, les immenses troupeaux en provenance de l'Ouest américain ne faisaient que transiter par Chicago, avant de poursuivre vers l'Est. Le grand centre du négoce du bétail était alors Saint-Louis (Missouri), situé à environ 450 kilomètres au sud-ouest de Chicago, qui bénéficiait d'une position privilégiée au confluent de la rivière Missouri et du fleuve Mississippi. La création des Union Stock Yards, ainsi que le blocage du Mississippi pendant la guerre civile qui empêchera le transport nord-sud des marchandises, porteront un coup sévère à Saint-Louis. Désormais, c'est à Chicago qu'affluent les centaines de milliers de têtes de bétail en provenance des États de l'Ouest[11].

En 1864, pour regrouper les opérations, un consortium de neuf compagnies de chemins de fer mené par l'Alton, Chicago & St. Louis Railroad et le Lake Shore and Michigan Southern Railway fait l'acquisition d'1,3 km2 de terrains marécageux au sud de la ville (dans une zone délimitée par Halsted Street à l'est, South Racine Avenue à l'ouest, avec 39th Street comme limite nord et 47th Street comme limite sud) pour 100 000 dollars[12]. Les Union Stock Yards (littéralement les « parcs à bestiaux de l'union ») y seront construits et seront inaugurés le jour de Noël 1865[12]. Les parcs sont connectés aux lignes principales de la ville par 24 km de voies[12]. Bientôt, le site d'1,52 km2 comprend 2 300 enclos pour le bétail, des hôtels, saloons, restaurants, et des bureaux pour les marchands et courtiers[13]. En 1866, on compte déjà 1,5 million têtes de bétail. Elles seront 15 millions, 25 ans plus tard.

Sous la direction de Timothy Blackstone, un des fondateurs et premier président de la Union Stock Yards and Transit Company, les abattoirs connaissent une croissance énorme, traitant 2 millions de têtes de bétail par an dès 1870. Entre 1865 et 1900, c'est environ 400 millions d'animaux qui seront abattus sur le site[14].

L'apogée[modifier | modifier le code]

En 1890, plus de 25 000 hommes, femmes, et enfants y sont employés, traitant 14 millions d'animaux par an[15]. Les deux plus grandes entreprises réalisent alors un chiffre d'affaires annuel de 200 millions de dollars[15]. En 1900, 82 % de la viande consommée aux États-Unis y est produite[16]. Le site s'étale alors sur 1,92 km2 et comprend 80 km de routes et 210 km de voies ferrées dans son périmètre[12]. En 1921, le secteur de New City atteint son apogée démographique, en effet durant cette période les industries du site emploient plus de 40 000 personnes[17]. Environ 2 000 de ces employés travaillent directement pour l'Union Stock Yard & Transit Co., le reste travaille principalement dans les abattoirs, les usines de conditionnement et pour les grossistes[14].

Une inspection sanitaire dans les abattoirs en 1906.

À leur apogée, les Yards s'étendent sur une superficie de 3 km2 et environ 2 000 m3 d'eau sont pompés chaque jour de la rivière Chicago pour subvenir aux besoins des parcs à bestiaux. Les usines de conditionnement polluaient sans tenir compte des travailleurs et des habitants qui vivaient à proximité. Le site rejette tellement de déchets dans le bras sud de la rivière Chicago qu'on surnomme cette partie « Bubbly Creek » (la « crique pétillante »). D'énormes tas d'ordures adjacents aux usines représentaient de sérieux risques sanitaires sans parler de la puanteur des gaz provoqués par la décomposition du sang et des matières fécales[12].

En 1894, en réponse à ces conditions, les églises du secteur se sont organisées pour créer des services sociaux. Mary McDowell, une sociologue qui faisait partie du settlement movement (un mouvement social libéral de réformation), fonda une maison d'accueil à l'Université de Chicago. En 1900, la ville de Chicago inversa définitivement le cours de sa rivière pour éviter que la pollution ne se propage au lac Michigan et contamine l'approvisionnement en eau potable de la région[17]. Dans les années 1930, les habitants fondent le Back of the Yards Neighborhood Council (BYNC). Cette organisation a exercé une pression communautaire sur les responsables de la ville pour obtenir des programmes de repas scolaires, un meilleur assainissement de l'eau potable et d'autres services dont la communauté avait besoin.

Employés dans les parcs à bestiaux (vers 1909).
Enclos des Union Stock Yards (1907).

La superficie des parcs à bestiaux, ainsi que les progrès technologiques en matière de transport ferroviaire et de réfrigération, notamment pour le transport de la viande vers les villes de la côte est des États-Unis comme New York, Boston et Philadelphie, ont permis la création de quelques-unes des premières entreprises américaines véritablement mondiales, dirigées par des entrepreneurs tels que Gustavus Franklin Swift et Philip Danforth Armour. Philip Armour a été le premier à construire une usine moderne de conditionnement de viande à grande échelle à Chicago en 1867[18].

