Tincourt-Boucly

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Tincourt-Boucly
Tincourt-Boucly
École communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Vincent Morgant
2020-2026
Code postal 80240
Code commune 80762
Démographie
Population
municipale
351 hab. (2018 en diminution de 6,15 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 25″ nord, 3° 02′ 36″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 133 m
Superficie 12,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Tincourt-Boucly

Tincourt-Boucly est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres à l'est de Péronne, Tincourt-Boucly est un village rural accessible au niveau routier par la route départementale n° 6. Il occupe le fond et les deux versants de la vallée de la Cologne.

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 44, Montdidier - Chaulnes - Péronne - Roisel et ligne no 49, Péronne - Roisel - Saint-Quentin)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est drainé par plusieurs bras de la Cologne, affluent du fleuve côtier la .

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tincourt-Boucly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (89,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,4 %), prairies (6,9 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Tincourt, instituée par la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794 celle de Boucly et prend le nom de Tincourt-le-Boucly puis celui de Tincourt-Boucly[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Boucly a possédé un château-fort ; le roi de France, Philippe-Auguste en a été le seigneur[réf. nécessaire].

Une mairie-école est construite sous le mandat du maire Elysée Caffart, en 1886[10].

L'ancienne gare de Tincourt-Boucly

Tincourt-Boucly a possédé une gare sur la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai, portion comprise entre Péronne et Roisel ; la gare la plus proche était celle de Cartigny en direction de Péronne et celle de Marquaix-Hamelet vers Roisel.

Ouverte en d'abord à voie unique, doublée en 1908, cette ligne a cessé d'être exploitée dans les années 1970. Le tracé est aujourd'hui un sentier de randonnée " La voie verte" ; la gare est devenue une salle communale.

Première guerre mondiale
La guerre à Tincourt-Boucly, avril 1917.

Le village a subi les combats de la Première Guerre mondiale. Tincourt Boucly échappe à la destruction totale durant le premier conflit mondial bien qu'étant située dans une zone de combats intenses en territoire d'occupation allemand. Elle doit cette issue particulière au regard du sort qu'ont connu les autres communes du canton de Roisel au fait qu'elle a servi de lieu de regroupement pour les populations environnantes.

Notamment, une grande partie des roiseliens s'y réfugie. Cinq cents personnes y campent : une centaine d'Hervilly, autant de Jeancourt. Deux cent huit habitants de Roisel sont amenés à Tincourt Boucly le par l'armée allemande.

Le village est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

Seconde Guerre mondiale

Le , lors des combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bombardiuer américain B17 J 42-51226 du 36th Bomb squadron, s'écrase dans la commune[12],[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Roisel[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Péronne

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Roisel, créée fin 1994.

Celle-ci fusionne avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes de la Haute Somme, dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789   Jean-Charles Caffart    
An VIII   Patin    
1815   Rat    
1821   Auguste Cassel    
1823   Charles-Michel Caffart    
1848   Cyrille Caffart    
1858   Jules Caffart    
1871   Emilie-Jules Cassel    
1881   Elysée Caffart    
1907   Sainte Marie Gronnier    
1919   Alcide Herduin    
1920   Jean De Fesquet    
1924   Sainte Marie Gronnier    
Mars 1928   Charles Tardieu    
Mai 1928   Eugène Caron    
1932   Paul Mollet    
1934   Émile Leguiller    
1935   Louis Obert    
1940   Marcel Labbe    
1941   Louis Obert    
1942   Marcel Labbe    
1945   René Tardieu    
1959   Jacques Cassel    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2014 Yvonne Gronnier    
2014[14] En cours
(au 26 mai 2020)
Vincent Morgant   Vice-président de la communauté de communes de la Haute Somme (2014 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[15],[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2018, la commune comptait 351 habitants[Note 3], en diminution de 6,15 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
584631545627746720750773775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
794815790748777747707688735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
653589608400439444428396427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
407429385384383389402376359
2018 - - - - - - - -
351--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés depuis la rentrée 2017-2018 au sein dun regroupement pédagogique concentré (RPC) situé dans le village, et qui accueille également les élèves de Aizecourt-le-Bas, Driencourt, Longavesnes, Marquaix-Hamelet et Templeux-la-Fosse.

