Aizecourt-le-Bas

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Aizecourt-le-Bas
Aizecourt-le-Bas
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Florence Choquet
2020-2026
Code postal 80240
Code commune 80014
Démographie
Gentilé Aizecourtois
Population
municipale
55 hab. (2018 en diminution de 9,84 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 55″ nord, 3° 02′ 04″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 149 m
Superficie 3,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Aizecourt-le-Bas
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Aizecourt-le-Bas

Aizecourt-le-Bas est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du village.

Aizecourt-le-Bas est un village rural picard du Vermandois situé à 9 km au nord-est de Péronne, à 25 km de Saint-Quentin et à 26 km au sud-ouest de Cambrai.

Il est aisément accessible par l'ancienne RN 17 (actuelle RD 917).

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 48 (Épehy - Villers-Faucon - Péronne) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aizecourt-le-Bas
Nurlu
Nurlu et Templeux-la-Fosse Aizecourt-le-Bas Liéramont
Templeux-la-Fosse

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aizecourt-le-Bas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,3 %), forêts (3,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Asiolcurt en 977[9], Escourt-le-Grand en 1573, Aizecourt-le-Bas en 1690.

De même origine qu'Aizecourt-le-Haut, il en a aussi le même sens[9].

Aizcour-Bas en picard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale

Le lieu-dit le bosquet des Moines rappelle le rôle des grandes abbayes médiévales qui ont défriché la Forêt d'Arrouaise au XIIIe siècle qui recouvrait le Vermandois, et donc l'emplacement du village[10]

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[11] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [12].

Seconde Guerre mondiale
Plaque commémorative aux résistants tués le 28 juin 1944.

Vingt résistants, la plupart âgés de moins de 20 ans, partis du bassin minier pour rejoindre le maquis des Ardennes, ont été capturés le 28 juin 1944, lors des combats de la Libération de la France à la ferme Viltard, à l'entrée du village. Trois d’entre eux sont tués lors du combat : Pierre Bolle (17 ans), Charly Leire (18 ans) et Octave Dreze (20 ans). Les autres sont fusillés quelques jours plus tard ou déportés dans les camps de concentration. Cinq ont survécu, dont les quatre femmes du groupe, après trois mois d’internement, d’interrogatoires et de tortures. Chaque dernier dimanche du mois de juin, une cérémonie commémorative se tient à pour rappeler le sacrifice de ces résistants[13]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Roisel[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Péronne

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aizecourt-le-Bas était membre de la communauté de communes du canton de Roisel, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette petite intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes de la Haute Somme dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Francis Viltard    
mars 2008[15] En cours
(au 2 décembre 2020)
Florence Choquet   Réélue pour le mandat 2020-2026[16],<[17]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 55 habitants[Note 3], en diminution de 9,84 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328340294303329388353350362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
350372353348341338302282347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
280290253789171834969
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
806752545660575760
2017 2018 - - - - - - -
5455-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour la scolarité primaire, la commune relève du regroupement pédagogique intercommunal basé à Tincourt-Boucly qui regroupe 6 communes : Aizecourt-le-Bas, Driencourt, Longavesnes, Marquaix, Templeux-la-Fosse et Tincourt-Boucly.

Ce regroupement compte 4 classes[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antoine.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Aizecourt-le-Bas », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 21 avril 2021).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Péronne », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 881 - (ISBN 2600001336).
  10. Bertrand Le Boudec et Hélène Izembart, Atlas des paysages de la Somme, t. II : Six structures paysagères, Amiens, Direction régionale de l'environnement, , 320 p. (lire en ligne [PDF]), p. 168.
  11. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  12. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  13. « Aizecourt-le-Bas ne veut pas que le sacrifice des jeunes résistants soit oublié : Une plaque a été inaugurée à la ferme Viltard, où un massacre a été perpétré par la Gestapo en juin 1944 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 juillet 2008).
  16. Réélue pour le mandat 2014-2020« Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  17. « Liste des maires de la Somme » [ods], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 5 août 2020).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Le regroupement scolaire.
  22. « Plomion, Louis Roch », base Léonore, ministère français de la Culture.