Télégraphe (métro de Paris)

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Télégraphe
Quai en direction de Châtelet, avec le piédroit central.
Quai en direction de Châtelet, avec le piédroit central.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 19e, 20e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 32″ nord, 2° 23′ 54″ est

Géolocalisation sur la carte : 19e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 19e arrondissement de Paris)
Télégraphe

Géolocalisation sur la carte : 20e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 20e arrondissement de Paris)
Télégraphe

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Télégraphe
Caractéristiques
Voies 2
Quais 2
Zone 1
Transit annuel 2 506 008 (2013)
Historique
Mise en service 28 avril 1935
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 23-15
Ligne(s) (11)
Correspondances
Bus (BUS) RATP 20 60
Noctilien (N) N12 NOCTILIEN.png N23 NOCTILIEN.png

Télégraphe est une station de la ligne 11 du métro de Paris, située à la limite des 19e et 20e arrondissements de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

La station est établie sous la rue de Belleville, entre l'intersection avec la rue du Télégraphe et la rue de Romainville d'une part et le carrefour avec la rue Pelleport et la rue du Docteur-Potain d'autre part.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une des entrées de la station.

La station est ouverte le avec la mise en service de la ligne 11 entre Châtelet et Porte des Lilas.

Elle tire sa dénomination de son implantation au débouché de la rue du Télégraphe, laquelle correspond à l’ancien chemin de ronde du parc du château de Ménilmontant. Son nom provient de l’invention de Claude Chappe, physicien français (né en 1763 à Brûlon – mort en 1805 à Paris). Celui-ci installa son appareil, qu’il appela tachygraphe, sur ce point culminant (128 mètres) de la butte de Belleville.

Jusqu'à la fin des années 2000, certains paliers entre les volées d'escaliers menant à la billetterie avaient la particularité d'être équipés de sièges de style « Motte » verts, les assises n'étant ordinairement disposées que sur les quais. Ils ont été retirés à la suite de la rénovation des couloirs de la station, opérée par la RATP dans le cadre du programme « Renouveau du métro ».

En 2011, 2 160 412 voyageurs sont entrés à cette station[1]. Elle a vu entrer 2 506 008 voyageurs en 2013, ce qui la place à la 220e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[2],[3].

Le , la RATP installe des plaques nominatives de remplacement sur la moitié des noms de station sur ses quais pour faire un poisson d'avril le temps d'une journée, comme dans douze autres stations[4]. Télégraphe est humoristiquement renommée « #Tweet » en référence à l'évolution des modes de transmission de messages au XXIe siècle.

Dans le cadre du prolongement de la ligne 11 jusqu'à Rosny-Bois-Perrier, les quais sont rehaussés et carrelés du 8 juin au 15 juillet 2019.

Services aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La station dispose de trois accès disposés autour du croisement des rues de Belleville, du Télégraphe et de Romainville, chacun étant constitué d'un escalier fixe orné d'un candélabre Dervaux :

  • l'accès 1 « rue du Télégraphe » débouchant à l'angle sud-ouest du carrefour, au droit du 240, rue de Belleville et du 55, rue du Télégraphe ;
  • l'accès 2 « rue de Belleville » se situant à l'ouest du carrefour, face au 159, rue de Belleville ;
  • l'accès 3 « cimetière de Belleville » se trouvant à l'angle sud-est du carrefour, attenant au square Belleville-Télégraphe.

Quais[modifier | modifier le code]

Télégraphe est une station de configuration particulière : en raison de son importante profondeur (vingt mètres) et de son édification au sein d'un terrain instable, ses deux voies à quais latéraux sont séparées par un piédroit central. La décoration est du style utilisé pour la majorité des stations du métro : les carreaux en céramique blancs biseautés recouvrent les piédroits et le tympan, tandis que les deux voûtes, elliptiques, sont enduites et peintes en blanc. Chaque demi-station est éclairée par une rampe lumineuse spécifique suspendue que l'on retrouve également à la station Pyrénées. Les cadres publicitaires sont en faïence de couleur miel et le nom de la station est également en faïence dans le style de la CMP d'origine. Les sièges, de style « Akiko » (renouveau du métro), sont de couleur jaune.

Il s'agit d'une des rares stations du réseau dont la décoration en faïence de style « CMP » n'est plus d'origine.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La station est desservie par les lignes 20 et 60 du réseau de bus RATP et, la nuit, par les lignes N12 et N23 du réseau Noctilien.

Projet[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du projet de prolongement de la ligne 11, il est prévu de créer une issue de secours depuis l’extrémité occidentale des quais jusqu’au niveau du carrefour entre la rue de Belleville et la rue du Docteur-Potain[5].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entrants annuels provenant de l'extérieur de la station (voie publique, correspondances bus, réseau SNCF, etc.), sur le site data.ratp.fr (consulté le 5 novembre 2012).
  2. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr (consulté le 31 août 2014).
  3. Le nombre de 302 stations n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro (et deux points d'arrêts) par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce 303 stations et non 302 en 2013.
  4. « En images. Poisson d'avril : la RATP rebaptise ses stations », sur leparisien.fr (consulté le 20 mai 2018).
  5. Schéma de principe du prolongement de la ligne 11 à l’est de Mairie des Lilas à Rosny-Bois-Perrier, p. 149, février 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]