En 2017, ce « pôle scolaire de la voie verte » accueille 90 élèves, dans quatre classes. Les locaux du périscolaire aménagés dans des locaux aménagés en agrandissement de l'école antérieure, pour un coût d'environ 800 000 euros dont seuls 32 % restent à la charge de la commune[20],[21].

Culture[modifier | modifier le code]

La municipalité est à l'initiative de la création de « l'Université rurale de la Cologne » qui organise depuis 2019 des conférences régulières. La première, animée par Dominique Frère, de l'Historial de Péronne, est consacrée aux «  anecdotes et petites histoires de la Grande Guerre  » et le seconde consacrée par l'enseignant de philosophie Gautier Maës à « la lutte pour la reconnaissance »[22],[23].

Autres équipemements[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en service du pôle scolaire de la voie verte, les locaux de l'ancienne école maternelle ont été transformés par la municipalité pour devenir la maison du temps partagé, un lieu de convivialité et d'échange des habitants[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Quentin[25],[26], toute en brique, à Tincourt.
  • Chapelle Saint-Omer à Boucly, toute en pierre.
  • Oratoire à la Vierge à Boucly. Il a été construit à la suite d'une mission, avec des pavés de grès[27].
  • La « voie verte », itinéraire de randonnée qui reprend le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer.
  • Le Nouveau cimetière britannique, mis en place et utilisé jusqu’en . Après l’armistice, il accueille les tombes des soldats enterrés sur le champ de bataille ou dans de petits cimetières français et allemands de la région. Actuellement géré par le CWGC, 2 139 soldats y reposent dont 1 649 britanniques, 229 australiens, 152 allemands, 58 chinois, quelques sud-africains et indiens.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre de Cardevac de Gouy et son épouse Lucie de la Myre ont un fils né en 1699 au village : Charles-François-Alexandre qui sera évêque de Perpignan[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hector Josse, Notice historique sur la commune de Tincourt-Boucly : Cantonb de Roisel, Péroinne, E. Quentin, , 50 p. (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Tincourt-Boucly », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Péronne », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b H. Josse, ouvrage mentionné en bibliographie, p. 49.
  11. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  12. André Bauduin, « Le B17 "Lady Jeannette" et la verite sur le crash de Tincourt Boucly », Somme aviation 39-45 (consulté le ).
  13. « Tincourt-Boucly - L’incroyable histoire du crash de l’avion fantôme américain en 1944 : L’histoire pourrait servir de trame à un film  : en 1944, les Américains ont maquillé le crash d’un avion espion en Haute-Somme. Le mensonge a tenu plus de cinquante ans. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  14. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  15. « Vincent Morgant ne manque pas d’idées pour un deuxième mandat à Tincourt-Boucly », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Conseiller municipal en 2001, premier adjoint en 2008, Vincent Morgant est devenu maire de Tincourt-Boucly, un village de 490 habitants, en 2014, succédant à Yvonne Gronnier. Il est aussi un des vice-présidents de la Communauté de communes de Haute-Somme ».
  16. « Ça continue pour Vincent Morgant à Tincourt-Boucly », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu au conseil municipal en 2001, Vincent Morgant s’est assis dans le fauteuil de maire en 2014, succédant à Yvonne Gronnier. Réélu le 15 mars dernier (...), il s’engage pour un second mandat ».
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « « Le nouveau pôle scolaire de Tincourt-Boucly est prêt » », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  21. « La nouvelle école de Tincourt-Boucly va aussi faire sa rentrée : Il n’y aura pas que les petits écoliers qui devront trouver leurs marques dans ce pôle éducatif tout neuf », Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. « L’Université rurale de la Cologne est née à Tincourt-Boucly : Des conférences de type universitaire vont se tenir à un rythme régulier à la campagne », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Tincourt-Boucly: seconde conférence à l’université rurale de la Cologne », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. Bernard Devillers, « L’ancienne école maternelle devenue la maison du temps partagée à Tincourt-Boucly », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Tincourt-Boucly d'après nature, 17 juin 1874 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  26. Oswald Macqueron, « A) Église de Boucly, commune de Tincourt. D'après nature, 25 août 1883 B) Image de ND de Moyenpont conservée dans une chapelle de la paroisse de Tincourt-Boucly. Voir "Les sanctuaires de la Ste Vierge dans le diocèse d'Amiens", Amiens, 1891. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  27. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 258 (ASIN B000WR15W8).
  28. « * SOUPLET Jean-Charles-Joseph », sur Samariens sous l'Empire (consulté le )