Cartigny (Somme)

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Cartigny
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Philippe Genillier
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80177
Démographie
Population
municipale
752 hab. (2014 en augmentation de 3,3 % par rapport à 2009)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 53″ nord, 3° 00′ 38″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 107 m
Superficie 15,15 km2
Localisation

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Cartigny

Cartigny est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Desservie par les routes départementales 194 et 188 (RD 194, RD 188), le village se situe à proximité de Péronne.

Distances et positions relatives des autres communes
Map pointer black.svgCartigny
Commune de 150 habitants (2000)Bouvincourt (3,3 km)
Commune de 1300 habitants (2000) Doingt (3,3 km)
Commune de 400 habitants (2000) Tincourt-Boucly (3,6 km)
Commune de 307 habitants (2000) Mesnil-Bruntel (4,1 km)
Commune de 216 habitants (2000) Bussu (4,3 km)
Commune de 573 habitants (2000) Estrées-Mons (4,5 km)
Commune de 103 habitants (2000)Hancourt (4,7 km)
Commune de 88 habitants (2000) Driencourt (4,9 km)
Commune de 165 habitants (2000) Vraignes (4,9 km)
Commune de habitants (2000) Marquaix (5,6 km)
Commune de habitants (2000) Péronne (5,7 km)

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare[modifier | modifier le code]

Cartigny a possédé une gare sur la ligne de chemin de fer de Saint-Just-en-Chaussée à Douai, portion comprise entre Péronne et Roisel; la gare la plus proche était celle de Doingt-Flamicourt en direction de Péronne et celle de Tincourt-Boucly à 4 km vers Roisel. Ouverte en octobre 1873 d'abord à voie unique, doublée en 1908, cette ligne a cessé d'être exploitée dans les années 1970. Le tracé est aujourd'hui une voie verte et la gare est devenue une habitation.

