Télécabine Panoramic Mont-Blanc

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Télécabine Panoramic Mont-Blanc
Train de cabines du Panoramic Mont-Blancau niveau de la gare de la pointe Helbronner(juin 2008).
Train de cabines du Panoramic Mont-Blanc
au niveau de la gare de la pointe Helbronner
().
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Chamonix-Mont-Blanc
Survole Vallée Blanche, glacier du Géant
Piste(s) Itinéraires d'alpinisme et de randonnée à ski dont la vallée Blanche
Autres remontées Téléphérique de l'aiguille du Midi, téléphériques du mont Blanc
Site(s) Massif du Mont-Blanc
Coordonnées du départ 45° 52′ 44″ N, 6° 53′ 16″ E
Coordonnées de l'arrivée 45° 50′ 46″ N, 6° 55′ 54″ E
Parcours
Départ Aiguille du Midi (3 778 m)
Arrivée Pointe Helbronner (3 466 m)
· Dénivelé 312 m
· Longueur 5 093 m
· Temps 35 min
· Vitesse 2,4 m/s
Caractéristiques techniques
Type Téléphérique
Nombre de pylônes 2
Plus grande portée 2 831 m
Période de fonctionnement été
Exploitant Compagnie du Mont-Blanc
Site web http://www.compagniedumontblanc.fr/
Histoire
Construction 1957
Constructeur(s) Agudio

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
localisation

La télécabine Panoramic Mont-Blanc, située dans le massif du Mont-Blanc, est, techniquement, un téléphérique véritable (avec 1 câble porteur fixe et 1 câble tracteur) de type pulsé permettant d'effectuer un parcours aérien de 5 093 m en à peu près 30 à 35 minutes, au-dessus de la vallée Blanche et du glacier du Géant, depuis l'aiguille du Midi située en France à 3 778 m, jusqu'à la pointe Helbronner marquant la frontière avec l'Italie à 3 466 m. La remontée fut inaugurée en 1957 et représente la plus longue remontée mécanique de France.

Appellation[modifier | modifier le code]

Cette remontée mécanique appelée « télécabine Panoramic Mont-Blanc » est également appelée « télécabine de la vallée Blanche » et « téléphérique du Mont-Blanc »[1] ou encore « téléphérique des Glaciers »[2] du côté valdôtain.

Parcours[modifier | modifier le code]

Lors du parcours, la télécabine survole les séracs et les crevasses de ce glacier de haute montagne. Cinq arrêts de quelques minutes le long du parcours, correspondant au passage des trains de cabines dans les gares, permettent de profiter de points de vue uniques.

Ce téléphérique pulsé passe, après une travée de 1 684 m, dans un bâtiment-pylône situé sur le Gros Rognon (où la ligne est déviée de 7 à 9° vers la droite) puis traverse le glacier du Géant (travée de 2 831 m) avant de franchir le col des Flambeaux (pylône suspendu à trois câbles transversaux) pour enfin arriver 447 m plus loin à la Pointe Helbronner à 3 466 m.

Accident célèbre[modifier | modifier le code]

Fin août 1961 le téléphérique de la vallée blanche est le théâtre d'un accident mortel: Un avion de chasse F84 piloté par le jeune Bernard Ziegler (fils du directeur de la SNIAS et futur ingénieur de développement d'Airbus) coupe le câble tracteur du téléphérique. Un train de trois bennes dévale le câble porteur puis s'écrase, tuant six touristes : quatre Allemands et deux Italiens. Un jeune guide chamoniard Christian Mollier, prisonnier d'une des cabines réussit à s'en extraire, à sécuriser à l'aide de cordes sa cabine suspendue de façon précaire à une poulie et à y assurer sa cliente puis à rejoindre acrobatiquement le sol pour donner l'alerte, évitant une tentative de remise en route qui aurait été catastrophique. L'évacuation des dizaines de touristes coincés dans les cabines durera toute la nuit, sans autre sur-accident, mobilisant des moyens importants et fera la une de la presse. Le pilote de l'avion, qui semble s'être écarté imprudemment des procédures normales, sera cependant disculpé par le TPFA (tribunal militaire), une décision qui fera couler beaucoup d'encre à l'époque.[réf. nécessaire]

Autres incidents[modifier | modifier le code]

Le , suite à un croisement des câbles et à une panne simultanée du moteur de secours, plusieurs dizaines de personnes se retrouvent bloquées dans les cabines. Une cinquantaine sont hélitreuillées par les hélicoptères des secours français et italiens et une trentaine sont descendus en rappel, mais trente-trois sont contraintes de passer la nuit dans les cabines à cause de conditions météo difficiles. Le télécabine est remis en marche le lendemain et aucune victime n'est à déplorer[3].

Le , en prévention du passage de la tempête Eleanor, le service est interrompu par mesure de sécurité. Aucun blessé n'est à déplorer, toutefois le câble porteur est sectionné à la suite de vents violents à 250 km/h et plusieurs mois seront nécessaires avant la remise en service[4],[5].

Illustrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Office régional du tourisme de la Vallée d'Aoste.
  2. Site du Téléphérique des glaciers.
  3. dépêche AFP, « Mont-Blanc : fin de l'angoisse pour les passagers bloqués dans le téléphérique », sur le site du magazine Le Point, (consulté le 2 février 2018).
  4. Yann Gonon, « Le câble porteur du Panoramic Mont-Blanc sectionné par les vents violents de la tempête Eleanor », sur le site de la chaîne de télévision France 3, (consulté le 2 février 2018).
  5. Rémi Milleret, « Eleanor : le câble porteur du Panoramic Mont-Blanc sectionné », sur le site du quotidien Le Dauphiné, (consulté le 2 février 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]