L'usine de l'entreprise Armour and Company a été construite à l'angle de la 45e rue et de Elizabeth Avenue, immédiatement à l'ouest des Union Stock Yards. Couvrant plusieurs hectares et dotée de chambres froides, l'usine est la première à expérimenter le travail à la chaîne et la spécialisation des opérations. Cette nouvelle usine employait la méthode de travail moderne de la ligne d'assemblage (ou plutôt de la ligne de désassemblage). Abattage, découpe, désassemblage, lavage et conditionnement. Les différentes étapes du processus de transformation sont effectuées en continu. Le processus mécanisé, avec sa roue tueuse et ses convoyeurs, a contribué à inspirer la chaîne de montage des automobiles qu'Henry Ford a popularisée en 1913[19].

Dans les années 1880, Armour est ainsi devenu la première usine des États-Unis dans le secteur de la viande. Dans les années 1890, l'usine Armour s'agrandit et s'étale désormais sur un site de 12 acres. Durant cette période elle est réputée comme étant la plus grande usine du monde[20].

En outre, les transactions de couverture effectuées par les entreprises de stockage ont joué un rôle essentiel dans l'établissement et la croissance des bourses de marchandises et des marchés à terme basés à Chicago. La vente sur le marché à terme permettait au vendeur d'avoir un prix garanti à un moment donné dans le futur. Cela était extrêmement utile pour les vendeurs qui s'attendaient à ce que leurs bovins ou leurs porcs arrivent sur le marché avec une surabondance d'autres bovins ou porcs, alors que les prix pouvaient nécessairement être sensiblement inférieurs au prix à terme garanti.

La fin des Yards[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, le camionnage a remplacé le transport ferroviaire centralisé car les bouchers pouvaient acheter du bétail directement dans les fermes rurales de la région de Chicago[21]. Toutes les grandes entreprises de conditionnement de New City ont fermé entre 1952 et 1962. Au milieu du XXe siècle, l'industrie commença à se décentraliser et l'activité diminua, les derniers enclos et abattoirs furent fermés en 1971.

Depuis cette époque, une nouvelle industrie a progressivement remplacé le commerce du bétail. En 1984, la ville de Chicago a sélectionné ces anciens sites industriels pour les reconvertir en nouvelles zones d'activités[21]. Séduites par ces avantages fiscaux, plus de 100 entreprises se sont installées dans le secteur en 1991, employant plus de 10 000 travailleurs[21].

Aujourd'hui, un parc industriel occupe le site. Le quartier de Back of the Yards est passé de plus de 100 000 personnes au début du XXe siècle à environ 56 893 personnes en 2019[22].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Employés des abattoirs des Union Stock Yards (Chicago, vers 1910).

En 1905, Upton Sinclair publie La Jungle, un roman qui décrit l'exploitation des immigrés lituaniens et allemands dans les abattoirs de Chicago[23]. Tiré à plusieurs millions d'exemplaires, il a été traduit en plus de trente-trois langues. Carl Sandburg les évoque également dans un poème intitulé Chicago.

Bertolt Brecht situe sa pièce de théâtre Sainte Jeanne des Abattoirs dans la crise économique qui touche l'industrie de la viande à Chicago à la suite de la crise de 1929.

Le héros de bande dessinée Tintin se rend aux abattoirs dans l'album Tintin en Amérique (1932). Frank Sinatra les mentionne dans sa chanson My Kind of Town en 1964, de même que Thomas Pynchon dans son roman Contre-jour (2006).

Le logo de l'équipe professionnelle de basket-ball des Bulls de Chicago représente un « bœuf » en hommage aux abattoirs des Union Stock Yards. Le logo a été inventé par Dean Wessel en 1967, depuis il a été modifié plusieurs fois jusqu'à sa version actuelle qui date de 2001. Le symbole des Bulls de Chicago, en plus de représenter la force et la puissance du taureau, représente aussi cette partie de l'histoire de Chicago.