Trudon des Ormes, dans les Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie (Éditions Yvert et Tellier, Amiens, 1893) cite le lieu-dit le Catelet, sur les hauteurs du village de Cartigny, comme étant le lieu où fut fondée une maison de l'ordre du Temple[1],[Note 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  en cours en 1989 Gilbert Kasmarczyk[2]    
mars 2001 2014 Christian Derozier[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Philippe Genillier    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2014, la commune comptait 752 habitants[Note 2], en augmentation de 3,3 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
692 688 665 685 837 845 836 849 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869 863 894 914 947 1 003 975 920 1 009
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 027 1 019 952 588 801 735 775 736 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
730 750 659 804 770 701 652 728 752
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie d'Amiens et en zone B pour les vacances scolaires, l'école publique de Cartigny accueille 78 élèves pour l'année scolaire 2015-2016[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Radegonde.
  • Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs. Chapelle de dévotion en brique et pierre qui a traversé la Première Guerre mondiale sans dommages. Elle date du début du XVIIIe siècle[10].
  • Chapelle Notre-Dame des Vignes, sur une colline, à l'écart du village, datée de 1863. C'est la seule de la Somme à porter ce nom[10].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Maison du Temple du Catelet Le Catelet, commune de Cartigny, Somme arrondissement et canton de Péronne Ce fut la maison du Temple la plus considérable dans cette partie du Vermandois. Elle fut fondée très certainement au XIIe siècle, grâce aux libéralités des sires de Montécourt (Montécourt. com. de Monchy-l'Agache, Somme, arr. de Péronne, cant de Ham). Cependant les documents font défaut sur son origine. Un acte émané de Philippe-Auguste, à la requête de ses bourgeois de Péronne (1217), nous apprend que les Templiers avaient pris possession de pâtures situées près du Catelet et les avaient entourées de fossés, bien que les bourgeois de Péronne en eussent la saisine depuis longtemps. C'est pourquoi, le roi manda à ses aimés le maître du Temple et le frère Aimard, qu'ils eussent à détruire les fossés et à remettre les bourgeois de Péronne en bonne saisine comme jadis. Mais la discorde ne tarda pas à se mettre de la partie, et il fallut encore l'intervention du roi (1218) pour confirmer l'accord survenu entre les Templiers et les bourgeois de Péronne. C'était au sujet de marais, sis entre Cartigny et Doingt (Doingt. Somme, arr. et cant de Péronne). Ils avaient été donnés jadis par Simon de Montécourt, aux Templiers qui les avaient transformés en prés, contre l'assentiment des bourgeois de Péronne. Il fut convenu alors que le Temple continuerait à faire des prés, selon qu'il le jugerait utile, mais que les animaux du pays pourraient paître librement dans ces prés, une fois par an, après la coupe du foin. Au mois de février de l'année 1224, dans la maison même du Catelet, un chevalier, Raoul de Brocourt, rendit l'hommage aux Templiers, pour 80 « moiées » d'une terre sise aux alentours de sa maison de « Saint-Prul », et s'engagea à payer 5 sous de parisis d'amende, toutes les fois qu'il manquerait de comparaître à la citation des frères du Temple. Un autre vassal du Temple, Jean de Cartigny, chevalier, fit don à la Commanderie, en octobre 1245 d'une masure à Cartigny, avec tous ses droits. Il tenait cette maison en fief, du Temple. C'est là tout ce que nous avons trouvé sur cette maison du Temple ; nous savons cependant qu'elle existait encore à la fin du XIIIe siècle, et nous avons mentionné plus haut Jean de Maimbressy, comme précepteur du Catelet en 1291. Le procès des Templiers nous apprend que cette maison avait une chapelle, mais il ne nous dit pas le nom de son dernier précepteur. Un frère sergent du Temple, Étienne de Domont, qui avait encore l'habit de l'ordre et la barbe, bien qu'il se fût écoulé déjà plus de trois années depuis l'arrestation mémorable, déclarait en 1311 avoir été reçu en l'année 1281 ou environ, par Jean de Maimbressy, chevalier, précepteur du Vermandois, dans la chapelle du Temple du Catelet, et en présence du frère sergent, Guérin de Grandvilliers, qui fut plus tard précepteur du Ponthieu. Un autre sergent du Temple fut reçu vers l'an 1300 dans cette même maison par Guérin de Grandvilliers, en présence d'un frère Pierre, berger. Dans sa déposition, il est question d'une grange, de la maison du Temple. Le domaine du Catelet échut en 1311 aux Hospitaliers d'Éterpigny (Eterpigny. Somme, arr. et cant de Péronne) ; mais les guerres qui ne cessèrent de désoler notre malheureux pays depuis le XIVe siècle et qui éprouvèrent tant la Picardie, eurent bon marché des anciennes commanderies du Temple. La visite prieurale de 1495, nous apprend que la chapelle de la maison avait été ruinée par les guerres du siècle, attendu que « pendant icelles guerres, l'on se mettait au fort et à sûreté en la dite chapelle ». Sans doute, l'antique maison du Temple était-elle aussi ruinée que la chapelle. Cependant l'abbé de Cagny, dit que les débris de cette Commanderie existaient encore au milieu du siècle dernier. Dévastée au XVe siècle, elle le fut de nouveau au XVIe, lors du siège de Péronne en 1536, et saccagée encore une fois, un siècle plus tard par les troupes espagnoles. D'après E. Mannier, le domaine du Catelet se composait, sous les Hospitaliers, d'environ 500 journaux de terre arable, 20 journaux de bois, et 52 de prés. Précepteur du Catelet En 1291. - Jean de Maimbressy, chevalier. »
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amédée-Louis-Alexandre Trudon des Ormes, « Etude sur les possessions de l'ordre du Temple en Picardie », Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie, 4e série, vol. 2,‎ , p. 212-215 (lire en ligne)
  2. Vincent Fouquet, Françoise Sellier, maître dans l'art du jeu mais pas du « je », le Courrier picard, édition Somme, , p. 33.
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 18 juillet 2008).
  4. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Site du ministère de l'Éducation nationale.
  10. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 261 (ASIN B000WR15W8)