Les abattoirs furent visités par des personnalités comme Rudyard Kipling, Paul Bourget et Sarah Bernhardt[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Pacyga, Dominic, « Union Stock Yard », Chicago Historical Society (consulté le )
  2. Sandburg, Carl, « 1. Chicago » [archive du ], Bartleby.com, (consulté le )
  3. https://www.lesechos.fr/2013/07/chicago-le-grand-abattoir-1098499
  4. Wade, Louise Carroll et Ann Durkin Keating, Meatpacking, University of Chicago Press, (ISBN 0-226-31015-9, lire en ligne [archive du ])
  5. "Back of the Yards", Encyclopedia of Chicago
  6. John Sorenson, Critical Animal Studies: Thinking the Unthinkable, Toronto, Ontario, Canada, Canadian Scholars' Press, , 299–300 p. (ISBN 978-1-55130-563-9, lire en ligne [archive du ])
  7. David Nibert et Richard Kahn, The Global Industrial Complex: Systems of Domination, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0739136980), « Origins and Consequences of the Animal Industrial Complex », p. 200
  8. « Chicago Landmarks » [archive du ], Chicago Landmarks (consulté le )
  9. « National Historic Landmarks Survey: Listing of National Historic Landmarks by State: Illinois » [archive du ] (consulté le )
  10. « Old Stone Gate, Chicago Union Stockyards » [archive du ], National Park Service (consulté le )
  11. a et b (en) The Birth of the Chicago Union Stock Yards - Musée d'histoire de Chicago
  12. a b c d et e (en) The Birth of the Chicago Union Stock Yards - Musée d'histoire de Chicago, page 2
  13. (en) Union Stock Yards - The University of Chicago
  14. a et b (en) Mark R. Wilson, James R. Grossman (éditeur), Ann Durkin Keating (éditeur) et Janice L. Ruff (éditeur), Encyclopedia of Chicago, Chicago (Ill.), University of Chicago Press, , 1117 p. (ISBN 0-226-31015-9, lire en ligne), « Union Stock Yard & Transit Co. »
  15. a b et c (en) Industrial Supremacy : Chicago and the Meatpacking Industry - A Biography of America, Annenberg Foundation
  16. (en) The Birth of the Chicago Union Stock Yards - Musée d'histoire de Chicago, page 3
  17. a et b (en) 1865 Chicago Stories - Chicago Public Library
  18. Robert A Slayton, Back of the Yards: The Making of Local Democracy (University of Chicago Press: Chicago, 1986) p. 17.
  19. Down on the Killing Floor: Black and White Workers in Chicago's Packinghouses, 1904–1954, p. 8.
  20. Rick Halpern, Down on the Killing Floor: Black and White Workers in Chicago's Packinghouses, 1904–1954, p. 12.
  21. a b et c http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/882.html
  22. https://www.city-data.com/neighborhood/New-City-Chicago-IL.html#
  23. (en) Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, Paris, Presses Universitaires de France, , 2e éd. (ISBN 978-2-13-056074-6), p.319

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anderson, John. "'Hog butcher for the world' opens shop." Chicago Tribune, January 30, 1997, Chicago ed.: sec. 2, p. 2.
  • Barrett, James R. Work and. 3rd ed. Dubuque: Kendall/Hunt Publishing Company, 1982.
  • Jacques Damade, Abattoirs de Chicago. Le monde humain I, éd. La Bibliothèque, 2016 (rééd. 2020), 92 p. (ISBN 978-2-909688-77-0)
  • Grant, W. Jos. Illustrated History of the Union Stockyards. Chicago, 1901.
  • Halpern, Rick. Down on the Killing Floor: Black and White Workers in Chicago's Packinghouses, 1904–54. Chicago: University of Illinois Press, 1997.
  • Hirsch, Susan, and Robert I. Goler. A City Comes of Age: Chicago in the 1890s. Chicago: Chicago Historical Society, 1990.
  • Holt, Glen E., and Dominic A. Pacyga. Chicago: À Historical Guide to the Neighborhoods: the Loop and South Side. Chicago: Chicago Historical Society, 1979.
  • Jablonsky, Thomas J. Pride in the Jungle: Community and Everyday Life in Back of the Yards Chicago. Baltimore: Johns Hopkins University Press, 1993.
  • Liste, J. G., and George Schoettle. Union Stockyards Fire Photo Album. CHS: 1934.
  • Mahoney, Olivia. Go West! Chicago and American Expansion. Chicago: Chicago Historical Society, 1999.
  • Pacyga, Dominic. Polish Immigrants and Industrial Chicago: Workers on the South Side, 1880–1922. Columbus: Ohio State University Press, 1991.
  • Pacyga, Dominic, and Ellen Skerrett. Chicago: City of Neighborhoods. Chicago: Loyola University Press, 1986.
  • Parkhurst, William. History of the Yards, 1865–1953. Chicago, 1953.
  • Rice, William. "City creates nation's livestock center." Chicago Tribune, July 16, 1997, Chicago ed.: sec. 7, p. 7b.
  • Skaggs, Jimmy. Prime Cut: Livestock Raising and Meatpacking in the U.S. College Station, TX: Texas A&M University Press, 1986.
  • Slayton, Robert A. Back of the Yards: The Making of a Local Democracy. Chicago: The University of Chicago Press, 1986.
  • Street, Paul. "Packinghouse Blues." Chicago History 18, no 3 (1989): 68–85.
  • (en) « Bibliography », Chicago Historical Society,
  • Chicago (Ill.). Fire Dept. Report of the Fire Marshal. 1910. pp. 23–24.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]